Malaise dans l’éducation au Bénin : Une grève aux conséquences fâcheuses

Malaise dans l’éducation au Bénin : Une grève aux conséquences fâcheuses

Alors que la grève de 72 heures des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire a été reconduite de nouveau pour cette semaine, le gouvernement semble ne pas se préoccuper de ce mouvement de débrayage qui paralyse depuis

Bénin : La prérentrée, effectivité et nécessité

plus de deux semaines le secteur. Si rien n’est fait en la matière, les apprenants continueront de désapprendre et le respect du calendrier scolaire 2017-2018 tant ventilé par le gouvernement, risque de ne pas être effectif. Les enseignants des trois ordres de l’enseignement (maternel, primaire et secondaire), n’en démordent pas. Entamé depuis plus deux semaines, le mouvement de grève de 72 heures reprend ce jour.

Pendant que les activités pédagogiques sont perturbées, le gouvernement manifeste sa volonté de ne pas sortir l’éducation de cette crise. Sinon, comment comprendre que depuis tout ce temps c’est le statu quo vis-à-vis des revendications. Conséquences, les cours se font seulement deux fois par semaine (lundi et vendredi), et les apprenants continuent de désapprendre. Conformément au calendrier scolaire 2017-2018, les classes intermédiaires devraient avoir fini tout leur programme, au plus tard en d’Avril. Les classes d’examen, rigoureusement en Mai. Mais face à cette crise, le calendrier ne sera certainement respecté, et les résultats de fin d’année risquent d’être, une fois de plus, catastrophiques.

Une attitude curieuse de gouvernement, qui pourtant avaient affirmé faire de l’éducation un secteur plus attractif. Le gouvernement doit pouvoir sortir de ce silence inquiétant qui envenime davantage la situation, car les élèves victimes de cette paralysie et leurs parents, ne veulent une chose : la repris des cours. Pour ce faire, il faut prioriser le dialogue avec les différents syndicats de l’enseignement des trois ordres, et abandonner la politique de la ruse. Face à l’intérêt supérieur de la nation, les deux parties ont intérêt à s’entendre afin que cette perturbation des activités pédagogiques dans les établissements publics cesse. Entre autres revendications des enseignants : l’application des statuts particuliers, le relèvement du taux horaire des vacataires et la régularisation de leur situation administrative et financière

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