Les autorités maliennes ont traité 21 dossiers de permis de recherche minière entre août et septembre 2026, selon Fousseni Tougela, président de la Chambre des mines du Mali. Toutefois, cette reprise reste limitée, les nouvelles demandes de titres miniers demeurant suspendues.
Le secteur minier malien connaît une reprise progressive du traitement des permis de recherche. En effet, entre août et septembre 2026, les autorités ont traité 21 dossiers, a indiqué Fousseni Tougela, président de la Chambre des mines du Mali, lors de l’African Mining Week, organisée au Cap, en Afrique du Sud.
Pour mémoire, le 28 novembre 2022, l’administration minière malienne avait suspendu le traitement de plusieurs catégories de demandes relatives aux titres miniers. Cette mesure avait notamment affecté les renouvellements de permis de recherche, dont le traitement n’a repris que progressivement à partir de mars 2025. Cependant, cette reprise ne signifie pas que toutes les procédures sont de nouveau ouvertes. Les demandes de nouveaux titres miniers restent suspendues, tout comme certaines opérations de transfert.
Une relance tournée vers l’exploration
Parallèlement à cette reprise, les autorités maliennes cherchent à renforcer leurs capacités dans la connaissance et la valorisation du sous-sol. Fin septembre 2026, le gouvernement a créé l’Agence pour la recherche et le développement des ressources minérales qui doit contribuer à la recherche, à la production, à la sécurisation et à la valorisation des connaissances géologiques, minières, pétrolières et gazières du pays.
Lors de l’African Mining Week, Fousseni Tougela a présenté cette structure comme un instrument destiné à identifier de nouvelles cibles d’exploration et à renforcer les activités de recherche avec pour rôle s’inscrit l’amélioration de la connaissance des ressources disponibles et leur valorisation.
