Derrière les chiffres records de la production de coton, d’anacarde ou de soja au Bénin, se cache une réalité souvent silenciée : l’omniprésence des femmes. Bien que l’imaginaire collectif dessine encore le visage de l’agriculture sous des traits masculins, les Béninoises sont pourtant les véritables colonnes vertébrales de la sécurité alimentaire, opérant avec résilience dans l’ombre des projecteurs et des politiques foncières.
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Jeunesse béninoise sous l’emprise des psychotropes: Il est temps de fermer les vannes de l’importation
Le réveil a été brutal cette semaine pour les réseaux de trafiquants et de cybercriminels dans la commune d’Ouidah. Alors que le pays s’interroge sur la montée de l’insécurité et la déshérence d’une partie de sa jeunesse, le commissariat de Pahou a frappé un grand coup. Entre le 16 et le 17 mars 2026, une série d’opérations musclées a permis de mettre à nu des réseaux organisés de vente de produits psychotropes. Mais au-delà de l’action policière, un cri de ralliement s’impose : pour sauver la jeunesse, il faut désormais prendre le taureau par les cornes et verrouiller les frontières à ces poisons venus d’ailleurs.
Opposition béninoise : Une rencontre tardive entre la FCBE et Les Démocrates ?
Des délégations des partis Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et Les Démocrates (LD) se sont rencontrées mardi 17 mars 2026, à quelques semaines de l’élection présidentielle prévue le 12 avril. Cette initiative, engagée à la demande de Paul Hounkpè, candidat de la FCBE, intervient après plusieurs cycles électoraux marqués par l’absence d’entente entre les deux formations. Selon les informations communiquées par les partis concernés, la rencontre s’inscrit dans une dynamique de discussions en vue d’une éventuelle coalition de l’opposition. Aucun détail n’a été rendu public sur la composition des délégations ni sur les points précis abordés.
Santé au Bénin : Résoudre l’équation entre responsabilité, droits et protection
La récente suspension des stages hospitaliers par les étudiants en médecine, après la condamnation d’agents de santé à la suite d’un décès au CHU de l’Ouémé, a relancé le débat sur la responsabilité médicale au Bénin. Au cœur des interrogations : comment garantir la justice pour les patients sans transformer l’hôpital en tribunal permanent pour les praticiens ?
L’Afrique et la faim en 2026 : Le défi colossal de la résilience alimentaire face à un monde en mutation
Alors que les enjeux climatiques et géopolitiques redéfinissent les équilibres mondiaux, l’Afrique se trouve à la croisée des chemins. Si le continent dispose de terres arables vastes et d’une jeunesse dynamique, la réalité statistique de 2026 sonne comme un avertissement. Selon le dernier rapport du think tank britannique Economist Impact, réalisé en partenariat avec Cargill, la résilience alimentaire reste une exception plutôt qu’une règle sur le continent.
Bénin : Boni Yayi et « Les Démocrates », un mariage forcé ?
La scène politique béninoise est en ébullition depuis l’annonce de la démission de Boni Yayi de la présidence du parti « Les Démocrates » (LD). Alors que le Comité Permanent du parti a rejeté cette décision, une question brûle toutes les lèvres : pourquoi l’état-major du principal parti d’opposition s’accroche-t-il avec autant de vigueur à un leader qui exprime le souhait de se retirer ? Entre stratégie de survie électorale et culte de la personnalité, l’analyse de cette cohabitation ressemble de plus en plus à un « mariage forcé ».
Dérives répétitives en ligne au Bénin: Et si l’Etat posait des limites à l’activité sur les réseaux sociaux?
L’ère du numérique au Bénin ressemble de plus en plus à un terrain miné où la quête effrénée de visibilité se heurte brutalement à la rigueur de la loi. En l’espace de quelques mois, les arrestations et condamnations de figures de proue du réseau social TikTok se sont multipliées, jetant une lumière crue sur un phénomène inquiétant : la confusion entre divertissement, mise en scène criminelle et cyberdélinquance.
Déménagement de Dantokpa au Bénin : Quel avenir pour les petits métiers ?
