Le secteur de la santé se dote de nouvelles instances de pilotage. Le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, a procédé, vendredi 6 novembre 2026 à Cotonou, à l’installation des membres de la deuxième mandature du Conseil national des soins de santé primaires (CNSSP) et du Conseil national de la médecine hospitalière (CNMH). Au total, 26 membres ont été désignés pour un mandat de quatre ans.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Toussaint Jean Léon Olory-Togbé, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé. À cette occasion, le ministre a rappelé les résultats obtenus par les deux instances au cours de leur première mandature. Il a notamment salué l’élaboration de documents de référence destinés à encadrer les pratiques et à améliorer la qualité des prestations sanitaires.
Institués par les décrets n° 2019-405 et n° 2019-406 du 25 septembre 2019, les deux conseils ont des attributions complémentaires. Le CNSSP intervient dans la définition des politiques et stratégies nationales relatives aux soins de santé primaires. Il contribue également à l’élaboration des normes et protocoles, à la répartition équitable des ressources et à l’évaluation des dispositifs mis en place.
Le CNMH exerce des responsabilités similaires dans le domaine de la médecine hospitalière. Ses compétences couvrent aussi la définition des conditions d’évacuation sanitaire, ainsi que le suivi et l’évaluation de leur application.
L’application des normes comme priorité
Pour cette nouvelle mandature, le ministre de la Santé attend des membres qu’ils franchissent une étape supplémentaire. Après la production de documents de référence, leur mise en œuvre effective constitue désormais un enjeu majeur. Benjamin Hounkpatin a insisté sur la nécessité de traduire le travail normatif en changements concrets dans la prise en charge des patients.
Au nom des membres installés, Marcel Zannou, président du CNMH pour cette deuxième mandature, a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour la confiance accordée. Il a présenté les quatre prochaines années comme une période de « consolidation d’impact et de transformation systémique », avec pour ambition de renforcer durablement le fonctionnement du système sanitaire béninois.
