À l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 à l’Assemblée nationale, le discours de Joseph Djogbénou a suscité des réactions favorables chez plusieurs députés. Entre reconnaissance des personnalités qui font rayonner le Bénin, promotion de la culture locale et responsabilités des élus dans l’examen du budget 2027, les parlementaires saluent une intervention qui, selon eux, interpelle autant qu’elle donne des perspectives.
𝐋’𝐇𝐞 𝐂𝐇𝐀𝐑𝐋𝐄𝐌𝐀𝐆𝐍𝐄 𝐘𝐀𝐍𝐊𝐎𝐓𝐘
« …Comme vous l’auriez constaté, c’est un discours qui, à la fois, nous interpelle et nous réconforte. Et ça nous réconforte parce qu’il faut reconnaître que c’est un discours au travers duquel le président reconnaît le mérite de ceux-là qui ont révélé le Bénin, ceux-là qui ont travaillé pour la visibilité du Bénin, histoire de donner espoir à ceux qui se battent actuellement pour la même cause. Il a reconnu tout ce que l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum a fait ; celui-là même qui a fêté 100 ans de vie cette année. Il n’est plus au Bénin depuis des décennies, mais loin de sa terre natale, à travers ce discours, on lui témoigne notre attachement et notre reconnaissance. Je pense que c’est suffisamment révélateur. Le président de l’Assemblée nationale est allé au-delà. Il a reconnu le mérite de tous ceux-là qui aujourd’hui font briller le Bénin au plan international et qui font notre fierté. Il a évoqué le nom des artistes aussi bien des chanteurs que des sportifs. Il a cité Angélique Kidjo, Romaine Gandonou et bien d’autres. Comme quoi, si on a un talent, il faut persévérer, travailler pour davantage se poser, se révéler par ce talent. Je pense que c’est un discours d’espoir qu’il a fait à ce niveau et nous en sommes vraiment très heureux.
A travers ce discours, nous avons également noté qu’il a interpellé nos consciences par rapport aux vulnérabilités qui demeurent et qui sont persistantes parce que nous sommes des élus de la Nation. Nous sommes là pour apporter des réponses aux problèmes des populations à la base. On doit travailler à travers le vote des lois et le vote du budget pour donner des moyens au gouvernement et pour lui permettre vraiment d’aller à l’assaut des problèmes qui minent le bien-être de nos concitoyens. En évoquant le cas de la vulnérabilité de certaines couches qu’on constate dans notre société, le président de l’Assemblée nationale interpelle notre conscience pour que nous puissions savoir que notre mission est délicate et que nous devrions davantage répondre à cela. Il dit que nous sommes appelés désormais à donner les moyens au cours de cette session ordinaire au gouvernement à travers l’examen et le vote du projet de loi de finances, gestion 2027, un document déjà envoyée au Parlement. Comme il l’a dit, les résultats que nous voyons aujourd’hui ne sont pas des miracles, mais c’est l’aboutissement d’un processus. C’est le fruit de dur labeur, parce qu’aujourd’hui que les jeunes au plan sportif gagnent et que les filles brillent telle que nous le voyons, c’est tout une réforme qui a été mise en branle. Cela augure d’une très bonne perspective. Ça nous donne l’espoir que si nous continuons dans la même dynamique, nous irons loin. Ça a commencé depuis le président Patrice Talon et que ça continue sous le leadership du président Romuald Wadagni, ça veut dire qu’on ira encore plus loin. Pour finir, comme vous l’auriez constaté, on était tous en blanc parce que nous sommes dans le mois d’octobre. C’est le mois du ‘’consommons local’’. On ne saurait créer de la richesse si nous continuons tout le temps d’importer ce qui n’est pas produit chez nous. Si on ne crée pas de la richesse au niveau local, on ne pourra pas booster l’économie locale. C’est une invite à la culture de ‘’consommons local’’… »
𝐋’𝐇𝐞 𝐂É𝐂𝐈𝐋𝐄 𝐒. 𝐀𝐇𝐎𝐔𝐌È𝐍𝐎𝐔 𝐇𝐎𝐔𝐍𝐊𝐏𝐀𝐓𝐈𝐍
« …Nous sommes en train de vivre le mois d’octobre. C’est un mois qui interpelle toutes les femmes, un mois qui interpelle la conscience, qu’elle soit féminine ou masculine. Que nous soyons hommes ou femmes, nous sommes tous interpellés car pour qu’une Nation puisse vivre et aller de l’avant, pour que l’économie prospère, nous avons besoin de voir les deux genres travailler ensemble. D’ailleurs, dans son discours, le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a fait une petite ouverture sur le ‘’consommons local’’. Cela ne peut pas vous surprendre. Lorsque vous prenez le programme d’action du gouvernement de l’ancien Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice Talon, l’un des piliers sur lesquels il avait travaillé, c’est la promotion de l’artisanat. Aujourd’hui, nous qui sommes des élus, des représentants du peuple, nous sommes là pour accompagner, pour montrer qu’au-delà de la théorie, au-delà des promesses, l’artisanat béninois est en train de prendre une place réelle dans notre culture parce qu’on ne peut pas parler de culture sans parler d’artisanat.