Les autorités béninoises préparent le redéploiement progressif des activités du marché international de Dantokpa vers de nouveaux sites commerciaux dans le Grand Nokoué. Dans les prochaines semaines, une partie des commerçants devra rejoindre le Pôle commercial Général Mathieu Kérékou (GMK), situé à proximité du Stade de l’Amitié à Cotonou, tandis que les grossistes en produits alimentaires seront orientés vers le Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, communément appelé marché de gros d’Akassato. Derrière cette réorganisation urbaine, c’est tout un écosystème de petits métiers qui retient son souffle. Dans les prochaines semaines, les premières enseignes quitteront Dantokpa pour rejoindre le GMK ou Akassato — un départ qui entraîne bien plus que des cartons à déménager. Car derrière cette relocalisation, c’est toute une chaîne de petits métiers qui devra se réinventer. Ce transfert concerne notamment les secteurs du textile, de la maroquinerie, de la cosmétique et de la bijouterie pour le site GMK. Le marché de gros d’Akassato accueillera, pour sa part, les opérateurs spécialisés dans les denrées alimentaires en grande quantité. Cette réorganisation vise à déconcentrer les activités du plus grand marché à ciel ouvert du pays et à les répartir dans des infrastructures dédiées.
Relation parent-enfant au Bénin : Le dialogue, une urgence vitale face au silence qui tue
C’est un fait divers qui revient avec une régularité glaçante dans nos colonnes : un adolescent qui avale du poison après une réprimande, une jeune fille qui se jette dans un puits suite à une mauvaise note ou une dispute familiale. Au Bénin, face à ces tragédies, le réflexe collectif est souvent le même : on invoque le « mauvais sort », la « main invisible » d’un sorcier ou un mystère insondable. Pourtant, derrière le voile du mysticisme se cache une réalité sociologique bien plus concrète et dévastatrice : l’absence quasi totale de dialogue véritable entre parents et enfants.
Liberté d’expression à l’ère numérique: Les limites à ne pas franchir
À l’heure où le smartphone est devenu le prolongement naturel de la main, la parole n’a jamais été aussi libre. Mais cette liberté nouvelle, amplifiée par les réseaux sociaux, se heurte de plus en plus violemment à une réalité juridique stricte. Au Bénin comme ailleurs, l’illusion d’anonymat derrière un écran s’efface devant la portée incontrôlable des contenus et la rigueur des cadres législatifs. Il suffit d’un clic, d’un pouce levé ou d’un commentaire acerbe pour basculer du débat d’idées à l’infraction pénale. Dans le confort de son salon, protégé par une vitre tactile, l’internaute oublie souvent qu’il n’est plus dans une conversation privée, mais sur une place publique planétaire.
Présidentielle 2026 au Bénin : la mobilisation des électeurs, l'autre bataille des candidats
À l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2026, l’attention se porte sur les candidats et les alliances en construction. Mais au-delà des dynamiques partisanes, un autre facteur pourrait peser de manière déterminante dans l’issue du scrutin : la mobilisation des électeurs. Dans un environnement marqué par des niveaux de participation en baisse lors des dernières consultations, la capacité à inciter les citoyens à se rendre aux urnes apparaît comme un enjeu central pour les acteurs politiques. Au cours des dernières années, plusieurs scrutins organisés au Bénin ont suscité des débats sur le niveau de participation électorale. Les dernières élections législatives communales, en particulier, ont été marquées par des taux de mobilisation qui ont alimenté les analyses sur l’engagement citoyen. Ces tendances invitent à s’interroger sur les facteurs susceptibles d’influencer la participation. Si les élections présidentielles mobilisent généralement davantage, la dynamique observée lors des consultations intermédiaires constitue un indicateur que les acteurs politiques ne peuvent ignorer à l’approche de 2026.
Bénin : après le départ de Luc Atrokpo pour le Parlement, la bataille pour le contrôle de l’Ancb ouverte
Le départ de Luc Atrokpo pour le Parlement, à la faveur de son élection à l’Assemblée nationale, rebat les cartes au sein de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). À peine les nouveaux maires installés dans leurs fonctions, ils doivent s’armer pour le contrôle de cette faîtière stratégique des collectivités locales. Depuis plusieurs années, l’Ancb joue un rôle central dans la coordination des communes, la défense de leurs intérêts auprès de l’État central et des partenaires techniques et financiers, ainsi que dans le renforcement des capacités des exécutifs locaux. Sous la présidence de Luc Atrokpo, également maire de Cotonou, l’organisation a consolidé sa visibilité institutionnelle et son influence dans les discussions relatives à la décentralisation.
