L’agriculture béninoise amorce un nouvel essor

L’agriculture béninoise amorce un nouvel essor

Deux nouveaux projets donneront les années à venir un coup d’accélérateur au processus de rayonnement de notre agriculture. Il s’agit du Projet d’appu

L’avenir de l’Afrique passe par une réforme complète de son agriculture, selon Lionel Zinsou

Deux nouveaux projets donneront les années à venir un coup d’accélérateur au processus de rayonnement de notre agriculture. Il s’agit du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada), et du Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao).

Vendredi 19 janvier 2018 à l’hôtel Azalai, le ministre de l’agriculture Gaston Dossouhoui a procédé au lancement de la deuxième phase desdits projets, qui sera exécutée par le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad).

Un pas de géant vient d’être posé dans la marche du Bénin pour devenir une puissance agricole. Au cours d’une cérémonie riche en couleurs et en sons (grâce à la troupe Supers Anges Houindonaboua), le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui, a procédé au lancement des deuxièmes phases de ces deux projets dont l’impact sur notre agriculture ces dernières années à été important.

Il s’agit du Pada et du Ppaao, deux projets quinquennaux qui ont tous pris fin en 2017. En léthargie depuis Juin 2017, le Pada a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale pour quatre ans, alors que le Ppaao terminé depuis mars 2017, a bénéficié d’un financement de l’Association internationale de développement (Ida), de 13,5 milliards pendant trois ans. Ayant pour objectif de contribuer à la restauration et à l’amélioration de la productivité aux champs, et à la valeur ajoutée post-récolte des chaînes de valeur riz, mais, ananas, anacarde et poisson, le Pada est un projet national. A son opposé, le Ppaao est un projet régional mis en œuvre dans le cadre de la politique de la Cedeao visant à atteindre à l’horizon 2030, le 2e objectif au titre des Objectifs de développement durable (Odd), à travers l’élimination de la faim, l’assurance de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la nutrition. Il s’agit du développement, de la production, et de l’utilisation des technologies en vue d’améliorer la productivité agricole et la croissance économique, en réduisant la pauvreté chez les bénéficiaires ».

Présentant ce projet, le ministre Dossouhoui a mis l’accent sur cet

impact. « Au terme de la mise en œuvre de la phase initiale, le Pada a touché 180200 bénéficiaires dont 36,74 % de femmes. Un total de 191410 tonnes de produits a été transformé et 216460 tonnes d’ananas et d’anacarde ont été exportées de la zone de projet. Les interventions du Pada ont également eu un effet positif sur la productivité des filières cibles, comme le riz et l’ananas », précise le ministre. La première phase du Ppaao n’a pas un bilan moins impressionnant. « Le Ppaao a impacté 432932 bénéficiaires directs, dont 39,55% de femmes, généré 16 technologies avec au moins une augmentation de 15% de productivité, déployé ces nouvelles technologies sur une superficie totale de 290040 ha, et octroyé des bourses de formation diplomantes, à cent deux étudiants dont 45 femmes », ajoute-t-il.

Consolider les acquis

C’est fort de ces résultats, que le gouvernement a œuvré pour trouver des financements additionnels afin de continuer ces deux projets. « Au vu de ces résultats de la phase initiale, un financement additionnel est accordé par la Banque mondiale pour en consolider et mettre à l’échelle les acquis, et pour appuyer d’autres domaines du secteur agricole. Il s’agit d’un financement de 45 millions de dollar pour le Pada-Fa, et 20 millions de dollar Us pour le Ppaao pour une durée de 4ans et de 3 ans respectivement. Pour le Pada, « le financement additionnel vise essentiellement la consolidation et la mise à échelle des réalisations de la phase initiale. Il ambitionne surtout de capitaliser les acquis énumérés supra et d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et d’entreposage ». Le financement additionnel permettra au cours des trois prochaines années, de consolider les acquis de la première phase du Ppaao à travers la diffusion et l’adoption à grande échelle des technologies, et de contribuer à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’Action du Gouvernement, en intensifiant les actions sur les cultures comme l’ananas, l’anacarde, le riz, le mais ainsi que le poisson. Avec la phase additionnelle, le PPAAO-Bénin s’ouvrira à d’autres spéculations comme les cultures maraichères, la volaille et les petits ruminants, en même temps qu’il travaillera à l’amélioration des conditions nutritionnelles de nos populations, en partenariat avec le secteur privé.

Ces deux projets cadrent bien avec la vision du chef de l’Etat de faire de l’agriculture le principal levier de développement dans son Programme d’action du gouvernement (Pag). « Ces deux projets continueront à agir en parfaite synergie tant du point de vue de la diffusion des technologies que de leurs modes d’interventions », affirme Gaston Dossouhoui.

Son intervention a été précédée de celle d’Erick Abiassi de la Banque mondiale, le partenaire technique. Pour M. Abiassi, « la mise en œuvre du Pada et du Ppaao permettra de changer la physionomie des filières soutenues, tout en apportant un appui aux réformes en cours dans le secteur dont les objectifs sont pleinement en phase avec ceux du groupe de la Banque mondiale, consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée ». Dans leurs interventions,  M. Ernest Comlan Pedro du Pascib, chargé du contrôle citoyen de l’ensemble des actions des projets et M. Ahouandjinou, représentant de la plate forme des organisations paysannes bénéficiaires des projets, ont tous promis de jouer leur partition pour la réussite de ces projets. Au début de la cérémonie, Bertin Adéoti coordonnateur du Procad dans son allocution de bienvenue, a rassuré les différentes parties de la bonne gestion de ces projets et des fonds, et invité la Banque mondiale à continuer à faire confiance à ce programme qu’il a la fierté de diriger

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    AFFOKPOFI Il y a 10 mois

    LE TURBO DIESEL EST EN MARCHE.