Bénin : Les forestiers veulent la libération sans conditions de Patrice Trèkpo

Bénin : Les forestiers veulent la libération sans conditions de Patrice Trèkpo

Les membres du syndicat des forestiers du Bénin (Synforb) et ceux du syndicat national des agents des eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), étaient en Assemblée générale extraordinaire le samedi 07 octobre 2017, à leur base à Cotonou, en présence des figures de proue de la lutte syndicale au Bénin.

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A l’issue des travaux, d’importantes résolutions ont été prises notamment la libération sans condition de leur camarade, le capitaine Patrice Trèkpo, mis aux arrêts de rigueur depuis le 05 septembre dernier.

Les militants du syndicat des forestiers du Bénin (Synforb), et du syndicat national des agents des eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), étaient en Assemblée générale extraordinaire le samedi dernier.

Les participants ont à cette occasion analysé les situations qui prévalent et qui menacent dangereusement leur administration. Les débats ont essentiellement porté sur les conditions de vie et de travail du personnel forestier, le retard de la mise en application de la loi n°2015-20 du 19 juin 2015, portant statut spécial des forces de sécurité publiques et assimilées, ses décrets d’application et le processus ayant conduit à la mise aux arrêts de rigueur pour 60 jours du capitaine Patrice Trèkpo, secrétaire général par intérim du Syna-Efc.

A l’issue des échanges, d’importantes résolutions ont été prises. En effet, les agents de l’administration forestière exigent la libération sans conditions de leur camarade prisonnier d’opinion, illégalement mis aux arrêts de rigueur et gardé dans des locaux illégaux selon les déclarations du Sg Synforb, Alain Komlan Cakpo. Aussi, ont-ils instruit les bureaux directeurs de leurs syndicats aux fins de mettre en œuvre la feuille de route des actions successives à entreprendre, validées par l’assemblée générale extraordinaire. Les congressistes ont parailleurs mis en garde leurs autorités contre toute tentative d’intimidation ou de prises de mesures coercitives contre eux, et ont demandé à leurs collègues de se tenir prêts, engagés pour des actions ultérieures, en vue de la satisfaction de leurs revendications.

Les responsables de toutes les confédérations ou centrales syndicales étaient présents aux côtés des disciples de Saint Hubert pour cette assemblée générale extraordinaire. De Anselme Amoussou de la Confédération des syndicats autonomes (Csa)-Bénin à Emmanuel Zounon de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), en passant par Bachabi Moudachirou de la Cgtb, Kassa Manpo de la Cstb, Noël Chadaré de la Cosi, Houéssionon Christophe de la Csub, Séverin Clément Akiyè du Synapolice-Bénin, tous ont répondu à l’appel pour soutenir leurs camarades du Synforb et du Syna-Efc. Tour à tour, ils ont délivré des messages de soutien à l’endroit des participants.

Selon le Sg de la Cstb, la situation est grave et le président Talon est en train de prendre le contre-pied de toutes les promesses faites au peuple. Et c’est d’ailleurs pour cela que le premier responsable de la Cosi trouve qu’il faut se mobiliser et se mettre ensemble pour mener les actions. Si aux sorties de ses assises le camarade Patrice Trèkpo n’est pas libéré, c’est qu’ils auront échoué. Son collègue de la Cgtb demandera qu’on se mette en rang serré pour faire reculer ce pouvoir. Le Sg de la Csa-Bénin a pour sa part estimé que l’époque où le militaire ou le paramilitaire doit se taire quelque soit ce qui arrive, est révolue.

Tous promettent des actions énergiques les jours à venir, pour dénoncer les dérives du régime en place et dénoncer la restriction des libertés chèrement acquises

Commentaires

Commentaires du site 7
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    avouchele 2 semaines

    en tout cas prions pour ce pays

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    en cas prions pour ce pays

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    Amaury 2 semaines

    Il ne lui reste que 25 jours à tirer. A sa sortie, qu’il porte l’affaire devant qui de droit si ce n’est pas encore fait.

    Que d’arbitraire sous cette rupture !

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    Karl 2 semaines

    Je trouve que la réaction est tardive mais il n’est jamais tard pour sauver son collègue des griffes de la rupture allergique aux libertés d’opinion. Courage la libeté s’arrache.

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    Tchité 2 semaines

    C’est une honte pour ce pays, que ce soit celui qui dénonce le faux et la destruction de la nature et de l’environnement et qui, aussi, défend le droit de ses collegues qui est mis au arret sans procès équitable.

    C’est triste pour le pays.

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    OKPEICHA 2 semaines

    les syndicalistes béninois doivent faire preuve de proactivité.On ne comprend pas le zèle du ministre tonato adepte de AMANI qui à l’occasion veut donner des leçons à qui?

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    joeleplombier 2 semaines

    Mis aux arrêts de rigueur pour délit d’opinion ????
    Talon a oublié quand il prenait la tengente dans le coffre d’un taxi brousse sous la menace de Houndegnon à l’époque, nous étions à ses côtés. S’il perd la mémoire aujourd’hui ; c’est que le pouvoir transforme l’homme.
    Et pourtant ; ce syndicaliste n’a point grugé les caisses de l’Etat de plusieurs milliards de nos francs comme ce fut le cas de Patrice Talon.
    L’histoire est têtue.