Bénin : Encore une promesse non tenue du gouvernement de la rupture

Bénin : Encore une promesse non tenue du gouvernement de la rupture

Présenté par le président de la République lui-même, comme une institution réformée et innovante, l’installation des membres du conseil national de l’éducation « nouvelle génération », reste attendue depuis décembre 2016.

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Pourtant, les nouvelles missions assignées à cette structure par le gouvernement du nouveau départ, avaient suscité des attentes et de l’espoir auprès de l’opinion. C‘est en décembre 2016, lors de la présentation solennelle du programme d’action du gouvernement au Palais de la Marina, que le Président de la république a évoqué le conseil national de l’éducation « nouvelle génération », comme une structure rénovée, chargée de concevoir les programmes pour les trois ordres d’enseignement : maternel et primaire, secondaire, technique et professionnel ; et l’enseignement supérieur.

Le président de la république avait précisé à l’occasion, que le conseil national de l’éducation nouvelle génération, se plaçait désormais au dessus des trois ministères chargés des questions de l’éducation. Il a affirmé que c’est à ce conseil que reviendra désormais la charge de la politique d’éducation que les trois ministères seront simplement chargés d’appliquer. Malheureusement, de décembre 2016 à ce jour de mai 2018, rien n’a bougé de particulier. C’est encore le Pr Paulin Hountondji qui assurerait les fonctions de directeur, cumulativement avec son statut de Sherpa, entendu comme le représentant du chef de l’Etat auprès du comité exécutif de la Francophonie à Paris.

Impasse et incertitudes

Après un an et demi, l’installation de ce conseil reste attendue, tout comme le rôle qu’il doit jouer dans la réorganisation du système éducatif. Ce raté amène à se demander si les réformes dans le secteur de l’éducation étaient vraiment bien maîtrisées par l’actuel gouvernement. En dehors de l’amélioration des résultats aux examens officiels, lors de la session de 2017, l’actuel gouvernement peine à convaincre quant à la touche particulière qu’il entend apporter dans ce secteur. Le régime du nouveau départ n’a encore rien dit sur des débats épineux comme celui lié à l’adoption de l’approche pédagogique pertinente.

Celle adoptée jusqu’ici, l’approche par compétence, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les spécialistes de l’éducation restent partagés sur la question. Certains le trouvent adapté et opérant alors, que pour d’autres il participe plutôt à l’abrutissement des apprenants. On se serait attendu à ce que le gouvernement du nouveau départ, eu prît position dans ce débat avec ses arguments, mais rien jusqu’ici.

Silence du gouvernement sur des défis du secteur de l’éducation

Le même gouvernement n’a toujours rien dit sur les horaires. Certains estiment que le régime de deux temps : la matinée et l’après-midi, avec des cours qui s’achèvent à 19h, constitue l’une des raisons de l’échec scolaire massif actuel. Ils proposent que le Bénin adopte le régime de la journée continue, qui est pratiqué dans certains pays de la sous-région, avec l’avantage de permettre aux apprenants de rentrer de bonne heure à la maison.

Il y a aussi la question de l’adoption de l’anglais au moins comme une langue essentiel de l’éducation. Puisqu’un pays comme le Togo, qui n’est pas du tout anglophone, utilise déjà l’anglais dans les médias comme à école, et en a fait l’une de ses principales langues de communication et de transmission de connaissances. Ce pays limitrophe d’un pays d’expression anglaise qu’est le Ghana, est exactement comme le Bénin qui lui est limitrophe du pays-continent, le Nigéria. Faut-il adopter l’anglais comme deuxième langue officielle, ou au moins comme langue de l’enseignement au Bénin, le gouvernement actuel reste muet sur cette question qui est pourtant d’actualité…

Commentaires

Commentaires du site 4
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    Megoton Il y a 4 mois

    Tu parles de quel Togo? Moi je suis au Togo depuis 13 ans. Tous mes enfants y vont à l’école mais l’anglais comme langue d’enseignement je n’ai vu ni entendu nulle part.

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    Norbert Il y a 4 mois

    le pays va très mal

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    SYDNEY Il y a 4 mois

    vraiment Non sens et mal écrit…aucun plaisir à lire

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    du pipo, cet article