Parti Restaurer l’Espoir au Bénin: Les mises en garde de Candide Azannaï

Parti Restaurer l’Espoir au Bénin: Les mises en garde de Candide Azannaï

Comme pour sacrifier à la tradition, les militants du parti Restaurer l'espoir et leur président Candide Azannaï, ont échangé leurs vœux ce dimanche 2

Bénin : Azannaï célèbre une journée de « résistance contre l’arbitraire politique »

Comme pour sacrifier à la tradition, les militants du parti Restaurer l’espoir et leur président Candide Azannaï, ont échangé leurs vœux ce dimanche 21 janvier 2018 au Majectic de Cadjèhoun. Occasion pour le président de se prononcer sur la situation du pays, de justifier les positions du parti face aux questions de la nation durant l’année 2017, et de faire des mises en garde.

Hymne national, animation des femmes militantes du parti vêtues de tenue traditionnelle de couleurs jaune et blanc. C’est bien dans une ambiance de fête que les militants du parti Restaurer l’Espoir (Re), ont présenté leurs vœux de nouvel an à leur président Candide Armand Azannaï. Que se soit les jeunes, les femmes, les cadres et même les sages du parti, tous ont multiplié des vœux de bonne santé et de protection au président Candide Azannaï  et sa famille. A l’unanimité, ils ont précisé que ces vœux interviennent à un moment où le Bénin traverse une crise sociopolitique sans pareil.

Paupérisation accrue

Calixte Garba venu de Kouandé et représentant des jeunes Re, a souligné que depuis le 6 avril 2016, les jeunes cherchent leurs repères en vain. Car, le régime dit du nouveau départ a anéanti l’espoir qui l’a accompagné au pouvoir. En lieu et place des emplois, la jeunesse assiste en silence aux licenciements massifs, à la liquidation des offices et sociétés d’Etat. Pour sa part, Caroline Azon a précisé que le régime de la rupture a ruiné les femmes avec des casses sauvages. De même, les mesures sociales sont en pannes. Selon le secrétaire général du parti et député à l’Assemblée nationale, Guy Mitokpè, cette cérémonie est une occasion de faire le bilan des actions menées et de repréciser les défis qui attendent le parti dans un contexte où le pays est gouverné avec beaucoup de doute et d’incertitudes. Et 2017 a été une année difficile et éprouvante pour les populations, car « au nom des réformes sans résultats, elles ont subi les assauts de destruction de la part de nos gouvernants, dans la pratique quotidienne de leurs activités ». Le député Guy Mitokpè a relevé que le parti est fier d’avoir été en 2017 à l’avant-garde de la dénonciation des actes anti développement, de corruption et du mépris du respect des principes de bonne gouvernance et de démocratie.

Défis à relever

Alors, pour Justin Ekpéli Kpézé le représentant des élus du parti, 2018 est pour les membres du parti un virage décisif. C’est déjà l’antichambre de tous les combats  futurs. Il ne reste qu’à travailler pour être résolument présent à tous les rendez-vous électoraux. Ensemble, les membres du parti vont peaufiner et définir les mécanismes de suivi et d’évaluation de toutes les actions du parti. Il a indiqué que les militants doivent travailler davantage pour immerger leurs tares et intrigues, afin de faire émerger éloquemment leurs actions pour un rayonnement véritable du parti sur l’échiquier national. L’ambition du parti restaurer l’espoir, c’est d’éveiller les consciences, c’est de rappeler aux hommes politiques de ce pays leur rôle dans la cité.

Combattre la gouvernance par la ruse, la hargne et la rage

« Notre pays est dans une mauvaise passe préjudiciable à la paix, à la cohésion nationale et au pacte républicain. », a laissé entendre le président du parti Candide Azannaï. Pour lui, en 2017 trois événements ont retenu l’attention à l’échelle du parti. Il y a sa démission du gouvernement intervenue le 27 mars, le 03 juin 2017 la tenue du 3e Congrès ordinaire, et le 07 octobre 2017, la tenue du Conseil national ordinaire annuel 2017. Revenant sur sa démission, il a estimé qu’elle exprime son profond désaccord avec le président de la République, désaccord né de son «refus de servir de caution à l’assassinat programmé de la démocratie, ô combien chèrement acquise, au pillage des secteurs prometteurs, au bâillonnement des libertés, à la ruine de l’Etat de droit, et à la désintégration de la cohésion nationale, à l’érosion des acquis du Renouveau démocratique ».

