Bénin – Affaire Ofmas : Une escroquerie à grande échelle éclabousse la Rupture

Bénin – Affaire Ofmas : Une escroquerie à grande échelle éclabousse la Rupture

Bénin : Le gouvernement continue de faire diversion pour dissimuler ses frasques

(Un contrat purement politique, le mode de préfinancement un prétexte pour spolier l’Etat) S’il y a une affaire qui défraie la chronique actuellement, c’est l’affaire Ofmas du nom de cette entreprise retenue par le gouvernement pour réaliser les travaux de construction de la route Porto-Novo-Akpro-Missérété, longue de 12,6 km en 2×2 voies, l’aménagement et le bitumage de la route Pobè-Adja Ouèrè-Ouinhi (22,4 km). Avec le limogeage du ministre Hervé Hêhomey, ce dossier se revèle comme un vrai scandale de la république.

Le gouvernement Talon est pris au piège de la gouvernance de l’opacité. Cette fois-ci, il aura du mal à s’en laver définitivement. Il s’agit d’un crime économique qui ne dit par son nom. 164,5 milliards sur le point d’être dilapidés. 20 milliards déjà partis en fumée. Pourtant, l’entourage de Patrice Talon se plaît à ne pas reconnaître la faute.  «Il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien d’immoral», réagit l’entourage immédiat du président de la République. C’est évidemment l’axe de défense du régime, qui n’empêche pas les citoyens de réclamer l’ouverture d’une enquête. L’acte est suffisamment grave pour passer inaperçu. «La manière dont les 20 milliards ont été mis sur le compte de l’entreprise Ofmas alors qu’il est bel et bien question d’un préfinancement, est synonyme de détournement de fonds publics. On pourrait aller plus loin et parler d’un arrangement illégal entre des personnalités politiques (le gouvernement), et l’entreprise Ofmas », affirme un député du Bloc de la majorité parlementaire sous le couvert de l’anonymat.

C’est un secret de polichinelle… ce chantier routier est un préfinancement. Or, dès son arrivée au pouvoir, le président Patrice Talon et ses collaborateurs ont exprimé leur antipathie au préfinancement des chantiers routiers. Sur la question, ils n’avaient raté aucune occasion pour faire la mauvaise publicité à l’ancien régime. Lors du conseil des ministres du 28 avril 2016, le ministre des Finances avait été même instruit de “privilégier la recherche de nouveaux modes de financement du programme d’extension et de modernisation du réseau routier national”. Plus tard, le gouvernement est revenu sur sa décision. Et dans l’utilisation du mode de préfinancement, il fait pire. Bien qu’étant en mode de préfinancement par un privé, il lui accorde encore

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Commentaires

Commentaires du site 41
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    Pour moi, il n’y a pas de détournements de fonds mais peut-être de la mauvaise gestion parce que les 20 milliards vont être utilisés pour le projet. Je suis d’accord que lorsqu’on parle de préfinancement, il ne doit pas y avoir d’avance ou d’acompte de la part du gouvernement. Mais le contrat signé n’y-a-t-il pas dérogé?
    Il est clait que l’attribution du marché a été faite dans le copinage politique absolu comme c’est la mode aujourd’hui.

    Vous avez dit rupture ?

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      Totchénagnon 4 semaines

      Nous sommes tous d’accord qu’il n’y a pas eu de détournement. Mais le fait de ne pas respecter scrupuleusement ce qui a été dit au départ est déjà un détournement de procédure? Ainsi, et les reliquats, qui en sera comptable ?

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    La Foudre 1 mois

    Talon…Talon, le gars était déclaré inapte au brevet de pilotage d’avions et vous lui confiez le pilotage d’un pays….voilà qu’il prend ce dernier comme un jet privé et se livre à des exercices de vols et détournements avec son équipage de pirates…et nos milliards qui atterrissent dans des îles paradisiaques après la disparition de quelques milliers dans le triangle des femmes ou des Bermudes (je ne sais plus trop le nom)
    “Apparaître, agir et disparaître”…pirate !!!

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Et la foudre comme l’ouragan Irma frappa en plein vol l’avion fantôme de talon le croc .es .

