Nucléaire iranien : Obama critique la stratégie militaire de Trump et défend son accord de 2015

Le dossier nucléaire iranien s’invite au cœur de la campagne américaine. Samedi 24 octobre, à Cleveland, Barack Obama a soutenu Amy Acton, candidate au poste de gouverneure, et Sherrod Brown, candidat au Sénat, à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre. Dans son discours, il a surtout visé la guerre en Iran et rappelé l’accord de 2015 sur le nucléaire.

L’accord de Vienne a été signé en juillet 2015 et plafonnait l’enrichissement d’uranium à 3,67 %. Il prévoyait une surveillance de l’AIEA, en échange de la levée de sanctions internationales. Le président américain Trump s’en est retiré en 2018, et l’Iran s’en est affranchi. Une feuille de route signée en juin ne lie plus que Washington et Téhéran depuis les frappes américano-israéliennes de février 2026.

Un accord qui fonctionnait, selon Obama

L’ancien président américain défend son bilan : « Le fait est que l’Iran n’avait pas d’armes nucléaires, car j’ai mis en place un accord qui, comme tout le monde l’a reconnu, l’empêchait d’obtenir des armes nucléaires. » Et d’ajouter : « Je n’ai pas eu besoin de tirer un missile pour y parvenir, j’ai juste dû m’engager dans la diplomatie. »

Il dresse un bilan, sept mois après le début du conflit : « Des Américains ont été tués ; des centaines d’Américains ont été blessés ; nous avons épuisé notre stock de missiles. » Il accuse l’Iran de disposer « d’un droit de veto sur le détroit d’Ormuz », ce qui fait grimper « le prix du diesel ». Il vise aussi le Pentagone : « Ce ne sont pas des gens sérieux. ». « Le problème, c’est qu’on finit par devoir payer le prix de leur manque de sérieux. » Rappelons que sur le terrain, un protocole d’accord signé en juin, assorti d’un cessez-le-feu, s’est effondré. L’Iran a verrouillé le détroit d’Ormuz et Washington a imposé un blocus des ports iraniens.

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