Nago s’oppose à la mise en accusation de Yayi

 (Ambiance électrique hier à l’hémicycle)
Les députés membres du bureau de l’Assemblée nationale se sont réunis une fois encore hier au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Le seul point qui a été la pomme de discorde entre les membres du bureau de l’institution parlementaire est la question de la mise en accusation du chef de l’Etat par 48 députés en devant la haute cour de justice (Hcj).

Ce dossier, on se rappelle, avait fait objet de débats lors de la plénière du mardi dernier, à l’ouverture de la 5è session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Comme le dossier a été officiellement introduit sur la table du président de l’Assemblée nationale, il l’aurait bloqué selon les députés de l’opposition. C’est d’ailleurs la réaction et protestation du député Augustin Ahouanvoébla, un des signataires de cette lettre de saisine, qui a ressuscité la question. Il a été appuyé dans sa logique par d’autres députés signataires. Mais le président Mathurin Nago a demandé finalement à gérer le dossier autrement en demandant à ses collègues que le bureau étudie la question C’est ce qui fût fait hier au palais des gouverneurs. Mais selon les informations recueillies au terme de cette réunion, le président Nago n’a pas adhéré à cette proposition des députés signataires. Il aurait souhaité que cette correspondance ne fasse pas objet d’étude en commission pour la poursuite du dossier. Mais il se serait également basé sur une loi de 1998 pour déclarer l’irrecevabilité de la requête des députés. Les membres du bureau favorables à l’introduction de ce dossier auraient retenu que la plénière va purement et simplement statuer sur le dossier sinon cela risque de porter carrément un coup au processus d’examen du rapport sur la proposition de loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’introduire le dossier sous forme de résolution dès ce jour.

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Vive tension à l’Hémicycle hier

Le débat entre les membres du bureau de l’Assemblée nationale au sujet de la mise en accusation du président de la République a été très houleux. Car, les partisans inconditionnels du chef de l’Etat ne voulaient entendre sous aucun prétexte une pareille accusation. Les députés signataires de la demande, membres du bureau de l’Assemblée nationale n’ont pas voulu non plus se laisser compter. Résultat, la tension est très vite montée. Selon certaines indiscrétions, l’éternel et invétéré bagarreur  du Parlement a failli une fois encore déverser sa colère sur un de ses collègues qui a changé de camp depuis quelques mois maintenant. Pourquoi doit-on penser traduire son idole devant la Haute Cour de justice ? N’eut été l’intervention des forces de l’ordre, d’après nos sources, on aurait assisté à une ignoble scène digne des enfants du ghetto.

Ismail Kèko et Benoît Mètonou

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