La relance économique du Bénin otage des humeurs politiques de Talon

La relance économique du Bénin otage des humeurs politiques de Talon

Les secteurs économiques du Bénin sont à l’épreuve de la politique de la ruse du gouvernement de la rupture. Les opérateurs économiques du Bénin viven

Bénin : Patrice Talon reçoit les syndicats mardi prochain

Les secteurs économiques du Bénin sont à l’épreuve de la politique de la ruse du gouvernement de la rupture. Les opérateurs économiques du Bénin vivent des moments particulièrement difficiles sous le régime de la rupture. Une situation qui hypothèque les possibilités de relance des activités économiques.

La relance des secteurs d’activité économique du Bénin, évolue au gré des humeurs du chef de l’Etat Patrice Talon, avec sa flopée de réformes économiques. Il fait subir aux opérateurs économiques des mesures contraignantes qui ne favorisent plus le développement de leurs activités. Plusieurs faits montrent combien la relance économique est otage des humeurs politiques du président de la République. Au regard des informations recueillies çà et là auprès des acteurs du secteur privé, des opérateurs économiques de différents secteurs d’activité, on peut conclure que l’environnement des affaires au Bénin traverse une zone de turbulences. L’espoir se mue en désespoir chez certains opérateurs économiques, par le fait d’être proches du chef de l’Etat, auraient quadrillé presque tous les domaines d’affaires qu’ils gèrent à leur guise. C’est-à-dire que les hommes d’affaires proches du régime ont jeté leur dévolu sur les différentes activités économiques rentables du pays, dans un contexte de concurrence déloyale avec les autres opérateurs économiques. Le hic, c’est que les opérateurs économiques qui ne sont pas favorables au régime subissent des redressements fiscaux, qui restent un moyen de pression des régimes successifs pour ‘’intimider’’. Les cas sont légions. Mais les derniers qui sont encore frais dans la mémoire, c’est le calvaire que le chef de l’Etat fait subir à certains opposants dont un député à l’assemblée nationale, membre de la minorité parlementaire ; un ancien député président de parti politique natif du plateau d’Abomey ; un homme d’affaires candidat aux dernières élections présidentielles, membre influent de la coalition de la rupture ; un autre homme d’affaires spécialisé dans le coton etc.

Du redressement à la pression fiscale

Selon nos sources, le Pdg de la société B. A., président de parti politique, a réussi à s’acquitter des montants fixés par les services des impôts, après le redressement de ses sociétés. Mais il a été surpris de constater que les services des impôts ont exprimé leur intention de passer une seconde fois, sous prétexte qu’il y a eu erreur lors de leur premier passage.

Qu’il vous souvienne que ce dernier a fait une

sortie médiatique en mai passé pour dénoncer la gouvernance politique du chef de l’Etat, et ce qu’il avait appelé acharnement contre les créateurs de richesse. Ses propos traduisent une certaine opposition au régime de la rupture. Il avait exhibé des preuves pour soutenir ses arguments. Quelques jours après, ce conseiller communal du zou n’a pas échappé au redressement fiscal. Le député natif du septentrion, membre de l’opposition parlementaire, dans un passé récent s’est débattu contre les sbires du régime qui ont tenté de le vilipender dans une affaire de dette à la Société béninoise d’énergie électrique. Après le retrait de la licence d’exploitation de son réseau Gsm, il a été épinglé comme un client gros débiteur, avec des pratiques douteuses par le Dg/Sbee. Après s’être exprimé, battant en brèche toutes les allégations à son encontre, les sociétés de ce dernier auraient subi un redressement fiscal et le contrat de communication de sa chaîne de télévision avec le gouvernement a été suspendu. C’est en effet dans le même contexte que les déboires du présidentiable, très influent, ont commencé avec le régime. Ses nombreuses prises de position après l’affaire dite de ‘’cocaïne pure’’, ont valu la suspension de son terminal à conteneur. S’en est suivie une série de redressements fiscaux de plus de cent milliards fcfa. Le potentiel concurrent du chef de l’Etat dans le domaine du coton a assisté impuissant à la reprise de B. M. H. par le gouvernement, et la liquidation de son usine d’égrenage de coton au nord du pays.

Prise en otage des secteurs d’activités économiques

Après environ deux ans de gouvernance Talon, l’environnement des affaires est très peu reluisant au Bénin. Une situation pénible pour les opérateurs économiques, qui pousse certains à procéder à des licenciements au motif que rien ne marche ces derniers mois. C’est dans cette atmosphère qu’une société spécialisée dans les hydrocarbures a adressé un courrier aux délégués du personnel dont l’objet est intitulé « notification de projet de licenciement pour motif économique ». Les difficultés des opérateurs économiques sous le régime de la rupture s’intensifient

Commentaires

Commentaires du site 2
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    N’importe quoi

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    sebastien accromessi Il y a 12 mois

    il faut un coup d’État les peureux de militaires que nous avons aujourd’hui