Mali : la déchéance de nationalité prend une nouvelle dimension, voici les personnes ciblées

Au Mali, la déchéance de nationalité franchit une nouvelle étape. Le jeudi 22 octobre 2026, le Conseil national de Transition (CNT) a ratifié l’ordonnance modifiant le Code des personnes et de la famille. Le texte a été « adopté à l’unanimité des membres présents, soit 119 voix », selon le communiqué de l’institution.

Jusqu’ici, la loi n° 2011-087 du 30 décembre 2011 encadrait les conditions de perte et de déchéance de la nationalité malienne. Les autorités maliennes jugeaient ces mesures insuffisantes pour faire face aux « agissements hostiles » de certains nationaux. La mesure adoptée ce jour étend les cas pouvant mener à cette sanction, y compris aux Maliens d’origine.

Les personnes désormais ciblées par la réforme

La mesure adoptée le 13 août 2026 a été ratifiée par le CNT et vise les Maliens d’origine ou naturalisés qui agissent contre les intérêts du pays. Le texte permet à l’État de « sanctionner tout Malien d’origine ou naturalisé qui agit contre les intérêts du Mali, notamment en cas d’allégeance à un autre État, de collaboration avec des organisations hostiles, sécessionnistes ou terroristes, ou d’actes de terrorisme ».

Présidée par Malick Diaw, la séance plénière s’est tenue au Centre international de conférences de Bamako. Le projet de ratification avait été adopté en Conseil des ministres le 17 juillet 2026, à l’initiative du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme.

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