Promotion des jeunes dans les mairies : La jeunesse béninoise face à ses responsabilités
Au Bénin, un vent nouveau semble souffler sur la gouvernance locale. À l’occasion de l’installation des exécutifs communaux de la cinquième mandature de la décentralisation, plusieurs jeunes figures ont été propulsées à la tête de mairies à travers le pays. Ce renouvellement générationnel, salué par certains comme un signal fort d’ouverture et de modernisation, place désormais la jeunesse béninoise face à ses responsabilités historiques. Depuis les dernières élections communales, l’on observe une percée notable de jeunes cadres dans les conseils communaux. Mieux, dans certaines localités, ces jeunes élus ont réussi à s’imposer comme maires ou adjoints au maire, marquant ainsi une rupture avec une tradition dominée par des figures plus expérimentées, parfois installées depuis plusieurs mandats. Ce changement intervient dans un contexte politique marqué par les réformes engagées sous le régime du président Patrice Talon, notamment en matière de gouvernance locale et de rationalisation de l’action publique. La décentralisation, amorcée depuis les années 2000, semble entrer dans une phase de consolidation où compétence, performance et redevabilité deviennent des exigences centrales.
Politique en Afrique : L’éthique, une illusion ou un rêve lointain ?
Le spectacle est devenu presque banal sur les écrans de télévision et les fils d’actualité du continent noir. En Afrique, la politique semble souvent être un théâtre d’ombres où les convictions se négocient au plus offrant et où l’éthique, cette boussole morale censée guider l’action publique, paraît reléguée au rang de mythe antique. Le mal le plus visible de cette érosion morale porte un nom bien connu : la transhumance politique. À l’image des troupeaux cherchant des pâturages plus verts selon les saisons, une partie de la classe politique africaine migre sans vergogne vers les cercles du pouvoir dès que le vent tourne. Ce phénomène n’est pas qu’une simple anecdote de carrière. Il révèle une absence structurelle d’idéologie. Dans de nombreuses démocraties du continent, les partis politiques ne se forment pas autour d’un projet de société ou d’une vision économique claire, mais autour d’une personnalité ou d’une appartenance ethnique. Résultat : lorsque le chef change de camp ou que le parti au pouvoir propose un ralliement, les militants et les cadres suivent, souvent pour garantir leur survie matérielle ou leur impunité. « La politique en Afrique est devenue un investissement à court terme, pas un engagement pour la cité », déplore un analyste politique basé à Nairobi. « On n’entre plus en politique pour servir, mais pour se servir et se protéger. »
Développement communautaire au Bénin: Et si on ressuscitait « l’Initiative de Dogbo » ?
Dans l’histoire du développement local au Bénin, certaines époques résonnent comme des promesses de souveraineté. Entre 2012 et 2013, une action salutaire avait émergé et propulser une approche nouvelle dans le développement communautaire. Il s’agit de « l’Initiative de Dogbo ». Treize ans plus tard, alors que le pays s’engage dans des réformes structurelles majeures, une question s’impose : ce modèle de solidarité agissante ne détient-il pas la clé d’un développement communautaire, durable et authentique ? « L’Initiative de Dogbo » n’était pas une simple stratégie administrative, mais une véritable philosophie de l’action publique. Elle n’était pas un programme mais , une approche réaliste et réalisable pour construire les infrastructures sociocommunautaires. Un responsable du développement rural (RDR) de l’époque, décrivait cette approche comme un « nouvel élan de solidarité ». L’idée était de consacrer un jour par semaine, soit 52 jours par an, au travail communautaire. Ce n’était plus l’État central qui « apportait » le développement comme un colis scellé, mais la communauté qui le bâtissait de ses propres mains, brique après brique. Son principe ? Impliquer directement les cadres, les fils et les filles d’une localité dans la construction d’infrastructures sociocommunautaires de base. De Dogbo à Savè et même ailleurs, l’objectif était ambitieux : ériger des modules de classes à partir de l’engagement et de l’investissement de la communauté. La stratégie consistait à mobiliser l’expertise et la main d’œuvre locale pour l’exécution des travaux comme contribution à l’action publique. En face, ceux qui ne sont pas qualifiés pour les travaux concernés et toute la communauté mobilise le matériel nécessaire à l’atteinte de l’objectif. La participation de l’Etat intervient dans la mise en place de personnels qualifiés pour la fonctionnalité des infrastructures réalisées.
Bénin : Le gouvernement de Talon bientôt remanié ?
