Campagne cotonnière 2012-2013 : les députés de l’UN tirent la sonnette d’alarme et mettent en garde le gouvernement

 

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En marge des travaux de la plénière hier à l’Assemblée nationale, les députés de l’Union fait la nation (UN), notamment le président Antoine Kolawolé Idji, les honorables Lazare Sèhouéto, Eric Houndété et Gabriel Tchocodo sont montés au créneau à travers une conférence de presse qu’ils ont organisée à la salle polyvalente du palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Au menu de leur déclaration, figurent le recul tactique du gouvernement qui a demandé une nouvelle fois le report des réponses posées par les députés de l’UN par rapport à l’examen de la question d’actualité relative  à la fourniture des intrants pour la campagne cotonnière 2012-1013 et les nouvelles menaces sur la campagne cotonnière 2012-1013. « Je voudrais qu’on demande au gouvernement où se trouvent les insecticides ? Et si le gouvernement n’obtenait pas les insecticides, tous les investissements que les paysans auraient faits, qui va les rembourser ? Qui va les dédommager ? Quand c’est le premier des citoyens qui va voir les producteurs pour leur dire, faites davantage. Qu’ils aient eu des engrais mais qu’il n’y ait pas d’insecticides pour combattre les ennemis, les parasites des cotonniers, c’est les dégâts en vue et qui va les payer ?  Il a annoncé 115 milliards FCFA pris à la BOAD, comment va t-on rembourser ces fonds ? Le gouvernement a annoncé la bonne disposition dans la sous région pour nous fournir des intrants dans un communiqué de conseil des ministres, mais où sont aujourd’hui ces intrants » s’interroge le député Lazare Sèhouéto. Selon ses propos, la situation est grave car le gouvernement s’amuse avec notre économie car le coton est en voie d’être démantelé et où se trouvent les produits des contrats signés à grands frais et où se trouvent les insecticides pour qu’on encourage les producteurs à emblaver de grandes surfaces et à produire assez de coton. Evoquant en exemple la mauvaise gestion économique au sommet de l’Etat, il déclare que le gouvernement a commandé des herbicides pour 625 millions FCFA et le trésor public va payer 500 millions FCFA de transport pour 250 mille litres d’herbicides. La question, selon lui est de savoir si cette situation d’urgence n’est pas été créée pour dilapider les fonds publics. Il sera appuyé dans sa logique par l’honorable Eric Houndété qui dit qu’il y a une pratique récurrente d’obstruction aux questions orales adressées au gouvernement pour contrôler l’action gouvernementale. Il a rappelé qu’une question orale relative à l’investissement par BOT a été posée mais elle a été bloquée sans aucune raison en violation du règlement intérieur de l’institution parlementaire. « Le gouvernement s’empare des différents leviers qui peuvent faire la richesse dans le pays et les détruit », a-t-il déclaré. Le président de l’UN quant à lui a déploré la situation de fuite en avant du gouvernement alors que la question orale en cause a été posée il y déjà environ un mois.

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