Alain Mabanckou Photo: BALTEL/SIPA

Il y a quelques mois, le président français Emmanuel Macron assurait incarner le véritable renouveau de la francophonie, souhaitant par la même occasion faire du français, la première langue parlée en Afrique. Invitant de nombreux politiques et intellectuels à se joindre à ce projet, le président français a tenté, par deux fois, de “recruter” l’écrivain congolais, Alain Mabanckou… Proposition refusée, par deux fois.

En effet, via une lettre ouverte, l’écrivain a exprimé son refus de participer à ces travaux de réflexions. La raison ? Celui-ci rappelle en effet l’hypocrisie historique du pouvoir en matière de « francophonie » en Afrique. Selon ses propres mots, la francophonie et la culture française sont loin d’être menacées. Il faut dire qu’avec près de 275 millions de personnes qui maîtrisent la langue de Molière, le français se classe en cinquième position des langues les plus parlées, derrière le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. D’ici à 2050, certains spécialistes s’accordent d’ailleurs à dire que le français sera la première langue parlée au monde.

Arguant d’un colonialisme culturel, Mabanckou rappelle que de nombreuses universités étrangères financent des programmes et des départements francophones, sans l’aide de la France.

6 Commentaires

  1. La langue française a appauvri les Africains et continue de retarder le développement de l’Afrique. La francophonie est un moyen de recolonisation de l’Afrique.

  2. Le français seul n’est pas suffisant. Chaque personne qui parle français devra maitriser l’anglais qui pour moi est en train de gagner du terrain.

  3. Promouvoir le français en Afrique, c’est retarder davantage le développement de l’Afrique. C’est permettre à la France de continuer à piller l’Afrique. Que gagné l’Afrique à soutenir la langue de son colonisateur boureau

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