Entretiens de la coopération à la Fadesp: La francophonie au cœur des échanges

Entretiens de la coopération à la Fadesp: La francophonie au cœur des échanges

La création de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), a certainement eu des impacts sur la gouvernance des pays membres, notamment africains. Mais face aux nouveaux défis, l’avenir de cette organisation semble en préoccuper plus d’un.

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C’est d’ailleurs ce qui justifie la première édition des entretiens de la coopération, organisés le vendredi 27 octobre 2017 par la Faculté de droit et de science politique (Fadesp), à la salle Conceptia Ouinsou de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), sur le thème : « Regards sur la coopération francophone ».

La première édition des entretiens de la coopération de la Faculté de droit et de science politique, a tenu toutes ses promesses. C’est du moins ce que l’on peut dire eu égard aux différentes communications qui ont été présentées le vendredi 27 octobre 2017, à la salle Conceptia Ouinsou de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Plus riches les unes que les autres, ces communications ont permis aux étudiants en thèse de comprendre davantage la thématique : « Regards sur la coopération francophone ».

Mais avant les communications, les participants ont eu droit au mot de bienvenue et de présentation de la philosophie du projet desdits entretiens, puis au discours d’ouverture. Le doyen de la Fadesp, le professeur Joël Aivo, n’a pas manqué de saluer les uns et les autres pour avoir honoré la rencontre de leur présence, avant de présenter la philosophie desdits entretiens. Selon ses explications, l’objectif de cette première édition des entretiens de la coopération est de jeter un regard sur les impacts de la coopération francophone avec les pays africains membres, notamment en matière d’enracinement de la démocratie et de la culture.

L’avenir de la francophonie et ses suites sont autant de questions qui préoccupent face aux différents mouvements dans le monde, a fait remarquer le doyen. Le directeur de cabinet du secrétariat de la francophonie, le professeur Jean-Louis Atangana, a indiqué que depuis sa naissance, la francophonie s’est adaptée aux changements du monde pour dissiper les inquiétudes qui sont faites çà et là. Expliquant les implications de la francophonie dans le processus de bonne gouvernance dans les pays membres, il a mentionné qu’en la matière il n’est point besoin de faire l’apologie de la francophonie.

« Nous accompagnons les Etats dans la mise en œuvre des plans nationaux de développement » a-t-il déclaré.

Face aux effets des changements climatiques auxquels sont confrontés les pays membres poursuit-il, nous avons décidé de les accompagner afin de faire face à ces effets. La francophonie est aussi préoccupée par les questions de terrorisme et de radicalisation. En la matière, elle accompagne les Etats membres pour une lutte efficace et efficiente a laissé entendre le directeur. Répondant à la question de savoir quel sera l’avenir de la francophonie, Jean-Louis Atangana a annoncé que la francophonie sera ce que les Etats membres voudront qu’elle soit, après avoir félicité le doyen de la Fadesp pour avoir initié cette rencontre qui, soutient-il, est très instructive pour les acteurs et étudiants.

Première communication

Dans sa communication portant sur le thème : « L’Oif : de la francophonie culturelle à la francophonie politique », Jean-Louis Roy ancien secrétaire de la francophonie, a laissé entendre que contrairement à ceux qui pensent que la francophonie n’a jamais été politique : « Elle est politique depuis le début ». Pour étayer son argumentaire, il soutient que le financement des langues nationales africaines par la francophonie est politique. Il estime que la francophonie doit entrer dans le politique pour consolider le système judiciaire. Depuis 1990 argue-t-il, il y a eu de véritables évolutions dans des Etats membres de la francophonie, en ce qui concerne la bonne gouvernance.

Deuxième communication

« La politique fait du tort à la démocratie », a laissé entendre le professeur Christine Desouches, ancienne déléguée à la démocratie et aux droits de l’homme et ancienne conseillère spéciale du président de la francophonie, pour montrer que la politique, notamment dans les pays africains, n’est pas de nature à assurer la démocratie. C’est à l’entame de sa communication sur le thème : « La francophonie au service des droits, au service de la démocratie et de la paix », qu’elle l’a fait savoir. Les béninois ont joué un rôle décisif dans les différentes étapes de la francophonie, a témoigné Christine Desouches. Mieux, la conférence des forces vives de la nation, continue d’être une référence en matière d’Etat de droit. Expliquant les différentes actions de la francophonie en matière de démocratie et de bonne gouvernance, elle a indiqué qu’il y a eu une mission d’appui à la paix dans les différents pays membres et un plan d’action de développement en leur faveur.

« La francophonie a fait des sensibilisations à l’endroit des jeunes pour lutter contre la radicalisation et l’extrémisme », a-t-elle conclu.

Troisième communication

Dans la troisième communication portant sur « Les axes de coopération de la francophonie », Eric Adja, directeur Afrique de l’Ouest de l’Oif,  a mentionné que les défis auxquels la francophonie est confrontée sont de deux ordres. Premièrement, le défi de la formation. A ce niveau, il a expliqué que les formations données dans les Etats membres doivent déboucher sur l’employabilité et devenir un levier de développement. Le second défi est relatif au financement : « Nous devons créer de la confiance entre les banque et les jeunes pour garantir les financements », a-t-il ajouté

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