On ne peut pas parler de culture sans que nous-mêmes, qui sommes des acteurs principaux, nous nous donnions des modèles, nous donnions réellement de bons exemples. C’est la raison pour laquelle tous les députés de la 10e législature ont accompagné l’initiative du Président de l’Assemblée nationale. Il l’a dit dans son discours que c’est une initiative que nous allons répéter et renouveler. Je précise que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Romuald Wadagni, est dans la même dynamique de la poursuite de la promotion de notre culture et à travers elle, notre artisanat (…) Permettez-moi de revenir sur deux choses par rapport au discours du Président de l’Assemblée nationale. On ne peut pas aborder les détails de la session budgétaire sans se référer à ce discours. Il comporte deux axes principaux, mais je vais d’abord commencer par la forme. C’est un discours très sobre mais responsable et cette responsabilité interpelle toute la conscience d’un député. Sur le fond, le Président de l’Assemblée nationale a assis son discours sur un pilier principal qu’est la promotion de la culture. Il a rendu hommage à notre écrivain Olympe Bhêly-Quenum, à l’artiste internationale de renom Angélique Kidjo ainsi qu’aux sportifs. L’ensemble n’est que la promotion de la culture du Bénin. Par rapport au projet de loi de finances, 2027 que nous sommes appelés à examiner, il comporte cinq piliers prioritaires. Le premier, c’est l’amélioration de notre agriculture. Le second, c’est la promotion de notre industrie parce que nous devons transformer nos matières premières au lieu de vendre à l’extérieur. Le troisième pilier, c’est le renforcement du capital humain. Ensuite, il y a la valorisation de notre potentiel touristique et culturel et enfin la promotion des innovations technologiques. Ces cinq piliers définis par le gouvernement donnent déjà une idée des différentes rubriques de notre budget pour 2027. Ce projet de loi de finances, gestion 2027, le budget des dépenses à sensibilité sociale connaîtront une augmentation de 24,3%. Cela concerne notamment la gratuité de la scolarité des filles au primaire et au secondaire, la cantine scolaire, la réhabilitation des lycées et des universités, la construction de cinq hôpitaux de zone, et ensuite l’extension des programmes Gbessoké et ARCH. Pendant la campagne électorale, le candidat Romuald Wadagni disait : ‘’N’attendons pas qu’il y ait des morts avant d’agir. Agissons en amont pour sauver des vies, notamment grâce à la prise en charge des urgences vitales ». Ce projet de loi de finances a bien pris en compte cette volonté du président de la République, Romuald Wadagni. Il y a un élément fondamental que je voudrais évoquer. C’est la création des pôles de développement. C’est une nouveauté pour notre pays et elles prennent en compte les priorités définies par le gouvernement. En tant que députée à l’Assemblée nationale, en tant qu’élue, représentante du peuple, je suis là pour jouer ma partition dans la mesure du possible, selon les orientations de chaque secteur. Il s’agira de faire des recommandations, des amendements pour l’intérêt des populations que nous représentons… »
𝐋’𝐇𝐞 𝐀𝐋𝐈𝐃𝐉𝐀𝐍𝐀𝐓𝐎𝐔 𝐒𝐀𝐋𝐈𝐎𝐔-𝐀𝐑Ê𝐊𝐏𝐀
«…Mon impression est que nous avons eu une belle et fructueuse rentrée parlementaire, avec le discours du président de l’Assemblée nationale qui a éveillé des émotions profondes. C’est un beau discours qui prend en compte toutes les questions liées à la vie politique, aux réalités du pays et aux préoccupations des citoyens béninois. C’est un discours holistique dont la beauté réside dans le fait que le président a appelé à l’implication de tous les acteurs et de toutes les institutions de notre pays dans la réalisation la mission régalienne des députés. En s’adressant individuellement à chaque président d’institution, en ressortant et en reconnaissant le poids et le rôle de chacun, en faisant un témoignage sur chacun d’eux, le président a délivré un discours d’une élégance et d’une beauté qui révèle encore le Bénin. Il a rendu hommage à ceux qui font briller notre pays à l’international. Il a rendu hommage au centenaire Olympe Bhêly-Quenum, à Angélique Kidjo, à Romaine Gandonou, à Saara Houansou, à l’artiste béninois Opa, à nos jeunes et talentueux footballeurs en compétition à la coupe du monde scolaire de football. Il n’a pas manqué de saluer le gouvernement et son Chef, son Excellence le Président Romuald Wadagni sans oublier les partenaires étrangers qui contribuent au renforcement de la démocratie et de l’économie dans notre pays. Ce discours traduit l’expression d’une dynamique de développement de notre pays. En tant que députés, nous nous engageons à accompagner les réformes et actions, aussi bien ici au niveau de l’Assemblée nationale que sur le terrain, parce que c’est notre devoir, un devoir citoyen auquel nous allons nous conformer… »