Le paysage institutionnel béninois est en pleine ébullition. Alors que la 10e législature prend ses marques au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, la mise en place des organes de l’Assemblée nationale pourrait avoir des implications sur la configuration de l’exécutif. L’élection des présidents des commissions permanentes, étape structurante du fonctionnement parlementaire, pose notamment la question d’éventuels réaménagements gouvernementaux. L’événement déclencheur de cette probable mutation gouvernementale est sans conteste la promotion parlementaire de Mme Eléonore Yayi Ladékan. Figure de proue de l’enseignement supérieur sous le régime de la Rupture, celle qui tenait fermement les rênes du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS) vient d’être portée à la tête de l’une des prestigieuses commissions permanentes de l’Assemblée nationale, notamment la commission de l’Éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales. En vertu du principe d’incompatibilité entre les fonctions de membre du gouvernement et celles de député, qui plus est, exerçant une responsabilité majeure au sein du bureau ou des commissions, son départ du gouvernement apparaît probable. S’il devait se concrétiser, il poserait la question de la continuité des réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur. Qui pour lui succéder et maintenir le cap ? La question anime toutes les conversations dans les couloirs de l’administration.
Bénin: aucun ancien député LD dans le bureau de la 10ᵉ législature
L’installation du bureau de la 10ᵉlégislature de l’Assemblée nationale du Bénin continue de susciter commentaires et interrogations dans le landerneau politique. Un fait majeur retient particulièrement l’attention : aucun des anciens députés issus du parti d’opposition Les Démocrates (LD), ayant rallié la majorité présidentielle en plein processus électoral, ne figure dans l’actuel bureau du Parlement. Ils sont six anciens députés, jadis membres ou proches du principal parti d’opposition, à avoir démissionné de leur formation politique pour se faire positionner sur les listes de la majorité présidentielle. Un choix stratégique qui leur a permis d’être élus députés lors des législatives de janvier 2026, mais qui ne leur a manifestement pas ouvert les portes des instances dirigeantes du Parlement.
Désordre dans le culte Egungun au Bénin : Qu'attendent les dignitaires pour imposer la discipline ?
Le Bénin, terre de traditions et berceau du vodun, s’est engagé dans une course effrénée vers le rayonnement international. Entre la construction de musées monumentaux et la promotion de la « Destination Bénin », le pays veut offrir au monde la splendeur de son patrimoine immatériel. Pourtant, au milieu de cette fresque culturelle ambitieuse, l’organisation de certaines … Continuer la lecture
Vision Bénin 2060 : Le défi d'une prospérité à l'épreuve du temps
Alors que le sablier de la Vision 2025 s’ est écoulé, le Bénin tourne officiellement une page de son histoire ce mardi 3 février 2026. Sous l’égide du président Patrice Talon, le pays lance sa nouvelle boussole stratégique : la Vision Bénin 2060 Alafia. Entre promesses de grandeur pour le centenaire de l’indépendance et le contexte politique national, ce nouveau cap interroge autant qu’il ambitionne. Il y a deux décennies, le Bénin se rêvait en « pays phare, bien gouverné et à économie prospère » à l’horizon 2025. Aujourd’hui, l’heure est à l’inventaire. Le bilan de la Vision 2025 Alafia est, de l’aveu même des experts, « mi-figue, mi-raisin ». Si les réformes structurelles du régime de la Rupture ont doté le pays d’infrastructures modernes et d’une gestion publique plus rigoureuse, l’évolution des indicateurs sociaux s’inscrit dans un processus de plus long terme. Le taux de croissance, espéré à 12,4 %, a stagné autour de 6,3 %, dans un contexte où la pauvreté demeure une réalité pour une part significative de la population, estimée à plus d’un tiers. C’est dans ce sillage doux-amer que naît Bénin 2060 Alafia, sous-titrée « Un monde de splendeurs ». Le choix de 2060 n’est pas anodin : il marque le centenaire de l’accès à la souveraineté internationale, une date symbolique pour projeter une transformation radicale sur 35 ans.