Alors, il a choisi de se mettre « à l’écart de l’arrogance de l’ingratitude, à l’écart des parades de l’orgueil pillard et glouton, qui chaque jour cible comme victime tout ce qui lui paraît rentable dans notre Pays, dans un déchaînement aveugle de brutalité contre les pauvres populations…». Pour lui, «le temps des détails viendra». Candide Azannaï estime qu’on ne peut pas combattre l’actuel régime comme celui défunt. Il faut donc changer de stratégie. Il a aussi informé qu’en sourdine, des réunions se tiennent pour

vider la Lépi de son contenu et faire du Ravip l’outil des prochaines élections, afin de mieux les contrôler. C’est pourquoi il est impérieux que tout le monde reste vigilant.

Allocution du Président du Parti  “RESTAURER L’ESPOIR” ( RE ) à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel 2018

Messieurs et Mesdames les membres du Bureau Exécutif National, Monsieur le Vice – Président, Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames et Messieurs les Présidents des Commissions Techniques Permanentes, Mesdames et Messieurs les Coordinateurs départementaux, Mesdames et Messieurs les Commissaires Politiques, Mesdames et Messieurs les responsables nationaux des organisations d’encadrement de masse du Parti, Mesdames et Messieurs les Secrétaires Exécutifs et Présidents des structures de base,Militantes et militants, Chers invités, Mesdames et Messieurs,

Avant tout propos, j’invoque DIEU, et je place sous son autorité cette présente cérémonie que vous savez symbolique pour célébrer la grâce de nous retrouver pour échanger des vœux de bonne et heureuse année 2018.

Je voudrais vous dire merci de vos bons voeux.

Je forme en retour à chacune et à chacun d’entre vous, mes vœux de santé, de paix, de force et de bonheur.

Mes vœux de paix à notre Peuple, de progrès et de prospérité à notre Pays, de bien-être à nos populations et de rayonnement à notre Nation.

Que rien ne nous détourne du pacte républicain et du chemin ouvert par les sacrifices ayant abouti aux acquis de la Conférence Nationale de 1990.

Je voudrais très humblement nous prier d’observer un instant pieux en la mémoire de nos proches arrachés à nos affections.

A ceux qui souffrent, à ceux qui sont des « gagne – petits », aux faibles, aux marginalisés, aux brimés, aux brisés, et aux étouffés par la situation économique, j’exprime mes meilleures pensées.

A ceux qui humiliés, ceux qui résignés dans ce pays, le nôtre, et qui estiment n’avoir d’autres recours que le mime forcé de sourires, les mises en scène, les louanges à leurs bourreaux comme seuls remparts, je demande de garder le courage et de ne jamais perdre espoir.

A ceux qui ont perdu leurs emplois, leurs lieux de travail, victimes impuissantes des casses sauvages, je suis de cœur avec vous et ne pensez jamais que vous êtes seuls.

Aux combattants des libertés persécutés, embastillés, exilés par la ruse, la rage, la hargne, nous exprimons soutiens, sympathies et solidarités.

Les années antérieures, nous profitions de ces moments pour faire le bilan des activités du Parti et jeter un regard sur la situation politique de notre pays. Nous n’allons pas déroger à cette règle.

Comme vous venez de l’évoquer, notre pays est dans une mauvaise passe préjudiciable à la paix, à la cohésion nationale et au pacte républicain.

Mesdames et messieurs,

A l’échelle de notre Parti et au titre de l’année écoulée, trois événements ont retenu votre attention: ma démission du Gouvernement intervenue le 27 mars 2017; le 03 juin 2017, la tenue de notre 3ème Congrès Ordinaire au Palais des Congrès à Cotonou ; le 07 Octobre 2017, la tenue du Conseil National Ordinaire annuel à Abomey.

C’est le lieu de nous féliciter au regard de l’importance de ces trois actions décisives sur le chemin de la marche démocratique et victorieuse de notre Peuple vers la liberté, la consolidation de l’Etat de droit et le bien-être pour tous.

