FADEC 2015 : De graves irrégularités dans les passations de marchés au Mono (Bénin)

FADEC 2015 : De graves irrégularités dans les passations de marchés au Mono (Bénin)

Plusieurs cas d’irrégularités ont été relevés dans les passations de marchés, les comptes administratifs et les délais d’approbations des actes par l’autorité de tutelle.

Mauvaise gouvernance locale : Dogbo, Aplahoué et Bopa, épinglées

Les six communes du Mono ont pris part ce mardi 09 Mai 2017 à l’hôtel Le Baron de Lokossa, à l’atelier de restitution des audits des fonds Fadec exercice 2015.

C’était en présence des maires, des chefs cellules de passation des marchés publics, des financiers et techniciens des mairies.

D’après les résultats de l’audit du Fadec 2015, 18 cas d’irrégularités dans les passations de marchés ont été relevés globalement au niveau des six communes du département du Mono. À ce nombre impressionnant d’anomalies, s’ajoute la faible lisibilité des comptes administratifs et comptes de gestions, par rapport aux ressource Fadec, et le retard d’approbation des actes par la tutelle.

S’agissant des irrégularités dans les passations de marchés, la Commission Nationale Finances Locales (Conafil), relève entre autres que les commandes inopportunes ne répondant pas aux besoins exprimés, la violation de l’obligation de mise en concurrence, le non-respect du seuil de passation, la non disponibilité des listes de présence aux séances d’ouverture, la non-conformité du PV aux offres, la non publication des PV d’ouvertures et d’attribution, etc.

Les rapports d’audits relèvent également la non soumission des dossiers au contrôle de la Direction Nationale Chargée des Marchés Publics (Dcmp), et au contrôle de tutelle, le défaut de signature du marché par la PRMP, le non-respect des délais de passation.

Dans un autre registre, c’est un flou qui est relevé dans les comptes administratifs des maires du Mono. La Conafil dénonce la non prise en compte du montant réel des engagements, ce qui ne permet pas de connaître à partir des comptes administratifs et comptes de gestion, la, situation des engagements juridiques, les soldes sur engagements et les restes à mentionner. Elle pointe aussi du doigt la faible lisibilité des comptes administratifs et  compte de gestion, par rapport aux ressources Fadec notamment. Le rapport n’a pas passé sous silence les délais d’approbation des actes. A ce niveau, trois communes sont indexées. Il s’agit de Bopa dont les actes sont approuvés 60 jours après au lieu de 15 Maximin. Puis Grand-Popo et Lokossa dont les actes sont approuvés dans un délai respectif de 54 et 25 jours, au lieu de 15 conformément aux textes. Ce qui a soulevé la question des rapports entre municipalités et tutelle. Par ailleurs, le rapport a mentionné quelques efforts consentis par les communes pour parfaire la gestion de la chose publique. Les communes de Lokossa et de Comé sont entre autres de bons élèves, souligne la conclusion. Notons que la séance de restitution s’est déroulée en présence du préfet du Mono, Zinsou C. Sedzro, du Directeur de Cabinet du ministre en charge de la décentralisation, M. Noel Gankpe, et le secrétaire permanent du Conafil, M. Zacharie Gbodjeydo

Commentaires

Commentaires du site 5
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    Paul 3 mois

    “la non publication des PV d’ouvertures et d’attribution, etc.” S’agissant de ces irrégularités, j’invite cette commission et ceux qui le souhaitent à aller voir aussi du côté de l’organisme FNM (Fonds National de la Micro finance”. Les mêmes pratiques sont de rigueur. Je peux en témoigner après avoir déposé un dossier concernant un appel d’offres. A ce jour, qui a eu le marché ? je l’ignore ! Le PV d’attribution de ce marché est inexistant.On ne veut surtout pas communiquer la-dessus. Alors vous voyez chers lecteurs, le pays est “pourri” et je pèse mes mots.

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    Edgard 3 mois

    Au lieu de s’acharner contre les maires, nous gagneront à fouetter l’assistance conseil au niveau de la tutelle afin de promouvoir une collaboration harmonieuse entre les préfectures et les mairies.

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    GbetoMagnon 3 mois

    Autrement dit, dans le 2ème département le plus pauvre du Bénin derrière l’Attacora, c’est déjà le b.o.x.o.n.

    Qu’est-ce que ça doit être dans le périmètre où se concentre l’activité du Bénin (Houidah, Cotonou, Porto-Novo)..

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      aziz 3 mois

      Et pourtant…gbetomagnon..ces départements ne sont pas pauvres…c’est l’esprit beninois qui est pauvre

      Le mono..que je connais bien…et les adja en particulier…sont des bosseurs..des gens avec une certaine ethique

      Bruno amoussou…en dehors..de quelques actions..en faveurs de quelques uns..(par des petits prets..lorsqu’il était dg de la bcb)..n’a rien fait pour les monolais..

      Ingerieur agro économiste..il devait savoir que cette partie du benin…avait des potentialités…qu’il se devait de mettre en valeur hélas

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        GbetoMagnon 3 mois

        “ces départements ne sont pas pauvres” Potentiellement oui. Je parlais du niveau d’infrastructure des départements (Mono Couffo: resp. 2ème et 3ème départements les plus pauvres du Bénin)et de vie (de misère) des populations.