Bénin : Les enseignants de Lokossa-Athiémé boudent le ministre Lucien Kokou

Bénin : Les enseignants de Lokossa-Athiémé boudent le ministre Lucien Kokou

Le Ministre de l'enseignement Lucien Kokou, était vendredi dernier avec les acteurs de l’éducation à Athiémé et Lokossa.

Enseignement secondaire: Les Ace en grève, les élèves composent sans surveillance

Cette séance, sur initiative personnelle du ministre, s’est déroulée au collège d’Enseignement général I de Lokossa, en présence de chefs d’établissements, représentants syndicaux et parents d’élèves.

Échanger avec les différents acteurs du bassin pédagogique Lokossa-Athiémé, sur les défis de l’heure dans les deux communes. Tel est l’objectif qui a réuni les différentes parties au collège d’enseignement général I de Lokossa, le vendredi 5 Mai 2017, sur initiative du Ministre Kokou.

Durant deux heures d’horloge, le ministre Kokou a passé en revue le contexte dans lequel sa nomination est intervenue en avril 2016. Il a également évoqué de long en large, les actions entreprises et les perspectives envisagées par le gouvernement actuel à travers son programme d’actions, pour en venir à bout des goulots d’étranglement.

Des efforts entrepris dans le Sous-secteur de l’enseignement secondaire en général, et les défis à la base en particulier. Le ministre n’a pas eu la langue de bois concernant le dernier mouvement de grève ayant bouleversé les activités pédagogiques dans les établissements.

Pour lui, ces derniers mouvements ont curieusement été effectués dans la fièvre des mouvements organisés pour faire barrage au projet de projet de loi portant révision de la Constitution, introduit par le gouvernement à l’assemblée nationale.

À la suite de l’exposé du ministre en charge de l’enseignement secondaire, les acteurs ont manifesté un mouvement d’humeur collectif et ont quitté la salle.

Pour eux, les déclarations du ministre Kokou s’écartent des normes en matière de promotion des enseignants du secondaire. Ils brandissent également les mutations intervenues en pleine année scolaire, qu’ils qualifient de ‘’fantaisistes’’. Reprenant le ministre, le représentant des syndicats, François Pohouégbé, s’est indigné des déclarations.

Il a surtout fustigé le maintien dans les textes réglementaires du ministère, de certains arrêtés jugés « scélérats » pris par son prédécesseur, alors que le nouveau régime a abrogé plusieurs autres textes de l’ancien régime. Mais, il sera très tôt interrompu par le ministre Kokou lorsqu’il a voulu aborder les points relatifs aux revendications et, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Sur appel du responsable syndical, les enseignants se considérant humiliés, ont vidé la salle

Commentaires

Commentaires du site 3
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    GbetoMagnon 3 mois

    Je pense qu’avec des réactions comme celle là, les politiciens apprendrons à leur dépens, à ne plus prendre les citoyens pour des simples auxquels ils font avaler ce qu’ils veulent.