L’émissaire américain Steve Witkoff a remercié le président russe Vladimir Poutine, le 21 octobre 2026 à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour la reprise des exportations de diesel. « Je sais que le président est profondément reconnaissant… C’est un exemple de ce que nous faisons ensemble. Je tiens à vous en remercier. » Ces propos interviennent douze jours après l’accord conclu par téléphone entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
L’envoyé de Donald Trump a insisté sur les conséquences économiques extrêmement positives selon lui de la décision russe. « Votre décision de lever les restrictions à l’exportation de gazole russe et d’en vendre non seulement aux États-Unis, mais aussi au monde entier, en pleine crise économique, est, à mon avis, un acte d’une importance capitale de votre part, Monsieur. Je sais que le président vous en est profondément reconnaissant, tout comme nos agriculteurs et les autres transporteurs routiers qui utilisent du gazole et qui ont été durement touchés par cette crise, ainsi que les populations du monde entier » a-t-il fait remarqué.
Un accord conclu par téléphone le 9 octobre
Le 9 octobre, Donald Trump avait d’abord annoncé sur Truth Social une « discussion très réussie » avec son homologue russe. Le gouvernement russe a suivi dès le lendemain. Il a levé partiellement l’interdiction d’exporter, « conformément aux accords conclus entre le président Poutine et le président Trump », selon son communiqué. Toutefois, le vice-Premier ministre Alexandre Novak a assuré que cette ouverture n’affecterait pas les consommateurs russes, car la production du pays suffit selon lui à couvrir à la fois le marché intérieur et les ventes à l’étranger.
En effet, Moscou avait interdit les exportations de diesel aux revendeurs le 31 janvier 2026, puis l’avait étendue aux producteurs le 9 juillet, afin de protéger son approvisionnement intérieur après les frappes ukrainiennes contre ses raffineries.
Les réactions à la décision américaine ont été vives, surtout du côté ukrainien. Le président Volodymyr Zelensky a qualifié la décision de « absolument terrible » et a estimé que la délégation ukrainienne présente aux États-Unis avait servi de « couverture » pendant que Donald Trump et Vladimir Poutine s’entendaient sur le carburant. Du côté européen, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré que « ce n’est pas le moment d’alléger la pression sur la Russie », ajoutant que l’Europe ne le ferait pas.
