Enseignants supérieur au Bénin: les syndicats expliquent les raisons de la grève

Enseignants supérieur au Bénin: les syndicats expliquent les raisons de la grève

Cinq syndicats réunis au sein de l’Intersyndicale des enseignants des Universités nationales du Bénin ont fait un sévère réquisitoire contre le régime de la rupture.

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Dans une motion de grève adressée à Adidjatou Mathys et Marie-Odile Atanasso, le SNES, le SYNARES, le SYNHUB, le SECUP et le SNECC révèlent les limites de la politique du gouvernement Talon qui sous-tendent leur grève d’avertissement.

Une grève d’avertissement de soixante-douze heures est lancée par les enseignants des Universités nationales du Bénin. A partir de ce mardi 16 janvier, les universités publiques du Bénin seront paralysées. A ce propos, cinq syndicats réunis au sein de l’Intersyndicale des enseignants des Universités nationales du Bénin ont formalisé leur mouvement de protestation.
Il s’agit du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNES), du Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement supérieur (SYNARES), du Syndicat national des hospitalo-universitaire du Bénin (SYNHUB), du Syndicat des enseignants et chercheur de l’Université de Parakou (SECUP) et enfin du Syndicat national des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs (SNECC). L’Intersyndicale des Enseignants des UNB, note qu’après un double mandat de 2006 à 2016, le règne de M. Boni Yayi a laissé un pays enlisé dans la mal gouvernance faite de la corruption, de fraude et de l’impunité au sommet de l’Etat, de chômage pour les diplômés et la misère pour le peuple.

De même, elle constate que depuis le 20 mars 2016 où Patrice Talon est élu, il a fait l’option d’un régime de la rupture avec cette politique à laquelle il avait participé activement et au plus haut sommet de l’Etat avant de se retrouver en conflit d’intérêt avec le Président Yayi… « Leur politique s’était illustrée par des crimes économiques, des fraudes dans les concours de recrutement à la fonction publique et dans les élections », a indiqué l’Intersyndicale faisant allusion au KO de 2011. Par ailleurs, elle se désole qu’en vingt mois : « Patrice Talon a instauré au Bénin, une gouvernance scabreuse, ingrate et liberticide qui condamne le peuple à la ruine et à la misère ».

Dix sept points de revendication sont inscrits dans la motion de grève des universitaires dont la sauvegarde des acquis démocratiques à travers la reconnaissance et la réhabilitation du droit de grève de tous les travailleurs, notamment ceux des secteurs de la justice, de la santé et des paramilitaires ; l’arrêt des privatisations sauvages et le retour dans le patrimoine national des entreprises bradées ; la reprise sans délai du dialogue avec les responsables syndicaux des UNB par le ministre de l’enseignement supérieur, la reprise d’un dialogue social franc, fécond et apaisé avec les confédérations et centrales syndicales en général ; une meilleure gestion du Conseil sectoriel de Médiation et de promotion du dialogue social du MESRS et l’abandon de la nouvelle procédure de recrutement du personnel enseignant dans les UNB…

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Helian Il y a 3 mois

    On peut empêcher les grèves en mettant en place une structure indépendante chargée d’étudier et d’imposer un règlement aux deux parties, l’état employeur et les syndicats. On appel cela une commission indépendante des relations de travail (CIRT).
    C’est la base pour mon pays mais les dirigeants actuels n’ont aucune vision.

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    Helian Il y a 3 mois

    le peuple se soulève…c’est le début de la fin…