Port autonome de Cotonou au Bénin : 5 syndicats en grève de 48h

Port autonome de Cotonou au Bénin : 5 syndicats en grève de 48hHuguette Amoussou

Le bras de fer continue entre certains syndicats de la plateforme portuaire et le gouvernement en ce qui concerne l’affaire recrutement de mandataire pour la gestion du Port Autonome de Cotonou (Pac).

Bénin : Le synatrader entre en grève de 48 heures

Quelques jours après la grève de la semaine écoulée, après la descente du ministre au Port et en dépit de la pression de la directrice générale Huguette Amoussou, elle-même, le Syntrapac, le Syntra-TTP, le Synatramap, le Syntra-cncb, et le Satram-Cobenam reviennent à la charge.

Pour rappel, ils avaient déjà dénoncé une volonté de privatisation illégale derrière la décision du gouvernement de recruter un mandataire pour gérer désormais leur secteur de travail,

Dans une motion datée de ce 19 juin 2017 et adressée à la Directrice générale du port, les cinq syndicats annoncent un nouveau mouvement de débrayage de 48 heures sans service minimum, avec tacite reconduction pour compter de ce jeudi 22 juin 2017 à 00 heure.

Pour cause, ils estiment que les nouvelles réformes dans le secteur portuaire mettent en péril l’économie nationale et les emplois des travailleurs. Ils réclament pour ce fait, le retrait pur et simple de l’avis d’Appel Public à candidature AAPC N°0825/PRMP /MIT/S-PRPM, pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port Autonome de Cotonou (Pac) ainsi que l’annulation de toute les procédures tendant à la privatisation du port.

Mis à part ces revendications, les cinq syndicats contestataires exigent également entre autres, la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la Sobemap sur son parc à l’instar de Bénin Terminal, et le rétablissement sans délai du Directeur des systèmes d’information du Pac. Par ailleurs, ils demandent l’implication de leur collectif dans les toutes les prochaines prises de décision relatives à la vie du port

Commentaires

Commentaires du site 3
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    Vive les grèves sous la rupture! De toutes les facons c’est un droit constitutionnel et ce ne sont pas les Ayadji, Djogbenou et Alladatin qui me diront le contraire aujourd’hui; sauf si le ridicule ne les tue plus; En plus Talon n’avait-il pas scucité, provoqué, encouragé et financé des grèves dans ce pays par le passé? Atchokouin, cela le rattrappe au pouvoir. Comme quoi, lorsque vous envoyez de la salive en l’air, apprêtez vous à en recevoir au visage.

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    Armistad 2 mois

    ET pourtant le port fonctionne bien nous avait-on dit écrit et martelé. pfffff