A l’occasion du lancement d’une fédération : les larmes d’un jeune leader

(Les Professeurs Aguessy et Bigou pour le réconfort moral) A peine a-t-il commencé son allocution qu’Alain Afédjou s’effondre en larmes. L’assistance est émue et touchée. Aussitôt, d’autres personnes assises au présidium le rejoignent au pupitre pour le tenir et le calmer. La scène se déroulait samedi dernier au palais des congrès à Cotonou, où ce jeune leader lançait une fédération de mouvements de jeunes et Ong dénommée, Sur le chemin de la relève (Scr). Il n’a pu retenir ses larmes à l’occasion d’une manifestation qui n’en exigeait pourtant pas. Mais l’homme semble avoir bien raison de pleurer, expression, dit-il, d’un cri de cœur. Des appels au calme et quelques chants d’encouragement émergent de la salle pour le soutenir. Des sanglots d’un homme frustré et déçu. Alain Afédjou, déclare avoir subi beaucoup de coups bas quand il tentait de solliciter des appuis auprès de certaines personnalités et institutions du pays. Il citera même le cas de la présidence, où ses dossiers auraient été soutirés par des gens qui y travaillent.

Des personnalités invitées à cette cérémonie, ne restent pas insensibles à ses larmes. Mais le Professeur Bio Bigou, ex-député au parlement, l’invite à être plutôt «fort» devant ces genres de situation. «Saches que tu en verras pire dans ta nouvelle aventure et dans ta vie. Tu dois plutôt te réjouir quand tu reçois des coups, car cela te formera pour la vie » lui dit-il. Le Professeur Bigou raconte à l’assistance sa propre histoire. Depuis les bancs d’université, jusqu’à aujourd’hui, il estime avoir été une victime spéciale de ce qui est qualifié de «Béninoiserie». Mais, à chaque fois, avoue-t-il, il contourne toujours toutes les situations malencontreuses, et en ressort plus ragaillardi. Le Professeur Honorat Aguessy, à son tour, a également prodigué de sages conseils à Alain Afédjou et aux autres membres du bureau.

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Associer les jeunes à la gestion de leur avenir

«Quelle peine, quelle pitié ne peut-on avoir pour une mère, qui a tant souffert pour élever ses enfants qui en retour, l’abondent de mépris et rivalisent de génie pour accentuer sa vulnérabilité» s’interroge Alain Afédjou, regrettant que c’est bien cela, que les Béninois dans leur grande majorité, font subir à leur patrie commune. Tout autant, poursuit-il plus loin, le botaniste reconnaîtra qu’une plante abandonnée à elle-même dans un milieu sauvage connaîtra un développement sauvage, tout autant, les jeunes à défaut, d’un projet clair d’idéal humain et de développement personnel qui les occupera et consacrera leur épanouissement dans un monde contemporain. «Mais désœuvrés ils auront été astreints à un développement sauvage dont les tentacules les plus perceptibles aujourd’hui dans notre société sont la cybercriminalité, le pessimisme, le manque d’esprit entrepreneurial, la corruption, le favoritisme, etc.» ajoute-t-il. Sur le chemin de la vérité, est une fédération nationale des mouvements de jeunes et Ong, née de la volonté de voir les jeunes du Bénin désormais étroitement associés à la gestion de leur avenir, à en croire son président, qui cite Mahamat Ghandi : « Ce que vous faites pour moi et sans moi, vous le faites contre moi ».

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