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    Bossouko 1 mois

    OLLA OUMAR, la france n’ecoutera pas !!!!!!!Laisse la France loin de ca . Au sujet du Franc CFA la France exploite les Africans , elle n’est pas bonne maintenant tu demande l’aide de la France. Des Opportunistes; as tu oublié quand tu soutenais Talon au detriment de Leonel Zinsou????? c’est bien fait pour Nous. Moi j’ai pas soutenu TALON, car je savais de quoi il est capable. Yayi a pleure sur tous les Toits et pourtant vous ne l’avez pas ecoute . Tu n’as encore rien vu, c’est le debut du commencement.

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Bossouko ” hastafoulaye ” nous soutenir talon le croc.es , on voit que tu viens d’arriver sur ce forum .
      Zinsouiste ( Lionel ) nous sommes , hier , aujourd’hui , et serons demain .
      Au sujet du CFA va lire ce que en disent les sachants , initiés de la chose , grands technocrates et érudits en la matière comme justement Lionel Zinsou , et autre president ouatarra

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    jason wallace 1 mois

    ahh le benin je suis pou le momen en cote d”ivoire et je compte rentré pou les etud en grand ecole et voila cé genr de problemes politique et au niveau scolair alor?
    jaimerai fai le bts en cote divoir cette anné et voila deja
    ahh mn pays quel misère

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Jason , pardon avec ton français là , reste en Côte-d’Ivoire

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Bossouko , y a-t-il pas de quoi s’alarmer ?
    Vous et vos amis **** dont le chef croc.es de talon se faites virer 47 milliards dès votre entrée en fonction , limitez les libertés syndicales , et d’ association des étudiants , abolissez les acquis sociaux établis par yayi boni , vous appropriez tout le secteur de coton du benin , intrants compris , procédez à la destruction des maigres étalages de nos pauvres sœurs , privatisez le port au seul profit de la famille de la famille de votre croc.es de talon , annoncez crânement un budget 2017 de 2010 milliards avec un PIP pompeux et dont on ne voit et n’entend plus rien même du côté de ceux qui ont voté celà , et maintenant avec des artifices fumeux faire “zangbetonement ” virer des dizaines de milliards à un de chacus financier de votre ami mentor de pillage complaisant de houngbedji , et vous voulez que les beninois et beninoises se taisent !!!😡 Allez chier au lac

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Agadjavi , tundé , montrez le bout de vos nez dans ce débat pour qu’on vous fasse sentir bien vos merdes et vos vomissures

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      aziz 1 mois

      ils sont en fuite…laissant femmes et enfants

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        OLLA OUMAR 1 mois

        Aziz , comme nous ne sommes pas des bourreaux de femmes et enfants , nous les épargnons

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          aziz 1 mois

          epargner..les enfants…naturellement..je ne vois pas des lézards…n’est ce pas

          Mais les femmes..il faudra bien s’en occuper…si toute fois…elles remplissent les conditions …de pression,de température…..c’est dire…si elles sont dotées d’attributs

          hihihihihi kikikiki

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            OLLA OUMAR 1 mois

            Pas marrant le beau-père Aziz sur ce coup

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Lnt 👍 Et 😘 Et puis 😜 Vous êtes bons à la rédaction

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    Bankole Théophile 1 mois

    Plus grave,c’est qu’ils se plaisent a justifier ce préfinancement par le fait que l’ancien régime l’avait aussi fait oubliant que les contextes ne sont pas identiques.
    Le pouvoir de la rupture ne peut donc fabriquer un prétexte pour justifier un contexte.
    Qui pourrait croire que dans cette affaire ce pouvoir se plaise à se référer à la gouvernance Yayi traitée de tous les noms avant et même après l’avènement de ce pouvoir.
    La rupture n’a t- elle vraiment pas un problème de méthode?
    D’ailleurs il ne peut en être autrement ce vocable ayant été vidé depuis,de son sens.
    Et en fait de rupture,nous assistons plutôt a la continuité dans un nouveau départ.
    Et après nous ne serait pas encore que nous?

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    Sonagnon 1 mois

    Pour moi, il faut tout simplement engager une procédure de destitution contre cette bande de prédateurs!!!

    Quel est le principe de financement adopté????
    L’entreprise doit pré financer les travaux,mais qu’est ce qu’on observe???

