Bénin : thèse d’Aimé Atindéhou sur les violences basées sur le genre

Bénin : thèse d’Aimé Atindéhou sur les violences basées sur le genre

Aimé Atindéhou a obtenu son doctorat en sociologie de développement, par une mention très honorable avec les félicitations du jury, vendredi 22 décembre dernier sur le campus d’Abomey-Calavi.

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C’était au terme de la soutenance de sa thèse au sujet des violences basées sur le genre au Bénin. Déterminants socioéconomiques et juridiques des violences basées sur le genre au Bénin, arrondissements centraux des communes d’Allada et d’Abomey-Calavi. C’est le sujet qui a fallu à Aimé Atindéhou, le grade de Docteur de l’Université d’Abomey-Calavi, qu’il a décroché le vendredi 22 décembre dernier . Et ce, avec une mention très honorable et les félicitations du jury.

«…Un sujet d’actualité, de pertinence scientifique et bien traité », a déclaré le professeur Honorat Aguessi en sa qualité de président du jury, à l’issue de la soutenance ce vendredi sur le campus d’Abomey-Calavi. A en croire l’impétrant, ce travail réalisé à l’Ecole doctorale pluridisciplinaire de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs), sous la direction du professeur Albert Tingbé-Azalou, est une contribution de sa modeste personne aux crises de la société.

« Nous sommes dans une situation de crise de la société et donc il faut aller questionner les sciences de la société », affirme-t-il pour justifier pourquoi il s’est intéressé à ce sujet.

A ses dires, tous les compartiments de la société sont touchés mais il a choisi se concentrer sur le volet « violences faites aux femmes », parce qu’il s’agit d’un point central. « La société va connaitre l’émergence qu’il faut lorsqu’on va cesser de violenter la femme et commencer à lui garantir l’épanouissement qu’il faut » soutient-t-il. Ses recherches ont montré que les violences faites aux femmes trouvent leur terreau d’abord dans le statut social de la femme, parlant de son éducation, son travail et sa position sociale. Ensuite, il y a le pouvoir économique de la femme.

« Le faible pouvoir économique fait qu’elle est soumise. L’homme devient maître et non époux », regrette le Docteur Aimé Atindéhou. Enfin, il y a l’inachèvement juridique et institutionnel à cause de la non application des textes de lutte contre la pratique ». Parfois, au-delà des raisons d’ordre familiale ou culturel, c’est déjà les acteurs commis à la répression qui orientent vers le règlement à l’amiable, d’après le chercheur. C’est un mérite pour lui d’avoir mené ses recherches sur un tel sujet, d’après la sociologue Afiwa Pépévi Kpakpo-Lodonou, Directrice de l’Institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (Isica) du Togo.

«Si nous -les jurés ndlr-, avons félicité l’impétrant, c’est pour montrer qu’il a très bien compris le sujet, et ce qui est intéressant à son niveau, c’est qu’il a traité de ce sujet, bien qu’étant homme. C’est un sujet qui concerne tout le monde, et si nous voulons aller de l’avant il faut qu’on regarde de près ce problème, pour lui trouver des solutions scientifiques», témoigne l’auteur du livre «Vivre séparément ensemble»

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