Nous avons toujours su rester toujours dignes.

Sur ma démission, elle exprime mon profond désaccord avec le Président de la République désaccord né de mon refus de servir de caution à l’assassinat programmé de la démocratie ô combien chèrement acquise, au pillage des secteurs prometteurs, au bâillonnement des libertés, à la ruine de l’Etat de droit, et à la désintégration de la cohésion nationale, à l’érosion des acquis du Renouveau démocratique.

J’ai choisi de me mettre à l’écart de l’arrogance de l’ingratitude, de me mettre à l’écart des parades de l’orgueil pillard et glouton  qui chaque jour, cible comme victime tout ce qui lui paraît rentable dans notre Pays dans un déchaînement aveugle de brutalité contre les pauvres populations et de terreur contre les porteurs potentiels d’opinions contraires.

Au sommet de l’Etat, j’ai pensé qu’il est préférable de ne pas avaliser que le vice  donne des ordres à la vertu. J’ai décidé de me démarquer tout en gardant le silence sur des détails.

Le temps des détails viendra, car nul n’ignore que le Président de la République s’est opposé à ce que je passe service, malgré mes multiples insistances toutes restées vaines à ce sujet.

Le silence parce que, je ne veux pas m’inscrire sur le registre de déballages sensationnels.

Je voudrais également, étant sur un terrain purement politique, mettre chacun devant le tribunal de sa conscience et laisser le temps révéler la vraie nature de chaque acteur sur notre échiquier politique et social .

Personne ne m’a appris que tous les moyens sont bons pour réussir. Le tout immoral ne peut-être le seul sentier en politique : il est possible de vivre la conviction politique au service de l’intérêt général aux bénéfices des populations sans pervertir sa conscience.

Le temps des détails viendra. Mais sachez que de manière basique, j’ai agi avec foi, courage et promptitude pour contribuer à empêcher la privatisation opaque de notre Constitution, sa personnalisation éclair.

J’ai agi pour contribuer à désorganiser le musellement programmé de notre Peuple. J’ai agi pour infléchir la hargne, la rage et la brutalité contre les populations démunies.

J’ai agi en réponse aux cris de détresse de nos populations qui m’ont appelé aux secours du Peuple abusé et floué .

Face à ma conscience, ce n’est pas ce sur quoi nous sommes entendus qui se fait actuellement.

Nous n’avions jamais dit que nous dévasterions la démocratie, que dépouillerons le Pays, que nous violenterons les populations , que nous défigurerons les institutions de contre pouvoir.

J’ai été tout le temps contre la dictature. J’ai horreur de celle dite de développement .

Je n’ai aucune place dans une Gouvernance sirènique et despotique. La rupture telle que révélée est la malice d’un Songe – creux qu’il convient de combattre pour espérer limiter la saignée sauvage en cours.

Au sein de notre Parti, nous assumons plus que jamais, notre position de nous démarquer de l’hybris, qui s’est emparée des dirigeants au sommet. Les Grecs anciens le traduisent par démesure: un sentiment inspiré d’orgueil, de voracité, de brutalité et l’absence de censure.

Le 3ème Congrès Ordinaire nous a permis d’indiquer s’il en était encore besoin, le lien existentiel entre crédibilité politique, confiance publique et intérêt général.

J’ai eu longuement à disserter à plusieurs occasions m’inspirant de Hegel, de Meinecke, de Parent, Sandy Allgeier, de Rousseau, de Kant et même de Machiavel que l’homme politique doit-être un soldat de l’intérêt général et la crédibilité son uniforme de combat. « L’homme d’Etat perd la liberté d’agir de façon personnelle et arbitraire ; il est un soldat au service de l’Etat », affirmait F. Meinecke.

On ne peut conduire des réformes majeures de manière sereine et participative si dans le même temps vos propres actes et les actes de vos proches vous déshabillent de toute crédibilité politique,  vous éjectent hors de la confiance publique.

C’est ce qui malheureusement se déroule sous nos yeux.

Qui peut croire en vous, si au vu et su de tous, vos premiers actes consistent à acheter ce qui appartient à tous, à arranger les situations de vos anciennes activités pendant que vous demandez aux populations de “serrer les ceintures”…?