    C’est l’argent public qu’on utilise pour démarrer les travaux, c’est de l’illégalité, donc il y a du faux!!!

    Des faussaires gèrent notre pays, en moins de deux ans qu’est ce que TALON fait sans prendre illégalement l’argent public???

    Cet homme est bon pour la prison!!! Il n’y a plus rien à espérer de lui.

    AYADJI parle de pratique déjà en vigueur sous YAYI BONI, quelle honte!!!!
    Pourquoi nous avions parlé de rupture???
    Cet homme est un cadre???? C’est triste pour mon pays!!!!

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    Jean 1 mois

    Il y a trop une polémique inutile qui est alimentée sur ce sujet.
    Je ne rentrerai même pas dans les détails. As-ton besoin d’écrire des kilomètres de phrases pour justifier un détournement?
    Je n’arrive pas à comprendre à quel niveau se situe le détournement de fonds publics?

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      Big 1 mois

      Il s’agit d’un CONTRAT de préfinancement par l’entreprise.
      Les 20 milliards sont de l’argent public ! Tes sous, mes sous, l’argent du contribuable béninois. Par quelle magie ces 20 milliards de fonds publics se retrouvent sur les comptes de Ofmas!?

      Vous avez besoin d’un dessin pour comprendre le détournement de fonds évident

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      Ac 1 mois

      Ce jean là dans son soutien moutonnier à talon ne sait plus ce qu’on appelle détournement.

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      Gont Gont 1 mois

      Il est lamentable et pathétique ce Jean.

      Pourquoi lui répondre même. Si pour lui Talon est Dieu et que tout ce qu’il fait est bon, pourquoi lui répondre même?

      Un dicton dit “On répond à un im.bécile par le silence”

      Et un autre renchérit en disant “montrer à l’i.diot le soleil avec votre doigt et il regardera votre doigt au lieu du soleil”.

      A bon lecteur, demi-mot

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    Napoléon1 1 mois

    Tout ceci nous montre que notre Etat est mal structuré et mal étoffé.

    Un Président de la République, tout puissant, qui a la main mise sur toutes les ressouces publiques, tout l’argent du pays, cela ne peut que conduire à ces détournements subtiles, voilés ou mal ficelés, hier Sous le régime de Yayi Boni et aujourd’hui Sous Talon qui avait pourtant promis ciel et terre au peuple.

    Un Président de la République à qui toutes les formations politiques et la majorité des députés doivent faire publiquement allégeance pour espérer des avantages et ne pas devoire subir de la maltraitance du pouvoir, ce Président n’est pas au service du peuple.

    Un Président de la République pour qui l’on destitue tous les maires en poste avant son élection ou qui entretien cette ambiance de destitution pour être remplacés par des personnes dévouées au Président, n’a pas le développement du pays en vue.

    Un Président qui veut assurer le développement socio-économique de son pays n’a pas besoin de tout cela.

    Comme l’on n’a pas besoin de faire allégeance au Chef de l’Etat avant d’apprécier ce qu’il fait de bon ou de critiquer les actes qu’il pose et qui ne semblent pas être en accord avec les aspirations du plus Grand nombre.

    Un Gouvernement qui veut travailler pour le peuple a besoin de plus de critiques et l’opposition parlementaire en ce sens est une nécessité démocratique, une obligation et un devoir dans la réprésentation du peuple.

    Le pouvoir avilit l’homme et trop de pouvoirs l’avilit et le dénature.

    En considération de tout cela et Avec les expériences accumulées par le pays depuis la conférence nationale, nous devons arriver aujourd’hui à structurer le statut du Président de la République tout à fait autrement:

    La République ira mieux quand le Président de la République ne jouira que d’un statut repésentatif. Il sera élu par la moitié des membres du parlement et un collège de citoyens choisi parmi les populations, égal à l’autre moitié des représentants du peuple. Il représentera le pays à l’extérieur, signera les accords internationaux et à l’intérieur sera positionné comme la première autorité morale.Il signera en dernier ressort, les lois votées par le parlement. Il nommera les ministres et autres hauts fonctionnaires sur proposition du chef du gouvernement élu au suffrage universel. La Présidence de la République disposera d’un staff restreint et d’un budget annuel correspondant. Toute la compétence et les attributions du Président de la République s’arrêtterons là.

