Sociétés privées de gardiennage : Des entreprises de maltraitance des agents

Sociétés privées de gardiennage : Des entreprises de maltraitance des agents

Bénin : Vers un assainissement du secteur de gardiennage

Les agents de sécurité privée ne savent plus à quel saint se vouer. Victimes de traitements inhumains de la part de leurs employeurs, les pauvres ne tarissent pas de mots pour qualifier cette attitude.

Certains s’estiment même traités comme des moins que rien, en dépit du rôle prépondérant qu’ils jouent. C’est le constat fait hier mercredi 06 septembre 2017, à Cotonou et environs. «Salaires bas et irréguliers, ou même saucissonnés… Un phénomène qui conduit parfois à des arriérés de plusieurs mois de salaire ». Ces propos de deux agents de sécurité privée, qui ont requis l’anonymat et que nous avons rencontrés à leur poste, montrent bien le mépris avec lequel ils sont traités par leurs employeurs.

C’est le constat fait par une équipe de notre rédaction, hier mercredi 06 septembre 2017 à Cotonou. Contraints parfois à exercer ce métier eu égard au manque d’emploi ambiant, et de la situation économique dans le pays, ces agents sont recrutés sans aucune formalité outre mesure. Ni enquête de moralité, ni examens médicaux pour s’assurer de leur bonne santé… Seul souci des employeurs, disposer des agents à peu de frais pour satisfaire le client, avec qui un contrat onéreux a été signé.

Puisque l’agent n’a pas connaissance du contenu de ce contrat, il est soumis à toutes les épreuves. De sources proches de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), un nombre infime de ces sociétés accorde un traitement digne du nom à leurs agents. Aux dires d’un responsable de la Cnss qui a gardé l’anonymat, « la majorité des entreprises de sécurité privée, soumettent leurs agents à des conditions de travail dégradantes. Pas de congés annuels. Des salaires qui parfois ne font pas les 50% du montant contenu dans le contrat signé avec la société mère. Malgré cela, il leur est encore prélevé des cotisations qui ne sont jamais versées à la caisse ».

Des traitements peu recommandables

Abondant dans le même sens que les deux premiers, Comlan Vodouhê, un autre agent, se désole du traitement qui leur est fait. A l’en croire, ces sociétés font fortune sur

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