Moyen-Orient : l'envoyé de Trump appelle les pays du Golfe à assurer eux-mêmes leur défense

Les pays du Golfe doivent désormais prendre en charge leur propre sécurité, a déclaré mardi 20 octobre 2026 l’émissaire américain Tom Barrack, à Doha, au Qatar lors du Global Security Forum. Ambassadeur des États-Unis en Turquie, il est aussi envoyé spécial du président Donald Trump pour la Syrie et l’Irak.

Un accord pétrole contre sécurité « en transition »

Interrogé sur l’accord qui lie l’approvisionnement énergétique du Golfe à la protection américaine, Barrack a répondu qu’il n’avait pas pris fin, mais qu’il évoluait. Selon lui, Washington ne cherche plus à posséder ni à contrôler la région. Il a ajouté que le rôle de garant de la sécurité mondiale, tenu pendant quatre-vingts ans, n’existe plus, d’après Middle East Eye.

L’émissaire a toutefois écarté l’idée d’un retrait américain. « Nous ne partons pas Tout le monde se dit : je ne peux pas compter sur l’Amérique pour régler tous mes problèmes ». Toutefois Barrack a aussi estimé que les tentatives passées de changement de régime au Moyen-Orient ont souvent été des erreurs.

Appui logistique à Riyad, pas d’intervention au sol

Sur le conflit au Yémen, Barrack a indiqué que les États-Unis fournissent un soutien logistique à l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes. Il a jugé qu’une intervention militaire américaine au sol serait vaine. chaque pays doit s’appuyer sur ses propres accords, a-t-il dit, en citant le pacte de La Mecque.

Selon Middle East Eye, Riyad a invoqué l’accord de défense conjoint qui la lie au Pakistan et à la Turquie dans cette confrontation avec les Houthistes. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a de son côté réaffirmé le soutien de Doha à l’Arabie saoudite pour défendre sa souveraineté.

Un accord né en 1945

L’accord pétrole contre sécurité remonte au 14 février 1945. Ce jour-là, le président américain Franklin Roosevelt a rencontré le roi Abdelaziz ibn Saoud à bord du croiseur USS Quincy, sur le canal de Suez, en Égypte. Les États-Unis ont ensuite installé des bases dans plusieurs pays du Golfe, tandis que ces États vendaient leur pétrole et leur gaz en dollars et achetaient des armes américaines.

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