Qui peut croire en vous si on suspecte vos entourages immédiats de mettre la main sur tout ce qui leur paraît « juteux » dans les affaires de la République …?

Qui peut croire en vous si on vous suspecte de croire que seule compte pour vous, la loi de l’argent…?

Qui peut croire en vous si on doute de votre parole au point de vous confondre à Verrès pour qui, seule la langue promet et jamais le cœur…?

Qui peut croire en vous si on vous suspecte d’avoir par ruse mercantile, fabriquer une majorité parlementaire mécanique pour ne dire décérébrée…?

Qui peut croire en vous si manifestement, des repris de justice font partie de vos collaborateurs ultra -zélés…?

Qui peut croire en vous si des personnes sur qui pèsent de lourds soupçons dans de grands scandales non encore élucidés opèrent sans gêne dans votre système alors que des missions de contrôle apparemment sélectives sont lancées de manière théâtrale aux trousses de ceux qui critiquent les tares de votre gouvernance…?

Qui peut croire en vous si vous vous illustrez à violer les décisions de la Cour Constitutionnelle…?

Mesdames Et Messieurs,

Ces remarques interrogatives se passent de commentaires.

Un parlement godillot miné par la corruption

Jusqu’à demain, si nous avions à rester ici, j’allais vous gaver d’une litanie des étonnements de même genre.

En décidant de m’adresser à vous à partir d’un texte écrit, j’ai beaucoup réfléchi sur ce que devient de jour en jour, notre Assemblée Nationale.

Et ce qui me paraît une absurdité innommable n’est pas sa castration subite  devant les caprices liberticides des maîtres du “Nouveau Départ / Rupture” mais l’excès de zèle de certains de certains de ses responsables , à la transformer sans autres formes de procès, en une chambre introuvable, en une assemblée de godillots qui rivalise à faire pâlir les plus redoutables parlements de type stalinien…

Je ne sais sous quelle hypnose matérielle, avec un talent digne des meilleurs griots mandingues, il nous a été dénoncé l’ « Etat saccagé, fragilisé , fragmenté, banalisé, descendu de son piédestal… ». État hérité de l’ancienne administration selon les œillets actuels de qui vous n’ignorez guère.

Je ne sais comment expliquer à quel point, il est devenu subitement laudateur si folklorique du régime actuel, régime qui pourtant avec  sa complicité ne cesse de saccager les acquis de la Conférence Nationale, de fragmenter les acquis sociaux, de banaliser le pacte constitutionnel, de fragiliser les forces sociales, de déstabiliser les forces politiques, d’humilier la raison d’être d’un    Parlement en système de démocratie moderne…

Comme vous, je m’inquiète d’une parodie au plus haut niveau de notre République.

Il y a des raisons de s’inquiéter lorsque le porte – parole des Présidents des Institutions constitutionnelles de la République – institutions pourtant conçues dans une large mesure comme d’institutions de contre -pouvoir – encense une gouvernance qui terrorise les populations, qui aggrave la paupérisation, qui affame le peuple. Plus grave, une gouvernance qui transforme avec empressement l’Etat en une association d’individus venus régler leurs intérêts particuliers, au détriment de ceux de la collectivité nationale.

Mesdames et messieurs,

Le mal que vous venez de peindre, réside pour une large part, dans une transposition maladroite de la prédisposition psychologique à la corruption, j’allais dire de la vulnérabilité maladive d’une large partie de l’élite politique de notre pays face à la corruption dans la psychologie politique de nos populations. Et cette confusion devient une dangereuse méprise lorsque leurs auteurs obnubilés par une déficience analytique confondent à tort, les populations au peuple. Car, il y a bien longtemps que tous, nous devrions être persuadés que des hommes politiques de notre pays peuvent être des corrompus invétérés, crasseux et inguérissables, que de larges franges de nos populations sous le poids de la misère, de la pauvreté, de la nécessité et de l’ignorance, peuvent céder aux manifestations des manipulations de toutes sortes. Mais plus que persuadés, nous devrions être nombreux convaincus que pour rien au monde, notre vaillant Peuple ne flétrira les genoux devant la corruption.

