Alain Capo Chichi : « Le Cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur »

Alain Capo Chichi : « Le Cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur »

Suite à la publication dans la presse de la lettre du Secrétaire Général du Cames répondant au ministre de l’enseignement supérieur sur la polémique a

Palmes académiques: Le Cames désigne Alain Capo Chichi, le gouvernement le bloque

Suite à la publication dans la presse de la lettre du Secrétaire Général du Cames répondant au ministre de l’enseignement supérieur sur la polémique autour de l’organisation des examens nationaux, le Dr Alain Capo Chichi réagit.

Dans une déclaration, il dénonce une tentative d’instrumentalisation de la lettre du Cames qui, d’après lui, loin de donner raison au gouvernement, l’a simplement renvoyé à la législation nationale.

Alain Capo Chichi s’est également prononcé sur la « remise en cause de sa qualité d’expert auprès du Cames. » (Lire l’intégralité de la déclaration)

Le Docteur Alain Capo Chichi persiste et signe « le secrétaire général du cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur Attanasso relativement aux examens dits nationaux », c’est une grossière instrumentalisation mal conçue.

J’ai été très surpris de constater qu’en se fondant sur la lettre n°0202.2017/CAMES/SG/AA du Secrétaire Général du CAMES en date du 02 juin 2017, en réponse au courrier n°115/MESRS/DC/SGM/SA adressé par Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin, on tente d’instrumentaliser toute l’institution du CAMES par rapport à l’organisation des examens nationaux de Licence dans le LMD au Bénin aux profits des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur non homologués.

Il me  plaît de rappeler que dans ce débat,  le CAMES est et restera neutre.

C’est d’ailleurs pourquoi, dans son courrier n°0202.2017/CAMES/SG/AA en date du 02 juin 2017, le Secrétaire Général du CAMES a clairement affirmé : « s’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre Excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement  pour répondre stratégiquement à un programme national,  le CAMES ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat ».

Il poursuit en ces termes : « je voudrais également préciser, pour répondre à l’un des aspects de votre correspondance, que l’accréditation des diplômes par le CAMES ne confère pas de droits aux établissements privés de signer leurs diplômes. Tout dépend en fait du statut de chaque pays ».

Il s’en induit que le SG du CAMES renvoie plutôt aux dispositions nationales de chaque pays membre, la question des examens nationaux.

Dès lors, il est paradoxale de voir qu’au lieu que les intellectuels du ministère s’imprègnent correctement des Décrets et Arrêtés qui organisent le LMD au Bénin, notamment l’article 27 de l’Arrêté n°2012/710 qui énonce : « Le diplôme de Licence est délivré sous le sceau et au nom de l’université concernée, dans un délai de 3 mois après la proclamation des résultats », ils ont osé dénaturer le contenu de la lettre du Secrétaire Général du CAMES, en faisant croire, par publication dans la presse écrite nationale, qu’il donne raison au Gouvernement.

Je puis vous affirmer à la lecture de cette correspondance que le Secrétaire Général du CAMES n’a jamais donné raison au Gouvernement.

Mais au contraire, faut-il le souligner à nouveau, le Secrétaire Général du CAMES a renvoyé Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin à la législation nationale de son pays, en l’espèce les dispositions de la Directive de l’UEMOA sur le LMD, les Décrets et Arrêtés pris par notre pays pour organiser le LMD, à son Guide rédigé par les Professeurs MERAWA Mohamadou et Géro AMOUSSOUGA et au Référentiel d’auto-évaluation et d’évaluation externes des programmes par le PRED ainsi que les nouveaux référentiels qualité du CAMES.

Par ailleurs, pour ceux qui cherchent désespérément à me dénier ma qualité d’Expert auprès du CAMES, de l’UEMOA et de l’UNESCO, je leur mets à disposition quelques  copies de mes lettres de notification et de mandats de mission (Mission FOAD, SI et PAES etc..). La relation entre la  FOAD et LMD est que la FOAD prend en compte les exigences du système LMD pour des formations ouvertes à distance pour avoir le même niveau de qualité que pour les formations en présentiel.

Dans d’autres pays, cette expertise devrait être valorisée mais nul n’est prophète chez soi. Ne tuez pas le prophète quand même dans notre béninoiserie.

Au demeurant, je regrette sincèrement le fait que Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur agisse par presse interposée en faisant publier la lettre du Secrétaire Général du CAMES adressée à la République du Bénin sur internet, au lieu d’appeler les Promoteurs d’Etablissements Privés pour dialoguer et trouver une solution efficace aux problèmes de l’Enseignement Supérieur au Bénin.

Seul le dialogue pourra nous permettre d’avancer !

Je vous remercie.

Dr. Alain CAPO CHICHI.
Maître Assistant des Universités du CAMES.
Expert auprès du CAMES/UEMOA/UNESCO

 

Commentaires

Commentaires du site 8
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    Napoléon1 Il y a 1 année

    L’Etat n’a pas à organiser pour les universités privées de l’Enseignement supérieur des Examens extras pour valider leur diplôme. Ce serait une abérration.

