Faux médicaments au Bénin: le gouvernement pourra ratifier la Convention MEDICRIME

Faux médicaments au Bénin: le gouvernement pourra ratifier la Convention MEDICRIME

Au nombre des deux dossiers examinés hier en plénière par les honorables députés, figure l’examen  du projet de loi portant autorisation de ratificati

Bénin – Affaire Atao Hinnouho : Le Dr Nadin KOKODE remet en cause l’expertise médicale

Au nombre des deux dossiers examinés hier en plénière par les honorables députés, figure l’examen  du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention MEDICRIME.

En effet, selon le rapport présenté en plénière par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, la Convention MEDICRIME soumise à l’autorisation de ratification de la représentation nationale vise les objectifs suivants :

  • l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique
  • la qualité des produits pharmaceutique mis à la consommation au Bénin
  • l’amélioration des soins de santé
  • la disponibilité et l’accessibilité financière des médicaments
  • la réduction des cas de maladies et décès liés à la consommation des médicaments du circuit illicite.

Cette ratification, dira l’honorable Claudine Prudencio, présidente de la commission des affaires sociales, permettra au Bénin de renforcer la santé publique et d’endiguer les conséquences du trafic des faux médicaments et de la vente illicite des produits pharmaceutiques.

Au cours des discussions, les députés ont déploré le trafic illicite des médicaments dans notre pays. Les députés n’ont pas manqué de dénoncer les pharmaciens d’Etat qui s’adonnent à ces pratiques illégales dans des officines pharmaceutiques.

Il s’agit des députés Valère Tchobo, Gérard Gbénonchi, Raphael Akotègnon, Mathurin Nago et d’autres. Des recommandations et contributions ont été faites à l’endroit du gouvernement représenté par le ministre de la santé Alassane Séidou

Extrait des préoccupations de quelques députés

Honorable Aké Natondé : « …Malheureusement les entreprises pharmaceutiques officielles trempent dans cette affaire de faux médicaments. Que fait le gouvernement pour lutter contre ce phénomène ?

Quels sont les moyens dont dispose le laboratoire national de contrôle qualité pour contrôler la qualité des médicaments importés, mêmes par les structures officielles ? C’est comme si un médicament qui porte les mêmes noms, qui a les mêmes notices, vendus dans les pays développés et le même médicament, quand il se retrouve ici, ce n’est pas les mêmes principes actifs qui s’y trouvent. Est-ce que c’est un effet psychologique ou les médicaments qui sont envoyés dans les pays du tiers monde sont calibrés de manière à coûter moins chers pour le fabricant. Que fait le gouvernement pour améliorer le circuit de distribution des médicaments et notamment des médicaments génériques ?…Je voudrais que le gouvernement puisse nous dire également aujourd’hui lequel des deux ordres de pharmaciens qui se battent est le vrai »

Honorable Mathurin Nago : « La question qui est en débat est sensible mais elle est vitale. Je voudrais féliciter le gouvernement pour la lutte qu’il a engagé véritablement contre les faux médicaments…Aujourd’hui nous assistons à une volonté réelle du gouvernement de lutter contre le trafic qui est purement criminel. A travers un reportage sur une chaine de télévision nationale, il est aisé de constater que c’est chaque commerçant de médicaments qui va en Inde pour demander le dosage de son choix afin d’avoir de gros bénéfices. Cette lutte doit être poursuivie et renforcée mais nous devons d’abord autoriser la ratification de cette Convention qui lie notre pays à l’ensemble des pays qui luttent contre ce trafic de faux médicaments. Mais cette lutte ne peut être efficace que si, il y a des mesures d’accompagnement et l’une des mesures c’est de rendre accessibles les médicaments aux populations, notamment par la création d’un grand nombre d’officines de pharmacies, par la création de dépôts de pharmacie et à ce niveau le gouvernement doit lutter contre les anciens pharmaciens qui cherchent à préserver leur espace contre les jeunes pharmaciens qui sortent… »

Honorable Gérard Gbénonchi : « …le problème de la proximité pour rapprocher les produits des consommateurs et le problème de l’accessibilité économique. On salut les efforts salutaires faits par le gouvernement qui déclare qu’on serait autour de 340 pharmacies dans le pays. Je voudrais savoir, quel est le ratio de couverture ? Est-ce qu’il y a une norme, combien de pharmacies devraient-on avoir par nombre d’habitants pour être sur que nous sommes dans les normes. Ce serait une lutte de longue haleine mais avec la croissance démographique, l’écart se creusera et qu’est-ce que nous faisons…Est-ce que c’est le ministère qui organise les tradi-thérapeutes et que fait le gouvernement pour valoriser la médecine traditionnelle et organiser ce secteur…Dans nos pharmacies aussi la qualité des médicaments posent problème. Moi-même j’en ai été victime récemment. Les médicaments que nous avons dans nos pharmacies aussi posent problème. Donc j’invite le gouvernement comme les collègues l’ont dit, à tout faire pour que le contrôle qualité des produits qu’on vend dans nos pharmacies aussi soient une réalité ».

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