Une telle méprise est à l’évidence en contradiction avec l’histoire de notre Pays. Un simple examen de notre histoire renseigne à suffisance, l’attachement irrésistible de notre peuple à la Démocratie, à la Liberté et aux droits de l’Homme.

S’obstiner à croire, qu’il suffit de tenir certains hommes politiques corrompus et fourbes pour museler notre peuple est ce qui révèle le peu de connaissance qu’ont de notre Peuple, certains des maîtres de la gouvernance actuelle dite du « Nouveau Départ » et de la « Rupture ».

Pour bien gouverner un peuple, il faut d’abord le connaître, le comprendre.

Je le redis à cette occasion de retrouvailles et d’échanges de vœux,

Il est  pure illusion de croire que si l’argent peut réussir à mettre à genoux la majorité de l’élite politique nationale, l’argent peut conséquemment mettre à genoux notre Peuple.

Il ne suffit pas de psychanalyser la vulnérabilité à la corruption de certains membres des gouvernements successifs depuis 1990 pour exemple, comme mode opératoire, comme l’alchimie ayant servi de terreau sur lequel a germé et prospéré généralement l’élite patronale, pour prétendre ruiner la démocratie et l’Etat de droit par la ruse, la hargne, la rage.

Il est irréfléchi de vouloir troquer la liberté et l’Etat de droit à coups d’overdoses de corruptions et de mirages de réformes.

La première réforme et la plus importante est l’abandon de la corruption comme mode de gestion de l’Etat sous la gouvernance actuelle dite du « Nouveau Départ /Rupture ». Cette seule réforme suffirait à notre Peuple.

Il est enseigné dans tous les traités à la disposition des dirigeants modèles que lorsque le leader est suspecté de corruption sous quelque forme que ce soit, lorsque son entourage est soupçonné de trafic d’influence et de corruption sous quelque forme que se soit, il entame son crédit politique, sa crédibilité.

Il est évident que les dirigeants actuels n’offre aucune crédibilité et qu’ils ont perdu toute confiance publique.

Notre Conseil National Ordinaire annuelle tenu en Octobre dernier, a devant le diagnostic alarmant que vous avez évoqué, mis l’accent sur la nécessité de mieux nous organiser pour mieux défendre nos populations, les libertés, la démocratie et l’Etat de droit, les acquis du Renouveau démocratique.

Nous avons pris l’engagement d’une opposition politique pure et nette . Nous avons décidé dans cette optique de contribuer au renforcement et à l’amélioration stratégique de l’Opposition politique à la gouvernance actuelle.

Des mutualisations d’expériences sont en cours. Les premiers résultats annoncent de bonnes perspectives.

C’est le lieu de saluer le rôle décisif que joue avec sacrifice et courage l’Honorable Mitokpè, sur le front parlementaire.

J’ai toujours conseillé que nous devrons combattre autrement ce régime perfide conduit avec un « esprit sans foi, ni loi ».

J’ai entrepris plusieurs contacts.

Nous devons approfondir notre analyse systémique sur ce qui transforme les gens en despotes une qu’ils accèdent au pouvoir le plus haut de la République. Nous devons interroger la qualité des relations, l’histoire des complicités entre l’élite patronale et l’élite politique dans la construction des victoires aux élections politiques majeures dans notre Pays. Nous devons inviter, questionner et analyser sans complaisance l’influence de l’élite patronale sur la gestion des activités politiques dans notre Pays par l’élite politique.

Il revient à nos experts d’approfondir ces questions qui me paraissent détenir biens d’indices sur l’affinement des stratégies idoines face aux échéances qui se dressent et aux défis en face.

Mesdames Et Messieurs,

Crise généralisée

Au total, comme vous le vivez, la cérémonie de cette année intervient dans une période marquée par une grave crise touchant quasiment tous les secteurs de la vie nationale. L’espérance née de l’élection présidentielle de mars 2016 se transforme progressivement en désarroi pour nos populations.

Depuis quelques jours, l’administration publique est paralysée par un mouvement de grève générale. Cette situation, fruit des promesses non tenues du gouvernement dans le cadre du dialogue social, a eu pour détonateur le vote par notre Parlement de propositions de lois retirant le droit de grève aux travailleurs, remettant, du coup, en cause l’un des droits fondamentaux reconnus par la Constitution de notre pays.