    La politique de la Nation sera définie et conduite par un chef du gouvernement issu d’un parti ou d’une coalition de partis ayant la majorité au parlement et qui sera élu au suffrage universel.

    Un Conseil d’Etat cera institué et composé de spécialistes des différennts domaines professionnels, comme Juristes, Economistes,Socilologues Administrateurs, Ingenieurs, Medecins etc. qui sera chargé de conseiller le gouvernement dans toutes ses démarches.

    La réalisation des Projets, infrastructures et toutes autres réalisations de l’Etat sera confiée à une société du droit privé, dont les actes, dépenses, investissements et financements seront contrôlés minitieusement par la Cour de compte qui devra être instituée et incorporée dans la loi fondamentale.

    Le pays ainsi restructuré et institué ira de l’avant. Et l’on pourra bien s’atteler pour le développement harmonieux équilibré et durable pour la Nation.

    Cessons donc de végéter dans ce désordre inoui qui ne sert qu’á une poignée de gens dans ce pays au détriment du plus grand nombre.

    Osons donc cette démarche de responsabilité et de bienveillance pour le Salut de tout le peuple

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    KAS 1 mois

    Bosoukpo ca marchera puisque ce pouvoir a trahi ses engagements. Si Ayadji dit aujourd’hui que c’est parceque Yayi l’avait fait que Talon le fait aussi, ou est alors la rupture et le nouveau depart tant prones? Talon a promis faire les choses autrement. A quoi assiste-t-on? le pire. La mafia pille dans le silence et puisque Hehomey a ose devoiler une petite partie du vol, on le saute.Vous pensez que le peuple est bete. Non et c’es dommage et je te conseille de ne pas defendre ces gens la.

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    OLLA OUMAR 1 mois

    Pour une montre et deux costumes à deux sous , les français ont cloué au piloris François Fillon , au Brésil lula et son successeur dlimi ont mailles à pâtir avec les Brésiliens ;
    Beninois quel peuple êtes-vous devenus , qui gardez un mutisme , une passivité déconcertante face à ce qui se passe chez vous avec le croc.es de talon et ses ruptu.c.ons ? Zombification , zut talonification , re-zut , moutonification ?
    heureusement qu’il y a encore des exorcistes comme MZ , FOLLY , LNT , ADJAKA et ses ” petits juges , pour sortir les beninois de leur talonification

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    Karl 1 mois

    A vrai dire, Jacques Ayadji, le guellard hier, à la bouche pleine aujourd’hui, est venu enfoncer le gouvernement dans ce dossier avec sa sortie. On a vu un homme qui se débattait comme un beau diable sans convaincre. Je retiens une chose : si sous le régime Yayi c’était comme cela avec Adeotie comme le disait Ayadji, eux, ils viennent et reprennent les mêmes choses. Alors pourquoi ces critiques acerbes contre le régime Yayi ? On vous connait maintenant et votre jeu est désormais su. Dans la vie, on ne peut pas toujours justifier tout. A un moment on fait son mea culpa et c’est tout.

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    Bossouko 1 mois

    c’est rigolo et analyse tronquee pour manipuler le peuple; et ca ne marchera pas;

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    Gont Gont 1 mois

    Tout démontre progressivement que le dossier Ofmas international est un véritable scandale. L’entreprise Ofmas international et le régime de la Rupture comptaient bien tromper le peuple béninois.