    Car en réalité les diplômes ne signifient pas Grand Chose. Ce qui est important c’est le contenu de l’enseignement dispensé et la qualité des résultats qui s’apprécient sur le marché du travail et la valeur des recherches scientifiques conduites par les lauréats de ces universités privées.

    Le Gouvernement américain n’organise jamais des Examens extras pour valider les diplômes obtenus au HAVARD ou au MASACHUSETTE SCHOOL OF TECHNOLOGY. Pourtant il s’agit des écoles privées de l’enseignement supérieur qui ont gagné avec le temps leur réputation de renommée par les innovations de leur enseigment et la qualité des recherches scientifiques menées par les savants en leur sceint.

    La seule Chose que l’Etat a à faire, est de veiller à ce que les diplômes obtenus dans ces universités privées portent toujours le nom de l’université privée qui les délivre pour qu’il n’y ait pas confusion
    et de vulgariser ce qui doit être le contenu de l’enseignement à dispenser à chaque Niveau.

    Du reste, les diplômes présentés par un Postulant dans le privé comme pour la fonction publique passent toujours le contrôl de l’authenticité et de conformité.

    A partir de là, l’Etat béninois n’a pas à ériger des barrières supplémentaires aux diplômes issus des universités privées et la non-acceptation d’une telle barrière ne saurait résulter au retrait du permis d’agréement accordé à l’université privée.

    Ces universitées ont pour mission de renforcer la qualité de leur enseignement et de rehausser le Niveau des recherches en leur sceint ce qui les rendra compétitifs et assurera leur renommée par le public. Si elles échouent à cette Mission, elles se tireront dans leur propre chaire et perdront d’elles-mêmes leur existence, quand les lauréats de ces universités manqueront de faire prouesse à leur place du travail et quand le public se détournera d’eux.

    Il n’appartient pas à l’Etat de vouloir faire précocement une telle sélection.

    Le Bénin a vocation de se comporter selon les règles internationalement admises qui règnent dans l’organisation de l’enseigment supérieur et les diplômes sanctionnant chaque étape selon le système de LMD qui s’obtiennent par Collection d’un certain nombres de Points en crédits et non pas par l’organisation d’un Examen central.

    L’Etat béninois ne peut donc pas vouloir une Chose et vouloir encore le contraire.

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    Est ce que vous comprenez que cette réforme de Mme la ministre va définitivement arrièrer le système universitaire béninois voir les étudiants vis à vis de la globalisation et du monde en marche?

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    C’est faux c’est l’Etat qui habilite les diplômes et non les établissements il faut consulter les textes du CAMES sur le sujet. lescames.org
    La lettre du CAMES est claire et dit que les établissements privés ne veulent souscrire à une obligation de transparence que le Ministère pour la laquelle le ministère oeuvre. C’est la lettre du SG/CAMES qui le dit.

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    Personnellement, ce débat m’agace au plus haut point. D’un côté nous avons une ministre qui prend sa revanche sur tout le monde en faisant n’importe quoi, de l’autre des promoteurs qui, au lieu d’attaquer les décrets et arrêtés auprès de la cour suprême ou la cour constitutionnelle sont là à gloser à longueur de journée.
    Merde !

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      Amaury..j’ai lu.tes posts..et j’ai su que tu es un enseigant

      De ce point de vue…je te pose une question…le diplome sert à quoi…?

      pour rendre service à la nation…n’est ce pas

      Le diplome..quel qu’il soit…doit etre honnete,intègre..et surtout pertinent et opérationnel

      Depuis 8 ans..nous sommes là..à critiquer…et c’est là l’occasion de mettre nos pensées ,nos visions à l’épreuve des faits…

      Le diplome…son obtention n’est pas une fin en soi…et d’ailleurs c’est prouvé…que ce ne sont pas les diplomes…qui réussissent..dans la vie de tous les jours

      Les directeurs..des écoles privées..ne sont pas des gens honnetes..et j’ia produit..un post…qui prouve..l’un des promoteurs des écoles..privées..au benin…est un faussaire,un menteur,un tricheur

      Les gens..ont voulu m’utiliser..dans les années…90..pour le démaquer..cet imposteur…j’ai dit non

      Je suis un musulman,un souffi…qui a accepté..de tourner sa vie..vers dieu,et l’adoration..et il est hors de question…que je mettes le sable dans le gari..d’un etre humain

      J’ai pas cette mission

      Kamarou fassassi..est venu me voir dans ma résidence..pour témoigner devant un huissier…afin de confondre..le monsieur..au tribunal…j’ai dit non..

      Je ne ferai jamais du mal…à autrui.jusqu’à mort s’en suive…je reste sur cette position

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    Azognon Il y a 1 année

    Alain Cakpo Chichi n’a qu’à préparer ses étudiants à affronter les examens que d’organiser cette fronde. Qu’il n’oublie surtout que c’est le même État qui autorise IU non l’ouverture des écoles. A cette allure, il court le risque de voir retirer l’agrément à son école et il finira par disparaître au Bénin. Tchebayi.