Le 18 janvier dernier, la Cour constitutionnelle a rendu une importante décision à ce sujet ramenant le législateur à ses limites, et réaffirmant le caractère fondamental du droit de grève.

Un pouvoir élu sur la base d’un programme fondé sur les libertés publiques a-t-il besoin d’un tel coup de force ?

Pour notre part, la réponse est négative.

La situation actuelle est critique. Le mal qui ronge certains acteurs politiques de notre pays est rappelons-le, la faiblesse devant l’argent.

Bon nombre d’institutions sont instrumentalisées. Quel recul !

Quid des menaces sur la paix à l’occasion de l’organisation des prochaines élections avec les vols programmés des suffrages par les combines secrètes autour du Ravip et de la non – installation du Cos- Lépi en dépit des décisions de la Cour Constitutionnelle?

Quid des menaces contre la liberté d’association et de presse et des arrestations politiques ?

Il n’y a pas de démocraties sans démocrates, dit-on. Cela dit, pouvons-nous aujourd’hui, sans ambages, compte tenu de ces pratiques observées et qui sont à l’antipode de la démocratie, affirmer que notre pays est dirigé par des démocrates ?

Que dire des redressements fiscaux orientés devenus des armes contre les chefs d’entreprises redoutés ou potentiellement jugés insoumis ?

La certitude que la corruption s’accélère en haut lieu gagne les populations.

La certitude que le Président ne respecte les décisions de la Cour Constitutionnelle est répandue même dans les écoles maternelles..

Des milliers de jeunes subissent les affres de la politique économique du gouvernement.

La pauvreté est galopante.

Les politiques sociales dont bénéficiaient les populations ont été du jour au lendemain suspendues. A titre d’illustration, la mesure de la gratuité de la césarienne dans les hôpitaux connaît tacitement des perturbations menaçantes.

Même la prise en charge des ayant-droit pour d’autres ennuis de santé est suspectée de menaces…

Le développement suppose des changements générant l’amélioration des conditions de vie de la population. Il ne saurait, en aucun cas, être une succession de promesses sans lendemain et un harcèlement des couches les plus défavorisées.

Mesdames et Messieurs ,

Nous sommes convaincus de la nécessité de se battre aux côtés des populations qui croulent sous le poids des différentes politiques publiques iniques du gouvernement.

Permettez-moi de paraphraser, Jean Jaurès, l’un des plus grands humanistes français pour dire que la République n’est pas faite pour cacher la pauvreté du peuple mais pour la proclamer et la guérir. ( Discours tenu à Limoges, 8 octobre 1908).

Je voudrais avoir une pensée aux populations de Glo- Djgbé qui vivent une situation d’expropriation bizarre et assez préoccupante.

Je ne saurais terminer, sans vous réitérer mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année, santé, paix et prospérité.

Dieu soit avec notre Peuple;

Dieu soit avec vous ;

Je vous remercie.

Candide Armand – Marie AZANNAI

Commentaires

Commentaires du site 30
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    Sonagnon Il y a 10 mois

    La seule question que moi je me pose, est de savoir si vraiment des gens pensaient que Patrice TALON pouvait faire autre chose que ce qu’il fait actuellement???

    Comment il a fait pour être milliardaire??? Vous ne savez pas????

    Et vous pensez que du jour au lendemain il va devenir un patriote, quelqu’un capable de se sacrifier pour son pays!!!!

    Tous les milliardaires, surtout dans des pauvres comme les nôtres, sachez que c’est des requins!!! Ils n’ont pitié pour personne.

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    Brice DJOSSOU Il y a 10 mois

    Mr Candide Azannaï,Vous ne paraissez plus crédible aux yeux des intellectuels beninois.moi, je ne suis pas un politicien mais j’ai le bon sens.
    vous parlez de assassinat programmé de la démocratie, parades de l’orgueil pillard et glouton…ça me fait sourire, si c’est programmé, c’est sans doute que vous etiez dans le complot.ne nous tromper pas mr Candide…
    orgueil…tout le monde sait au benin que ce n’est pas le genre de mr Talon.Vous ferez mieux de trouver un autre qualificatif.glouton, dites vous!!!et les frais de vos billets d’avions Cotonou-Paris…Paris -Cotonou depuis 2012 ???