    Le limogeage du ministre Hervé Hêhomey a révélé une grosse affaire. Les agitations des collaborateurs du Chef de l’Etat ne peuvent rien changer. Le chantier Porto-Novo-Apkro-Missérété et d’autres travaux attribués à l’entreprise Ofmas international Sa constituent un scandale politico-financier. Près de 164,5 milliards F Cfa pourraient être mal gérés si la veille citoyenne n’est pas renforcée. Le mode de préfinancement du programme d’extension et de modernisation du réseau routier national sert manifestement un prétexte pour assécher les caisses publiques. Au sein de l’opinion, c’est la désillusion. Patrice Talon et son régime sont très critiqués. Dans l’entourage du Chef de l’Etat, on tente de sauver la face. «Il n’y a rien d’illégal», déclare-t-on. Il faut bien se défendre. Mais l’acte posé est suffisamment grave. «La manière dont les 20 milliards ont été mis sur le compte de l’entreprise Ofmas, alors qu’il est bel et bien question d’un préfinancement, est synonyme de détournement de fonds publics. On pourrait aller plus loin et parler d’un arrangement illégal entre le gouvernement et l’entreprise Ofmas», déplore un membre du Bloc de la majorité parlementaire. Le chantier évoqué est un préfinancement. Or, dès leur arrivée au pouvoir, Patrice Talon et ses ministres avaient critiqué le préfinancement des chantiers routiers. Lors du Conseil des ministres du 28 avril 2016, il avait même été demandé au ministre des Finances de «privilégier la recherche de nouveaux modes de financement du programme d’extension et de modernisation du réseau routier national ». Mais très tôt, le gouvernement est revenu sur sa décision. Aujourd’hui, c’est le régime de Patrice Talon qui détourne le sens du mode de préfinancement.

    Le sens du mode de préfinancement

    Le mode de préfinancement est un type nouveau de financement d’infrastructures par lequel l’Etat, à défaut d’avoir les moyens pour réaliser les infrastructures, sollicite des entreprises privées qui ont une bonne signature auprès du secteur financier pour mobiliser les ressources et réaliser lesdits travaux. Une fois les infrastructures construites et transférées à l’Etat, ce dernier se substitue à l’entreprise pour procéder aux remboursements. C’est donc différent du Bot qui se rapporte à des infrastructures qui génèrent des revenus comme par exemple un aéroport que le privé peut exploiter jusqu’à assurer son retour sur investissement et sa marge avant de le transférer à l’Etat. Alors, comment l’Etat peut-il payer d’avance pour un projet de préfinancement dans lequel le privé est supposé mobiliser lui-même les ressources pour réaliser les travaux ? Le critère déterminant dans ce domaine pour l’attribution du marché est l’existence prouvée de financement mobilisé par l’entreprise. Sur quelle base le marché a-t-il été alors attribué à Ofmas international ? Les dernières déclarations de l’ancien ministre des Transports, Hervé Hêhomey ont permis à tout le moins de constater que le gouvernement a trompé le peuple.
    La défense brandie par le directeur des infrastructures qui consiste à dire que l’avance de démarrage a été payée parce que le chantier était très important pour la population locale et que l’entreprise peinait à mobiliser les ressources, est fallacieuse. On décèle même une contradiction entre les déclarations de Jacques Ayadji et l’article 6 du contrat signé avec Ofmas international. Ladite disposition prévoit le payement de 40% d’avance : «le premier acompte de 40% du montant des travaux sera préfinancé par le budget national à titre d’avance cautionnée à 100 % et sera remboursé par l’entreprise dès la mise en place du crédit». Cet article 6 contredit en effet l’esprit même du Built Own and Transfer (Bot) utilisé pour attribuer le marché à Ofmas. En réalité, Ofmas international a gagné le marché parce qu’il a pu prouver qu’il a déjà mobilisé le financement requis. Mais, c’est le contraire qui est constaté. Si cette société béninoise n’avait pas trouvé le financement avant de prendre le marché, pourquoi l’avoir arraché alors à l’entreprise sud-africaine? Que cache-t-on réellement au peuple ?

    Justifier la mauvaise gestion…

    Pris la main dans le sac, le régime de la Rupture a voulu se défendre. Pour cacher la gestion opaque en cours, Jacques Ayadji a cité d’imaginaires avances sur projet de préfinancement sous le président Yayi Boni. L’actuel Directeur des infrastructures est pourtant bien placé pour savoir que sous le régime du Changement, aucun chantier de préfinancement n’a fait l’objet d’avance. Si tel avait été le cas, comment la Rupture aurait-il réussi à suspendre tous les projets avant leur remise en place sans confesser au peuple ses erreurs des premières heures? La confusion que fait le régime de la Rupture est en fait liée aux projets sur arrangement financier de la Banque ouest africaine pour le développement (Boad). Ce sont des projets imputables au budget national sans aucun financement des entreprises retenues à l’issue des appels d’offres. Pour réaliser ces projets, l’Etat confie la mobilisation des ressources à la Boad qui le fait auprès du pool bancaire. Les contrats de prêts sont signés entre l’Etat et les banques et non entre les banques et les entreprises dans le cadre d’un préfinancement, qui est un schéma dans lequel l’entreprise finance tout le projet et l’Etat ne devient redevable qu’après sa réalisation. Il est arrivé que dans le cadre du projet Comè-Lokossa, l’Etat fasse des avances à un moment où les banques traînaient à décaisser les ressources. Mais ce schéma n’est en rien un Bot ni un préfinancement. Jacques Ayadji a dû se tromper dans ses déclarations. Et pour se couvrir, il évoque des actes imaginaires. Seulement, le peuple reste vigilant.

