Pendant que le gouvernement se targue d’avoir fait reculer l’insécurité à Cotonou et environs, les hors la loi continuent de commettre paisiblement leurs forfaits. Le dernier en date est celui de l’assassinat du promoteur de la société ‘’Mobila’’ à son domicile à Cotonou.Les populations de Cotonou et environs doivent désormais compter sur elles-mêmes pour assurer leur sécurité. Si les hommes en uniforme communément appelés forces de l’ordre ont du mal à le faire, il est de bon ton qu’elles apprennent à le faire. C’est du moins ce que l’on peut dire au regard de la recrudescence des forfaits de ces divorcés sociaux dans le pays. Mieux, ces derniers agissent sans être inquiétés, au grand désarroi de la population.

Avec une volonté affichée de faire reculer l’insécurité, le gouvernement de la rupture a, dès les premiers mois de gouvernance, mis les bouchées doubles pour y parvenir. Mais force est de constater que cette insécurité a refait surface avec plus d’ardeur à Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi. Pas un jour sans vols de moto et cambriolages. Pis, certains concitoyens et même des étrangers se font sauvagement abattre. Tout porte à croire que la machine sécuritaire mise en place par le gouvernement est en panne. Le dernier forfait en date de ces hors la loi est l’assassinat du directeur général de la société ‘’Mobila’’, Michael Kheir, le week-end dernier à son domicile à Cotonou.

Les raisons de ce crime macabre n’ont pas encore été élucidées à en croire des autorités de la police républicaine. Interrogé sur la question par une radio de la place, le directeur général de la police républicaine Nazaire Hounnonkpè, a plutôt incriminé les riverains de ne les avoir pas informé plus tôt de ce forfait au lieu de reconnaître la défaillance de son système. « Si le voisinage avait eu le réflexe d’appeler le 166 qui est un numéro gratuit, la police serait arrivée tôt », a déclaré le directeur général de la police républicaine. Des propos qui accablent davantage le dispositif sécuritaire.

Croyant dédouaner son équipe, ce dernier a plutôt mis en exergue la défaillance de son système sécuritaire qui mérite d’être repensé pour la quiétude des populations. Sinon, comment comprendre qu’une police comme la nôtre n’aie pas un service de renseignement performant pour pallier ce genre de désagréments, et ose s’en prendre à la population. Encore que ces divorcés sociaux commettent leur forfait avec beaucoup de maestria. Si les populations en plus de la morosité économique ambiante, doivent subir les affres de ces personnes, une mesure plus hardie doit être prise pour faire renaître la quiétude dans la cité.

Face à la montée grandissante de l’insécurité, le gouvernement à travers son Ministère de l’intérieur doit repenser sa politique sécuritaire pour le bonheur des béninois. Vivement que la nomination des directeurs départementaux de la police républicaine apporte une bouffée d’air à cette défaillance du système sécuritaire

5 Commentaires

  1. Combien gagne un Agent de Police par mois Sous le régime de Talon. Ce serait interressant à savoir, quand le ministre de l’intérieur gagne plus d’une dizaine de millions de nos Sous par moi.

  2. une boite d’allumettes et de l’essence…ça coute moins cher…et c’est trés éfficace..

    Les droits de l’hommistes (disons les droits des assassasins et criminels)..et l’état dit de droit…n’ont qu’à nous foutre la paix…

  3. Les divorcés sociaux savent étudier les dispositifs sécuritaires, il leur faut quelques temps pour maitriser ces dispositifs, qui, s’ils ne sont pas revus, livrent leurs failles. Nous en sommes là.

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