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    Brice DJOSSOU Il y a 10 mois

    Mr Candide Azannaï,Vous ne paraissez plus crédible aux des intellectuels beninois.moi, je ne suis pas un politicien mais j’ai le bon sens.
    vous parlez de assassinat programmé de la démocratie, parades de l’orgueil pillard et glouton…ça me fait sourire, si c’est programmé, c’est doute que vous etiez dans le complot.ne nous tromper pas mr Candide…
    orgueil…tout le monde sait au benin que ce n’est pas le genre de mr Talon.Vous ferez mieux de trouver un autre qualificatif.glouton, dites vous!!!et les frais vos billets d’avions Cotonou-Paris…Paris -Cotonou ???

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    Ne rêver pas ce gouvernement n’a aucune boussole. Je vous prédis ceci:

    1. Hougbédji sera remercié en monnaie de singe
    2. ABT et Koukpaki seront aussi évincés du gouvernement

    Talon n’a pas d’états d’âme et il va les utiliser, les emmener à être désavoués par le peuple et comme de vieux torchons va les mettre à la poubelle.

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    Lui au moins il a eu le courage de démissionner. Regarder dans ce gouvernement, les Koukpaki, ABT, qui auraient dû être au dessus du besoin, sont restés porfitant tranquilement des avantages d’un régime corrompu et prédateur alors que la majorité des béninois vivent dans la misère.
    L’autre jour, j’ai eu une conversation avec un lodateur du régime, ceux qui profitent des bétises actuelles pour se mettre de l’argent dans les pcohes. Je lui ai tiré les bretelles et il reorienter la conversation vers d’autres sujets moins périlleux pour lui.
    Azannai est un homme politique. Mais je le respect quand devant la bétise actuelle il a pris ses responsabilité en disant, comme vous le dites si bien, non à son bras financier.
    Le bénin est à la croisée des chemins. Les choses doivent changer et cela va changer.

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    Azanai a déclaré au cours de ce meeting ,je cite : ” le chef de l’état actuel est sans foi ni loi alors que l’autre ( yayi) est sans loi avec un résidu de foi” tout le monde savait déjà au bénin que Patrice talon est un ***********, si lui ne le connaissait pas avant de faire sa promotion alors il est un très mauvais politicien…..

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    Après le compétiteur né, voilà un profiteur né. Parce que l’élection législative s’approche il faut se ranger du côté du peuple une fois élu on revient chanter les louanges de son compétiteur.
    Deux amis qui trompent le peuple naïf.

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      Tu as tout dit, c’est juste une stratégie pour gagner les législatives. Comment peut-on se mettre à dos son bras financier depuis le renouveau démocratique? Il est vraiment un profiteur né, et un fin stratège. Exactement le même scénario en 2007, puis après l’échec il est revenu à de meilleurs sentiment avec “ni loi avec un résidu de foi” en 2010 pour gagner les législatives de 20115, toujours avec l’onction de son bailleur, le président Talon qui l’avait imposé à Yayi!

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    Il faut que le gouvernement publie les salaires du président de la République, des ministres et des hauts fonctionnaires (préfets, etc) et vous serez surpris. Vous verrez que c’est vraiment la rupture au sens du dépouillement des maigres ressources du pays.

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      Prince Toffa 1er Il y a 10 mois

      Si vous avez des chiffres, partagez-nous cela!!! Tout le monde attend de connaitre ces salaires “énormissimes”.

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    GBOGBOLIKITI Il y a 10 mois

    Comme quoi, on ne finit jamais de connaitre un homme, même si vous êtes du même sang. L’homme étant lui-même changeant et l’on ne doit surtout pas oublier que le pouvoir aussi change vite l’homme.

    L’on peut bien faire la promotion d’un produit dont on maitrise le système de production, mais lorsqu’on change ce système, forcément la qualité doit prendre un coût positif ou négatif. Azannaï a fini par s’en rendre compte que le produit dont-il avait bien fait la promotion, manque désormais cette qualité qu’il lui connaissait, et il est préférable pour lui de revenir faire son aveu au peuple. Moi je ne peux qualifier sa position de responsable.

