Bénin : Plusieurs boulangeries installées sans autorisation selon Gatien Adjagboni

Bénin : Plusieurs boulangeries installées sans autorisation selon Gatien AdjagboniPhoto: Salamin Magazine

Bénin : Le pain est, à nouveau, à portée de main

Suite à la prolifération des boulangeries et au non-respect des normes au Bénin, le président de l’Association nationale des propriétaires et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin (Anapeb), et PDG de la boulangerie Tincy Bénin, Gatien Adjagboni, n’est pas resté indifférent. A travers une interview accordée à notre rédaction le vendredi 08 septembre 2017 au siège de sa boulangerie à Cotonou, il a exprimé sa désolation face au laxisme du gouvernement, avant de l’inviter à prendre ses responsabilités pour corriger le tir.

Lnt : Lors du lancement du mois du consommateur le mercredi 23 août dernier, vous avez dans votre communication annoncé que seulement très peu d’entreprises de boulangerie respectent les normes en matière de fabrication de pain au Bénin. Comment expliquez-vous cela ?

Gatien Adjagboni : Cette situation triste s’explique par l’absence de sanctions et par l’installation sauvage des acteurs. Quand je parle d’installation sauvage, je veux parler de l’installation de boulangeries sans l’autorisation du ministère de l’Industrie et du Commerce, et sans l’avis consultatif du bureau national de l’ANAPEB (Association Nationale des Propriétaires et exploitants de boulangeries et Pâtisseries du Bénin).

Quelles sont les différentes composantes qui entrent dans la fabrication du pain ?

Les différentes composantes officiellement connues qui entrent dans la fabrication du pain en République du Bénin, sont : la farine de blé, l’eau, le sel, la glace ou l’eau froide, la levure et l’améliorant homologués par la déontologie du métier.

Pourquoi vos baguettes de pain sont toujours à 150F? Ne serez-vous pas essoufflé par cette concurrence ?

Nos baguettes de pain sont à 150f, car c’est le prix homologué par l’arrêté 2008 du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA), notre Ministère de tutelle. Il est évident que nous soyons essoufflés, car à 150F déjà nous vendons sans bénéfice, c’est-à-dire ni perte-ni profit. Il ne faut pas oublier que ce prix est fixé depuis 2008. Les acteurs qui trichent veulent sortir du ni perte-ni profit, donc procèdent à l’insertion de produits prohibés par les textes, des produits nuisibles pour

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Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Che Guevara 1 semaine

    J’espere que notre ministre du commerce fera diligence pour s’attaquer a ce fleau.
    Ces boulangeries utilisent des produits toxiques dans la preparation du pain qui Tue a petit feu nos pauvres populations.