Bénin : Ces acteurs politiques invisibles qui n’attendent que les élections

Bénin : Ces acteurs politiques invisibles qui n’attendent que les élections

Ils sont nombreux les acteurs politiques qui ont disparu de la scène, qu’on ne voit plus, qu’on n’entend plus et qui ne réapparaitront certainement que lors échéances électorales à venir.

Le Bénin sous le nouveau départ : Plus de rivalités politiques et très peu de réalisations

Ils ne prennent part à aucune action politique et ne se prononcent sur aucun sujet d’actualité. Les apparitions sporadiques de ces acteurs politiques sur la scène, ont des répercussions sur l’animation de la vie politique que sur leur retour sur scène en période électorale.  

Ils sont ministres, députés, maires, conseillers municipaux et cadres ou dirigeants des partis politiques qui sont portés disparus de la scène politique depuis l’avènement au pouvoir du régime du nouveau départ. Ces acteurs politiques qui sous le  régime de Boni Yayi, se démarquaient à travers des interventions récurrentes sur la scène politique en termes de soutien ou de critique du régime, ont comme par enchantement perdu leur talent, leur énergie et leur ingéniosité. Sous le régime Yayi, certains députés s’étaient faitla réputation d’être ceux qui embarrassaient les ministres par la pertinence des questions orales adressées au gouvernement avec débat au parlement. Eric Houndété fait partie de ces députés qui s’étaient attirés la sympathie de l’opinion grâce à la pertinence et la récurrence de ses interpellations du gouvernement sur des sujets sur lesquels les populations attendaient des éclaircissements.

De l’hyperactivité sous Yayi à l’apathie sous Talon

Mais depuis l’avènement du régime actuel, l’He Eric Houndété, devenu Vice-président de l’Assemblée nationale, a perdu subitement sa langue, en dehors de quelques sorties sporadiques de faible amplitude.C’est aussi le cas, de Janvier Yahouédéou, à qui l’opinion garde sous Yayi,le souvenir des révélations sur un scandale financier qui a secoué le pays, est aussi porté disparu de la scène politique.  L’He Antoine Idji Kolawolè, par ailleurs, Vice-président de l’Un, très actif sous Boni Yayi, est aussi tombé dans les oubliettes. C’est aussi le cas de Bruno Amoussou, président de l’Un, qui n’organise plus de conférence de presse  comme sous Yayi, pour se prononcer sur des sujets brûlants ou d’actualité. Lui qui a dit que son parti l’UN ne supporte pas la pouvoir, mais est au pouvoir, ne fait pas de sortie médiatique même pour soutenir le régime en place. Idem pour le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, qui en dehors de sa casquette de chef d’institution, ne fait presque pas d’intervention publique pour s’exprimer sur des sujets préoccupants.

Certains ministres, en dehors du fait qu’ils sont des membres du gouvernement, sont  aussi des dirigeants de partis politiques. C’est le cas des ministres, Abdoulaye Bio Tchané, qui dirige l’Alliance Abt, le ministre Barnabé Dassigli qui est à la tête de l’And sans oublier Saka Lafia ou encore Joseph Djogbénou, président d’honneur d’Alternative citoyenne et même le conseiller politique du chef de l’Etat, Lazare Sèhouéto, cadre de l’Un pour ne citer que ceux-là.En tant que dirigeants de partis politiques, ils devraient s’inviter dans des débats politiques pour donner leurs avis sur des sujets donnés. Malheureusement, ces ministres ont ostensiblement oublié leurs étiquettes de dirigeants de partis politiques pou n’arborer que ceux de membres du gouvernement. Les maires eux aussi,  acteurs éminemment politiques, apparaissent très peu sur la scène politique pour prendre position sur des questions qui divisent l’opinion. Pourtant, tout acteur politique doit prendre position sur des sujets qui font débat. Ils doivent se prononcer sur les actions du gouvernement soit pour les soutenir soit pour les apprécier.

Retour opportuniste lors des élections

Mais tout ce beau monde, porté disparu de la scène politique, attend seulement les échéances électorales pour aller convoiter les suffrages des électeurs et donc des populations. Alors qu’ils n’ont pas été aperçus pendant des années sur la scène. Est-ce pendant les élections qu’ils expliqueront aux populations leur position par rapport à certains sujets préoccupants ? A chacun sa stratégie, mais en attendant, c’est l’animation de la vie politique qui prend un sérieux coup..ce sont parfois, des organisations syndicales qui sont réquisitionnées Conséquence, l’animation de la vie politique est laissé à quelques affidés du régime qui écument les plateaux de télévision en lieu et place des dirigeants politiques par des populations pour suppléer les politiques. Heureusement que ces dernières années, est apparu le Front pour le Sursaut patriotique qui anime remarquablement la vie politique à travers des marches de protestations, des sit-in et des conférences de presses régulières

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