Le conseil d’administration de Nvidia a ouvert dimanche 8 novembre 2026 une enquête indépendante sur son PDG, Jensen Huang, après des informations selon lesquelles le renseignement des États-Unis soupçonne une femme d’affaires chinoise proche de lui de travailler pour Pékin.
D’après le New York Times, les agences américaines surveillent Alice Huang, qui dirige à Singapour la société Megaspeed, cliente de Nvidia. Elle auraient été recrutée par le renseignement chinois et aurait eu des contacts réguliers avec Jensen Huang, avec qui elle n’a aucun lien de parenté. Le quotidien ajoute que Donald Trump avait été briefé environ un an plus tôt sans qu’aucune mesure ne soit prise, et que les inquiétudes avaient atteint le secrétaire d’État Marco Rubio.
Pékin dément, Nvidia ouvre une enquête
Pékin a rejeté ces informations en dénonçant des « spéculations sans fondement », tandis que Nvidia a choisi de répondre par une procédure interne. En effet, dans son communiqué, le conseil d’administration indique qu’un comité d’administrateurs indépendants supervisera l’enquête avec l’aide d’un cabinet juridique extérieur, puis affirme : « Le conseil n’a aucune raison de croire que la sécurité nationale ou les secrets de Nvidia aient été compromis ».
Toutefois, Jensen Huang, qui reste à la tête du groupe, a de son côté écrit aux salariés pour reconnaître une faute personnelle sans évoquer l’espionnage : « J’ai été infidèle à ma femme. Mes actes ont blessé ma femme et nos enfants ».
Dans la foulée, aux États-Unis, les responsables républicains de trois commissions de la Chambre des représentants ont invité Jensen Huang, jeudi 5 novembre, à s’expliquer à huis clos plus tard ce mois-ci. Le dossier est d’autant plus sensible que Donald Trump avait annoncé en décembre 2025 qu’il autoriserait Nvidia à vendre certaines puces d’IA à la Chine, tandis que les modèles les plus puissants du groupe restent interdits d’exportation vers ce pays.
