Vente de charité

La fameuse réforme du secteur de la téléphonie mobile GSM au Bénin en son temps, n’avait pas manqué d’avocats patriotes qui clamèrent que le patrimoine d’un pays ne saurait s’exploiter par un tiers sans contrepartie. Et pour coincer les opérateurs rebelles, un appel d’offres fut lancé pour recruter des opérateurs de secours. Au-delà de l’espérance fixée à 30 milliards de francs CFA, un adjudicataire en offrit 33 pour avoir sa licence. Dans le style de ce que certains religieux appelleraient « vente de charité ». Terme que réfute justement le non religieux qui, considérant l’auteur de la charité, préfère parler d’« achat de charité ».  Et comme pour coller plus tard à ce point de vue, les champions de la réforme des GSM remettront les choses à leur endroit. Sur la cimenterie d’Onigbolo, les domaines des villas Cen-Sad et l’OCBN entre autres, la « vente de charité » fut effective.

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