    In “Matin Libre” du 22/09/2017

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    Tchité 1 mois

    Le moralisateur moraliser donc.

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    Bossouko 1 mois

    Antoine je crois que c’est toi le fou.

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    Antoine 1 mois

    Vous êtes fou! Cher Monsieur, c’est des fonds publics, ce n’est pas l’argent de Talon. Tout doit être légal et transparent. A vouloir justifier l’injustifiable, notre pays s’enfonce dans la misère et la mal-gouvernance.

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    Alléluia 1 mois

    Nous aurons le temps de constater que la rupture est en réalité une continuité approfondie du Changement et de la refondation.

    En effet, M. AYADJI, avec la verve qu’on lui connaît, si l’affaire était aussi claire et limpide, il n’aurait pas besoin d’aller puiser les arguments au temps de YAYI et de SOGLO pour aller justifier le présent. La RUPTURE, nous a-t-on dit, devrait rompre avec tout ce qui est obscure et remettre le Bénin sur les rails. L’opacité avec laquelle les affaires de l’État sont conduites ne peut qu’accoucher une telle souris. Que M. AYADJI, qui est un extrémiste avéré, tient en main sa démission, car qu’il ne soit pas étonné que d’autres pans de la même affaire viennent contredire tout ce qu’il a développé dans sa conférence de presse et sur les ondes. La vérité reste la vérité. Elle est lente. Elle prend tout son temps. Mais elle finit par toujours rattraper le mensonge. Aller voir tout ce que Mobutu a fait de son pays a fini par être su et comment a-t-il lui même fini. TALON est parti sur une mauvaise pente et ne soyons pas étonnés plus tard des résultats auxquels on aboutira. Le Bénin n’est pas dans une RUPTURE, mais simplement une continuité de la REFONDATION avec malheureusement la même équipe à plus de 90%.

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    Bossouko 1 mois

    on s’allarme pour rien. Quel mal y a t’il a octroyer une avance a un fournisseur si j’ai un chronogramme bien précis et il y a urgence pour la realisation des travaux avant terme de mon mandat? deja il y a detournement selon vous. C’est rigolo;

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      Merci pour l’objectivité de vos analyses certains. Journaux de mon pays se transforment en opposition et trouvent toujours des problèmes là où il en n’a pas.

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      Napoléon1 1 mois

      C’est bien du détournement mon cher. Apprenons au Bénin à respecter les lois et les dispositions. Nous aimons trop mélanger les Genres afin de créer des zones obscures de pratique douteuse.

      Quand une entreprise a obtenu un marché pour la réalisation d’un projet et que le contrat prévoit que l’entreprise en question réalise d’abord le projet en mobilisant elle-même les ressources et que ce n’est qu’après que l’Etat fait la réception et procède au remboursement, le même Etat ne pouvait encore exécuter des préfinancement.

      L’entreprise en question a obtenu le marché sur cette base et il ne serait question de revenir en arrière et vonlontairement de la part de l’Etat. C’est là que s’installe l’irrégularité qui ouvrira la voie au détournement. Nous sommes trop habitués à ces ambigutés au Bénin et cela doit cesser.

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      OLLA OUMAR 1 mois

      Déboussolé, écervelé, est bossouko dont le chronogramme tourne à l’envers , lui qui ne voit pas la pratique ma.fieuse de détournement dont font preuve ses amis ruptu.c.ons .
      Détournement qui saute aux yeux , vite détectable pour un étudiant en 1ère année au CAP ; et dire qu’ils ont en leur sein des experts comptables , auditeurs , sortis des grands cabinets comme deloitte .
      Au secours France , vient sauver le Benin