La grève générale des travailleurs lancée par les centrales et confédérations syndicales se poursuit au Bénin. Au cours de la première journée de ces manifestations, le constat est ahurissant.Le secteur de la santé est en plein dans la grève. Au ministère de la santé ce mardi 16 janvier 2018, l’ambiance n’est pas celle des jours ordinaires. Sur la grande cour de ce ministère, on n’y voit que des véhicules des autorités ; les membres du cabinet, les chefs services… Il n’y a presque pas de trace des agents qui autrefois trainent des parapheurs d’un service à un autre.

Certaines portes de travailleurs sont fermées par endroit. Au niveau de l’hôpital de zone de Suru-Léré, la grève s’observe. Ce centre qui gruge de monde est visiblement déserté. Quelques parents de patients font le tour de la caisse pour payer les prestations. Le personnel de cet hôpital est en nombre réduit.

Au ministère de la décentralisation, le Secrétaire général adjoint du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’administration territoriale avait saisi le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale à travers la correspondance n°001/SYNTRASAT/SA pour lui annoncer que ses membres observeront le mouvement de grève du mardi 16 au jeudi 18 janvier 2018. Les agents sont restés constants, suivant l’appel de leur syndicat. Idem au Ministère du Plan et du Développement. En plus des militants du Syndicat national des travailleurs du plan et de la statistique (SYNAPLASTA), le Comité syndical de base de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique CSB/INSAE) a annoncé dans une correspondance le 15 janvier le respect strict du mot d’ordre de la grève. Cet appel est intervenu après la supposée déclaration du collectif des syndicats des ministères sur la grève générale, apprend-on de source proche de ce syndicat.

Quartier libre dans certains établissements

Les enseignants du secondaire ne sont pas du reste dans ce mouvement de grève. Au CEG Sègbèya dans le troisième arrondissement de Cotonou, les élèves composent ce mardi pour le compte du deuxième devoir du premier semestre sous la surveillance des enseignants vacataires. Par contre au CEG Suru-Léré, pas de trace d’enseignants grévistes. Les élèves sont abandonnés à leur sort et préfèrent rentrer, selon les confidences de quelques uns rencontrés dans les ruelles du quartier Kpondéhou. Au CEG Akpakpa centre et au CEG Gbégamey, quelques enseignants sont présents sans intervenir dans les classes. Ces différents collèges sont déserts pour ainsi dire contrairement à l’ambiance qui s’y régnait. Rappelons que la grève dure soixante douze heures et concerne aussi les Universités nationales du Bénin.

4 Commentaires

  1. Moi c’est dans l’administration des finances et dans les régies financières que je veux qu’il y ait grève. Ainsi, les pilleurs ne trouveront pas à piller pendant la période. Mais le contre coup est là, il n’y aura pas de salaire pour les grévistes.

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