Bénin – Code électoral : Mouvance et opposition d’accord sur la relecture des textes

Bénin – Code électoral : Mouvance et opposition d’accord sur la relecture des textes

L’actualité politique est une fois encore au menu de débat du week-end sur la chaine nationale. ‘’L’émission 90 minutes pour convaincre" a reçu ce dimanche Mr Clotaire Olihidé, coordonnateur du mouvement « Ensemble Osons l’Avenir», Laurent de Laure Faton, secrétaire national adjoint à l’économie numérique des FCBE et Joël Atayi Guèdègbé, membre du réseau WANEP Bénin.

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Durant 90 minutes, les invités de Henri N’dah Sékou et Cécile Goudou Kpangon ont passé au crible les dispositions du code électoral, ses avantages dans le processus électoral et les couacs dans sa mise en œuvre. Les partis politiques d’obédience de la mouvance présidentielle et de l’opposition et la société civile s’accordent sur la nature « dépassée » du code électoral en vigueur en république du Bénin. Sur le plateau de l’émission ‘’90 minutes pour convaincre’’ les acteurs de l’animation de la vie politiques et sociale au sein de ces entité ont accordés leurs violon sur la nécessité d’aller vers de nouvelles dispositions régissant la gestion, le traitement et l’actualisation de la liste électorale d’une part et le renforcement des compétences de la Commission électorale nationale autonome, d’autre part.

Pour Clotaire Olihidé, du mouvement « Ensemble Osons l’Avenir » un mouvement proche de la mouvance, le vote de ce code il y a cinq ans est une véritable avancée pour le Bénin. On retient de ces analyses que la permanence de la CENA a permis à l’organe de capitaliser sur ce qui dst fait, de disposer du temps pour mieux préparer et planifier les élections.

Même son de cloche dans le camp de l’opposition politique. Laurent de Laure Faton, secrétaire national adjoint à l’économie numérique des FCBE, un parti de l’opposition, déclare que « le code électoral a permis au Bénin de faire des élections de manières démocratique ». Cependant il pense qu’il faut y apporter des innovations. Pour M Faton,  entre autres innovations, « Il faut que les béninois de l’extérieur soient représentés à l’assemblée nationale ». Pour cela il plaide pour l’actualisation du code qui est manifestement dépassé cinq après son vote.

C’est également l’avis de Joël Atayi Guèdègbé, membre du réseau WANEP Bénin une organisation de la Société Civile au sujet sur les lacune dudit code. Pour lui, le code actuel donne plus de pouvoir aux députés pendant que la Céna est dessaisie de certaine de ses attributions dont la gestion du fichier électorale. Pour Atayi-Guèdègbé, « Ce n’est pas une Cena de pleine compétence comme par le passé. On a isolé la fonction du fichier électorale par soucis de consolidation de la LEPI. Or, le Cos-Lepi n’a jamais pu mettre correctement à disposition de la Céna le ficher électoral».

Il va plus loin et mentionne que l’autre faille dans le code électoral actuel est le mécanisme de désignation des membres notamment le magistrat qui doit siéger à la commission. « Dans le corps des magistrats, il ne suffisait pas d’avoir été retenu dans l’assemblée des magistrats  pour siéger à la Céna. Les députés doivent ratifier le choix des magistrats. Il va falloir aussi corriger cela tôt ou tard » a indiqué Atayi-Guèdègbé.

les invités sont aussi revenus longuement sur le fonctionnement du Cos-Lepi et sa probable suppression.

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