Enseignement technique au Bénin : Les lycées agricoles à l’épreuve d’une première année de réforme
Engagée dans une dynamique de modernisation de son système éducatif, la République du Bénin a amorcé une réforme ambitieuse de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, avec un accent particulier sur les lycées agricoles. Cette première année d’expérimentation constitue un tournant important et est perçue désormais comme un levier stratégique du développement économique et de la lutte contre le chômage des jeunes. Au cœur de cette réforme figure la création de nouvelles filières agricoles et para-agricoles, conçues pour mieux répondre aux réalités du marché de l’emploi et aux besoins de l’économie nationale. Dans plusieurs lycées agricoles du pays, des formations innovantes ont vu le jour, notamment en agroécologie, transformation agroalimentaire, machinisme agricole, aquaculture ou encore gestion des exploitations agricoles. L’objectif affiché par les autorités est clair : former des techniciens qualifiés, capables non seulement de produire, mais aussi de transformer, conserver et commercialiser les produits agricoles. Cette diversification des filières vise également à rendre l’enseignement agricole plus attractif pour les jeunes, souvent réticents à s’engager dans des formations perçues comme peu valorisantes ou peu rentables. Si la création de nouvelles filières constitue une avancée notable, la réforme met également en lumière la nécessité d’actualiser les curricula de formation. Les anciens programmes, jugés théoriques et parfois obsolètes, laissent progressivement place à des contenus plus pratiques, axés sur les compétences, l’innovation et l’entrepreneuriat agricole.
Représentativité des femmes à l’Assemblée nationale : Des efforts toujours attendus du Bénin
La question de la représentativité des femmes dans les sphères de décision demeure un enjeu majeur de la démocratie béninoise. À l’issue de l’installation de la 10e législature de l’Assemblée nationale, la présence féminine au Parlement s’établit à environ 32 %. Un chiffre qui, bien qu’en légère progression par rapport aux décennies passées, reste inchangé par rapport à 2023 et en deçà des attentes en matière d’égalité des sexes. Avec près d’un tiers de femmes parmi les députés, le Bénin confirme une tendance à la hausse amorcée ces dernières années, notamment grâce aux réformes du système partisan et aux mécanismes incitatifs mis en place pour favoriser la participation politique des femmes. Toutefois, cette progression semble marquer le pas. En 2026, le pays n’a pas fait mieux qu’en 2023, révélant les limites des dispositifs actuels. Pour de nombreux observateurs, ce plafond autour de 30 % traduit une avancée timide, encore en deçà de l’objectif d’une représentation paritaire qui permettrait aux femmes de peser pleinement dans les débats et les décisions législatives.
Automédication : Une pratique dangereuse pour la santé des enfants
Dans de nombreux foyers, l’automédication est devenue un réflexe quasi automatique face à la maladie d’un enfant. Fièvre, toux, diarrhée, maux de ventre ou fatigue inhabituelle : avant même de consulter un agent de santé, certains parents se tournent vers des médicaments conseillés par un voisin, un proche ou un vendeur ambulant. Une pratique banalisée, souvent motivée par la pauvreté, la méconnaissance ou l’urgence apparente, mais qui peut avoir de graves conséquences sur la santé des enfants. « Quand le fils de la voisine avait eu les mêmes symptômes, c’est ce médicament qui l’a guéri », entend-on souvent dans les conversations. Cette logique, pourtant dangereuse, guide de nombreuses décisions parentales. Par souci d’économie ou par paresse ou autres raisons, des parents administrent à leurs enfants des médicaments sans ordonnance, parfois sans connaître la posologie exacte ni même la nature réelle de la maladie. Cette pratique repose sur une confusion fréquente : croire que des symptômes similaires traduisent forcément la même maladie. Or, chez l’enfant, une fièvre peut cacher une infection bénigne comme une pathologie grave nécessitant une prise en charge urgente. L’automédication masque souvent les signes réels de la maladie et retarde le diagnostic médical.
Secteur éducatif béninois : La préscolarisation révèle des statistiques préoccupantes
Au Bénin, la question de la préscolarisation refait surface, à la lumière de statistiques jugées alarmantes par les acteurs du sous-secteur. Selon Gaétan Kponoukon, secrétaire général du Syndicat national des enseignants de la maternelle (Synaem Bénin), moins de 20 % des enfants béninois bénéficient aujourd’hui d’une éducation préscolaire. Un chiffre qui interpelle. La situation mérite une attention particulière, y compris dans les zones urbaines où l’offre éducative est généralement plus concentrée. Dans le département du Littoral, qui abrite la capitale économique Cotonou, on dénombre par exemple moins de 30 écoles maternelles publiques. Ce chiffre contraste avec la forte densité démographique du département et avec la demande croissante en éducation de la petite enfance.