Six musiciens béninois du Gangbé Brass Band, installés en France depuis 2022, ont reçu le 15 juillet 2026 une obligation de quitter le territoire français (OQTF), eux et leurs familles. L’information a été révélée par le quotidien Libération le 14 octobre.
Le groupe de fanfare, créé en 1994 à Cotonou, mêle jazz, rythmes traditionnels et musique vodou. Après ses premières années au Bénin, le groupe s’est produit en Europe dès la fin des années 1990, a enregistré plusieurs albums, dont certains avec un label belge, et a multiplié les tournées à l’international.
Une activité en recul, des démarches contestées
Les musiciens sont installés en France avec un visa « passeport talent » et comptaient une trentaine de dates de concerts. Selon le quotidien Libération, la baisse des engagements de cet été a fragilisé leur situation administrative. Pour deux d’entre eux, l’administration reproche des ressources insuffisantes pendant leurs quatre premières années en France, d’après une bénévole qui les soutient. Un membre du groupe affirme : « depuis notre arrivée, on n’a jamais eu aucun problème ».
Trois des musiciens vivent dans le Finistère, à Douarnenez. Là-bas, un tromboniste recruté par l’école de musique voit son contrat bloqué faute de visa, et la mairie a saisi le préfet. Pour Ebenezer et Prosper, un référé a été rejeté en août. Leur recours sera examiné le 19 novembre par le tribunal administratif de Rennes. Une pétition réclame l’abrogation de leur OQTF et alerte sur plus de trente concerts menacés d’annulation.
