Système partisan au Bénin : Les propositions de Valentin Djènontin

Système partisan au Bénin : Les propositions de Valentin Djènontin

Le projet de la réforme du système partisan porté aujourd’hui par l’Assemblée nationale et prônée par bon nombre d’acteurs politiques béninois, des parlementaires, des figures de proue de la société civile et même des confessions religieuses, ne cesse de susciter des réactions.

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Ainsi, au terme du séminaire parlementaire organisé par le parlement avec l’appui des partenaires techniques et financiers, certains députés continuent d’apporter leur touche à la question. Le député Valentin Djènontin n’a pas manqué d’apporter ses propositions au projet de texte de loi.

Interrogé par la presse, l’élu du peuple affirme que cette proposition de loi constitue une innovation au niveau de l’institution parlementaire. Il explique qu’avec l’ancien texte, beaucoup de choses sont réalisables malgré la crainte fondamentale qu’est le nombre écrasant de partis politiques. « Dans l’ancien texte déjà, lorsque vous ne participez pas à deux élections législatives consécutives, vous devez disparaître. C’est la non application des textes qui engendre ce que nous avons là… » affirme t-il. Evoquant la question du financement des partis politiques, Valentin Djènontin explique toujours que dans l’ancien texte, l’Etat a l’obligation de donner des subventions, même si aucun montant n’est fixé.

Toutefois, il suggère son amélioration et propose des amendements aux textes soumis aux débats pour recadrer les choses. Quant à la question de l’Agence qui fait grand débat aujourd’hui dans l’opinion publique, l’élu du peuple dit qu’elle est inopportune. Il propose alors de confier les attributions à la Cena ou à une structure très légère. Une Agence avec un conseil d’administration et autres tel que proposé dans le texte en débat, constituera une institution budgétivore. Pour ce qui est du nombre de personnes pour créer un parti politique, cent (100) par communes, cela fait sept mille sept cent (7700) pour les soixante dix sept (77) communes.

Autrement dit, il faut au moins 80 millions de Fcfa pour faire les formalités, ce que le député Djènontin trouve trop élevé. Il propose alors que le nombre soit ramené à dix (10) par communes. Enfin, il précise qu’il y a des questions pénales à régler. « C’est un texte qu’on doit vraiment toiletter pour qu’on ne donne pas l’impression de vouloir contraindre tout le monde dans un seul parti politique ou deux… », affirme t-il. Il tire enfin la sonnette d’alarme sur le fait qu’après l’adoption du texte de loi en question tous les partis politiques disparaîtront, et qu’il leur faudra six (06) mois pour se conformer au nouveau texte de loi avant les prochaines élections dans notre pays

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