Bénin : Rendre plus professionnels les musiciens à vent

Bénin : Rendre plus professionnels les musiciens à vent

La 3e édition du Festival international de cuivre et arts de rues du Bénin, portée par Eyo’nlè brass-band, s’est ouverte lundi 15 janvier 2018 dans la capitale politique du pays par des ateliers de formation.

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Elle sera clôturée avec une série de concerts à Cotonou et à Porto-Novo, jusqu’au samedi prochain.  La maison Ahouandjinou et le Cemac à Porto-Novo, sont devenus depuis lundi 15 janvier dernier, des lieux de perfectionnement pour de nombreux musiciens béninois, en majorité ceux des cuivres.

Sous l’égide de Mathieu Ahouandjinou et d’autres professionnels de la musique venus de l’Europe, dont Stephan Ciesielski et Damien Bachere, ils suivent depuis 4 jours déjà dans ces lieux, des ateliers de musique organisés à leur profit dans le cadre de la 3e édition du Festival international de cuivre et arts de rues du Bénin. C’est une initiative de Eyo’nlè brass-band, qui vise à promouvoir la musique portée par les instruments à vent, à en croire Mathieu Ahouandjinou, le directeur général du festival. Cette promotion à l’entendre, passe par la réorganisation du secteur de la musique à vent. Une musique qui marche et aujourd’hui très importante au Bénin, avec près de 6000 instrumentistes qui s’y intéressent. Les présents ateliers de formation entrent dans le cadre de cette réorganisation, car il s’agit ici d’enseigner à ceux qui les pratiquent, les valeurs et outils d’une telle musique qui, défend Mathieu Ahouandjinou, porte bien la musique traditionnelle du Bénin à l’échelle internationale. Pour mémoire, le groupe Eyo’nlè brass-band qu’il dirige est arrivé à se faire une bonne place dans l’arène internationale de ce style musical. Entre autres, ce groupe a été en 2011 champion du monde des fanfares. « C’est notre façon à nous de valoriser, de porter et de promouvoir la musique traditionnelle du Bénin », confie le directeur général du festival.

A l’école de l’approche jazz et de l’écriture musicale

Pendant ces jours d’atelier, les stagiaires reçoivent des outils pouvant leur permettre de travailler et de progresser de manière professionnelle, avec des fonds rythmiques aux couleurs béninoises, informe le musicien-formateur Damien Bachere. L’approche choisie ici, c’est le jazz. Dans le jazz, il y a plein d’outils qui servent pour toutes les musiques, et en particulier qui permettent de travailler sur la musique béninoise dans ce style de brass, d’après les justifications du formateur. Aussi, l’atelier va-t-il permettre un début de correction des limites des stagiaires en écriture et lecture musicale. « L’oreille musicale, ils l’ont. La mémoire, ils l’ont. Mais la lecture, ça manque », constate Stephan Ciesielski, qui s’occupe spécifiquement de ce volet avec eux. Conscient de ce que les quelques jours de formation ne suffissent pas pour corriger toutes les limites, il informe de ce que l’objectif c’est surtout de créer en eux, l’engouement à continuer et développer ce qui a été entamé.

L’édition 2018 du Festival international de cuivre et arts de rues du Bénin n’est pas que de la musique. C’est aussi de la santé des musiciens et de la population en général qu’il s’agit. Le comité d’organisation a invité sur le festival, un agent de santé pour sensibiliser sur les causes et la prévention des accidents vasculaires cérébraux (Avc).

Il est également inscrit à l’agenda du festival, plusieurs concerts dont celui du vendredi soir à partir de 21h à l’Institut français de Cotonou, et celui qui a lieu samedi à Ouando à Porto-Novo, avec plusieurs groupes du Bénin et de France dont Gangbé brass-band, Groove cather extended, Hwindoxo sound, Eyo’nlè, Viviola, Vood four, Harmony’s brass-band et Assanhoun kiniwé

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