Interdiction d’installation d’une usine d’égrenage: Confusion et contradictions au gouvernement

Interdiction d’installation d’une usine d’égrenage: Confusion et contradictions au gouvernement

Paiement des dettes aux producteurs et transporteurs du coton : 105 milliards déjà décaissés par l’Aic

(Lire le document d’autorisation réservé aux abonnés) L’affaire Africa Agro Industries du nom de cette société autorisée dans un premier temps à construire une usine d’égrenage à Djougou puis interdit ensuite par le ministre du commerce Lazare Sèhouéto a livré à la face du monde une grosse faiblesse du gouvernement.

Sur le même sujet, un ministre prend deux décisions contradictoires, un autre ministre est désavoué par celui-ci avant qu’un Dg de société ne le désavoue lui-même à son tour. Une véritable confusion digne de la tour de Babel.
Au gouvernement du président Patrice Talon, tout se fait et se défait. Tout se dit et se dédit.

La cohésion souhaitée pour une équipe gouvernementale et le respect de sa propre signature par un ministre ont déserté le forum pour laisser place à un gouvernement de toutes les aberrations. L’exemple le plus illustratif est celui de l’affaire Africa Agro Industries.

La Nouvelle Tribune publie ici en fac simile les deux décisions prises par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat au sujet de cette affaire à ce sujet. En effet, le 13 avril, il autorise la société Africa Agro Industries à installer une usine d’égrenage de coton dans la commune de Djougou en régime de « Zone franche industrielle ».

Mais le 11 mai, soit moins d’un mois après, il se dédit et prend une autre décision pour interdire l’autorisation. Mais entre les deux décisions du ministre, il y a cette lettre qu’il a reçue du président de l’Association interprofessionnelle du coton(Aic) Mathieu Adjovi qui demande au ministre du commerce, son ministre sectoriel, de « retirer purement et simplement l’autorisation » et de le tenir informé.

Le ton péremptoire de cette injonction interpelle. Les arguments avancés par le tout puissant Dg pour demander cette annulation est la violation de l’article 19 de l’accord-cadre du 07 janvier 2009 qui lie le gouvernement et l’Aic et qui stipule que « l’autorisation de l’augmentation de la capacité nationale d’égrenage du coton graine par l’installation de nouvelles usines d’égrenage ou par l’extension de la capacité des usines existantes, est de la responsabilité conjointe de l’Etat et de l’interprofession du coton … ».

On se demande si c’est lui qui est sous ordre du ministre ou le contraire. Dans cette affaire, un autre ministre du gouvernement a été désavoué.

Il s’agit du ministre

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Commentaires

Commentaires du site 13
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    Maou 1 mois

    Bonne décision. Il ne faut absolument pas implanter une usine d’engrenage de dans la Dinga ou l’Aracora car cela encouragera les paysans à délaisser la culture des produits vivriers dans ces départements les plus pauvres du pays. C’est d’ailleurs pour cette raison que le général Kerekou n’a pas voulu de ces usines d’engrenage dans l’Atacora. Connaissant bien la region, je suis tout à fait d’accord avec cette décision. Il faut penser à une autre usine pas celle d’engrenage de coton.

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      Abedi 1 mois

      C’est de la foutaise ce que vous venez de dire [email protected] , il l’usine d’engrenage à bohicon pourtant ils ne cultive pas de Cotonou là . Ce n’est pas l’usine qui incite à la culture du coton

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        Abedi 1 mois

        Ils ne cultivent pas de Cotons

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        Maou 1 mois

        Banokoara, Kandi, Nikki, Bembereke Parakou, Glazoue sont des régions où le coton est cultivé. Chacune de ces localités dispose d’usine d’engrenage de coton. Djougou disposait aussi d’une usine d’engrenage de coton (près du petit marché dans la zone de l’école centre. Demandez aux anciens: ils vous dirons que les disettes récurrentes des années 60 dans Djougou et environs étaient liées à la culture du coton dans la région; c’est d’ailleurs pour cela que les populations ont été très peu enthousiastes pour en avoir une de fonctionnel.
        Vous avez tout à fait raison en disant que les population des régions de Djougou ne cultivent pas le coton. Je suis fils de paysan de la région, j’ai travaillé dans les champs à Barienou, Tokotoko, Ananinga peut être que vous en aviez fait aussi les travaux champêtres.
        Je comprends que Djougou comme d’ailleurs chacune des agglomérations du Benin ait besoin d’usines pour faire face au problème de l’emploi. Il n’y a cependant pas que les usines liées à la production cotonnière particulierement ou agricole en général qu’il nous faut seulement pour notre économie. Il faudra explorer d’autres domaines.
        Je m’excuse de ma présente réponse qui ne traite pas du fonds de l’article.
        Je voudrais jour terminer souligner que l’expression “”foutaise” est peu amical. Sur ce forum, je défie quiconque me dira que j’ai eu un écart de langage à son égard. J’estime qu’une opinion peut être exprimee sans injures.
        Bonsoir