    Il est mal traité par ceux qui n’ont aucune conviction dans la vie. Azannai n’est pas un voleur, et il lui sera très difficile de se livrer aux actes de pillage des deniers publics. Il a préféré se retirer et il attire l’attention du peuple sur ce qui se passe et se passera dans les prochains jours afin que le peuple détenteur du pouvoir d’Etat puisse prendre ses responsabilités. A t-il déjà mal fait?

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    Ojoubanire Il y a 10 mois

    Vous êtes des malhonnêtes la personne dit qu’il se retrouve plus qu’il n’est plus d’accord de la manière le pays est géré et vous souhaitez quoi qu’il reste et se taire comme les autres moutons moi je pense qu’ilfaut soutenir et encourager les hommes politiques de sa trompe

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    Il ne dit rien le peuple est murs déjà

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    Ce Monsieur ne sait pas ce qu’il veut, je plains ceux qui l’écoute, j’ai l’impression que les béninois ont la mémoire très courte, on assiste souvent à des revirements en quelques mois sans que ça ne gêne personne, certains les prennent comme  héros 

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    Biglotchémè Il y a 10 mois

    Alodogba, j’espère qu’il (Azannaï) ne reviendra pas chanter les louanges du même Chef de l’État. J’ai bien noté, ce jour là nous allons ensemble faire le point.

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      Agadjavidjidji Il y a 10 mois

      Alodogba…Alonanwin.

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      @Biglo,

      En quoi ce serait choquant qu’il revienne dire que maintenant ça va si tant est que Agbonnon fait l’effort de penser un peu au bien être collectif ? Je le critique depuis un moment mais j’espère toujours une réorientation salutaire pour le bonheur du peuple béninois. Si cela arrive un jour (je l’espère mais je ne le crois pas quand même vu la rapacité de Pata et de ses affidés !), je serai encore avec lui.

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        Agadjavidjidji Il y a 10 mois

        Devrais-je y voir le signe d’un prochain revirement d’Amaury à l’image de la Cour des Miracles?

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          @Agadjavi,

          Je n’ai jamais été contre un homme, mais contre les actions que je juge à l’aune des mes attentes et des espoirs placés en lui. J’ai voté Pata mais je ne me retrouve pas aujourd’hui dans ce qu’il faut. Pourquoi ne pas changer de position s’il commence par bien faire ? Oui si c’est ce que tu appelles revirement, je suis d’accord. Mais le chemin pour y parvenir est encore loin vu que tes gars, mes anciens gars sont gourmands et bouchés.

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            Agadjavidjidji Il y a 10 mois

            Anyway…Ta place sera toujours gardée aux frais à l’instar du fauteuil de l’enfant prodigue dont toute la famille attend le retour.

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        unbeninois Il y a 10 mois

        Ce gouvernement pourrait prendre des mesures en faveur du peuple, à quelques mois de la fin du mandat.

        Vu le passé de cette gouvernance, si l’amélioration des conditions sociales arrivait, serait-elle sans but électoraliste? Que se passerait – il une fois les élections 2021 passées?
        Personnellement, je croirait vraiment les actions positives de ce pouvoir à l’endroit des populations, si le président tenait à sa promesse de ne pas se présenter à un second mandat.

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    Democrate Il y a 10 mois

    Un pays qui ne travaille pas où les citoyens ne retrouvent le plaisir que dans la politique et les futilités.

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      GbetoMagnon Il y a 10 mois

      Que fais tu là donc ?

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        Democrate Il y a 10 mois

        J’ai pitié des prochaines générations qui hériteront malheureusement de ces mêmes comportements.

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        Democrate Il y a 10 mois

        Toi qui parle et qui critique ne réside même pas dans le pays.

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      pas d’emploi créé, pas de travail. Nos parents dans le domaine agricole triment fort pour des revenus modestes. Ceux qui ont un travail salarial sont sous payés.
      Réfléchissons à trouver les solutions à nos problèmes qui dépassent le cadre de soutien ou non à un régime.