Soa-Ava sensibilisé contre le paludisme

Le projet Accélération pour la réduction de la morbidité et de la mortalité dues à la Malaria (Arm3) est allé, mercredi dernier, vers les populations de cinq zones de la Commune de So-Ava, dans le département de l’Atlantique, pour une sensibilisation sur la lutte contre le paludisme.

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Ahomey-Gblon, Houédogbadji, Vekki, Ganvié et So-Ava. Cinq zones de la commune de So-Ava, sensibilisées sur la lutte contre le paludisme. C’était le mercredi 29 mai 2013, à travers une caravane sur l’eau. Ceci, dans le cadre du projet  Accélération pour la réduction de la morbidité et de la mortalité dues à la Malaria (Arm3),  démarré au Bénin en 2011 avec l’aide financier de l’Usaid/Pmi/Cdc. Un projet qui s’appuie sur trois points visant, respectivement, l’exécution d’un programme de prévention en appui au Programme national de lutte contre le paludisme, la promotion des activités de diagnostic et de traitement du paludisme, et le renforcement des capacités du système national pour mieux gérer les programmes de Malaria.

Dans le cadre de la descente à So-Ava, le projet «vise à promouvoir les comportement adéquats pour la prévention et la prise en charge du paludisme.» Explique Guillaume Bakadi Mukenge, chargé de communication et représentant du coordonnateur  du projet. Cette descente, les autorités locales, les autorités sanitaires et toute la population, la trouvent bienvenue. Car, on est arrivé «au moment des grandes pluies, dans un environnement favorable à la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme», explique Docteur Bigan, représentant le Directeur départemental de la santé Atlantique/Littoral. Aussi, ajoute Sindoté Kakessou, 1er adjoint au maire, parce que leur commune est «une zone de forte prévalence des maladies infectieuses parasitaires dominées par le paludisme.» «Cette maladie, a-t-il poursuivi, représente un problème de développement de par ses conséquences sur la mortalité et la morbidité, sur l‘économie de notre pays, en général, et sur celle de So-Ava, en particulier, de par sa situation lacustre». «Il y a donc nécessité de communiquer sur cette maladie afin d’amener les populations à adopter des comportements favorables pour atténuer ses dégâts», conclu M. Dénapo, Représentant le Coordonnateur du Pnlp. 

Les communications, pour l’occasion, ont porté essentiellement sur trois axes. Il s’agit, en premier, de l’usage nécessaire des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée (Miild) pour se protéger efficacement contre les piqures de moustiques et le paludisme. A ce niveau, les populations ont été aussi sensibilisées pour abandonner cette mauvaise pratique qu’elles ont d’utiliser les moustiquaires pour des filets dans le cadre de la pêche.

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Le second axe a trait à la gratuité de soin aux enfants de 0 à 5 ans et aux femmes enceintes, décrétée en 2011 par l’Etat béninois et qui concerne notamment les Cta et la Sp, deux médicaments disponibles dans tous les centres de santé. Le dernier axe, ce sont les comportements à adopter face à la maladie.

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