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      Le Boss 1 mois

      MAOU,

      c’est plutot la Donga et non Dinga. le Gl Kerekou avait dit: il vaut mieu avoir de paysans pauvres que de paysans affames et endettes. fin de citation. le coton beninois enrichi talon depus toujours. le journaliste fait allusion a deux poids deux mesures dans le gouvernement talon. tous avons connu lazare sehoueto sous Kerekou, qui ne flechi jamais et le meme monsieur change d’avis avec la simple lettre d’un dg, c’est ridicule et cela fait pitie a la fois. comme si on disait a un petit garcon; que fais tu ? remets ville les plats dans la cuisine.

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    olyver 1 mois

    talon ferait mieux de prendre exemple su macron qui lui à verrouiller sa communication bref…..
    s’agissant de cette interdiction il faut l’appliquer car il y a trop de d’usine dans le secteur du coton souvenez vous du temps de kerekou même un chien pouvait s’offrir une usine la suite on connait….adjovi fagbohoun rodriguez pour ne citer que ces es cros monte une usine achète le coton et ne rembourse ni nos pauvres paysans ni les taxes à reverser à l’état…..et se pavanent en suite pour dire qu’ils sont riche y a qu’au bénin qu’on peut tolérer de tels comportements….

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      Freegomas 1 mois

      Le reptile olla oumar crache son venin

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        OLLA OUMAR 1 mois

        Et ce reptile de OLLA OUMAR,on l’appelle ” le mamba noir ” trés venimeux pour freegomas

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Vous aussi , sehoueto vous voyez pas qu’il mange des deux côtés , chez le promoteur du projet , d’abord , et chez son maître l’es.c.r.o.c de talon ensuite et toujours . N’est pas comme azanaï qui veut ,lui qui a refusé de faire comme les ” toutous ” : lève une patte , puis les deux pattes , et prends un sucre .
    Agadjavi , tundé sont les prototypes de ces toutous ; eux ils sont cabrés sur leurs pattes , mais reçoivent des coups de chicotes , plutôt que du sucre . Kia Kia Kia

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Non Joe , la faute pas à nous autres , car on vous aurait prevenus que ces gens ne sont pas bons , que ce sont des mafieux , es.c.r.o.cs venus pour piller le benin ; et vous voilà servis .
    Mais Joe , vous vous êtes absous , agadjavi ,tundé eux , en enfer direct

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    sonagnon 1 mois

    L’AIC C’est qui????
    Connaissant SEHOUETO qui ne se laisse pas faire, s’il a obtempéré aussi facilement à l’injonction d’un DG, c’est parce que cette décision vient directement de Patrice TALON!!!!
    Le Coton béninois c’est Patrice TALON,il n’acceptera aucune concurrence!!!

    Je me demande à quoi sert le parlement béninois!!!
    C’est triste que le pays tombe si bas!!!!

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    aziz 1 mois

    mafia…dis tu..

    Bientot..on va nous imposer…”le peso”…donc

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    Joeleplombier 1 mois

    Une illustration de la pagaille au sommet de l’Etat. Comprenez que ce Adjovi de DG fait partie intégrante de la mafia de Talon pour faire main basse sur le coton et ses dérivés dans notre pays.
    Notre ami Sehoueto n’est qu’un instrument dans cette affaire parce que en définitive ; il n’est ministre que de nom. Sur le papier. Sinon; comment comprendre les injonctions d’un DG à un ministre ???? Ici ; c’est le Benin.
    Loin de polémiquer ; on se rendra progressivement compte que les détenteurs du pouvoir ne sont pas forcément nos mendiants de ministres sous Talon ; mais un groupuscule de mafioso à la botte de l’homme d’affaires Talon.
    Vous avez encore quatre ans pour pleurer. La faute à nous tous. Si on savait ?????
    Pauvre de mon pays.