Sécurité au Bénin : les priorités du partenariat avec le DCAF

Le gouvernement béninois et le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF) ont signé, le 15 octobre 2026, un accord-cadre de cinq ans qui prévoit des réformes dans la gestion des forces de sécurité, la prévention des menaces frontalières et le contrôle des institutions.

Signé jeudi 15 octobre 2026, l’accord-cadre conclu entre les deux parties fixe les grandes orientations d’une coopération appelée à se poursuivre pendant cinq ans. Pour Marius Loko, ambassadeur et secrétaire général par intérim du ministère des Affaires étrangères, l’efficacité des forces de sécurité repose aussi sur la manière dont elles sont organisées et contrôlées. « La sécurité ne se décrète pas, elle se gouverne », a-t-il déclaré lors de la signature.

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L’accord retient huit axes prioritaires, regroupés en quatre grandes orientations. La première, consacrée aux personnels de sécurité, prévoit la modernisation de la gestion des ressources humaines de la Police républicaine, le renforcement des capacités opérationnelles et du renseignement de sécurité intérieure, ainsi qu’une meilleure intégration du genre dans le secteur.

Le deuxième axe porte sur les communes frontalières, où les deux partenaires souhaitent développer des mécanismes locaux de prévention et de résilience communautaire. Ainsi, l’objectif est de mieux associer les populations aux efforts engagés face aux menaces sécuritaires.

Le troisième volet vise le contrôle des institutions et prévoit de renforcer la redevabilité devant les autorités gouvernementales, le Parlement et les citoyens, tout en améliorant la supervision des sociétés de sécurité privée. Enfin, le quatrième axe concerne la coopération régionale, jugée nécessaire pour faire face aux menaces qui dépassent les frontières nationales.

La mise en œuvre attendue

Du côté du DCAF, Béatrice Godefroy, directrice adjointe du Centre, a insisté sur la nécessité de bâtir des institutions solides, respectueuses des droits humains et capables de gagner la confiance des populations. Elle a également souligné que les réformes devront être définies et conduites par les acteurs béninois, avec un appui technique international.

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