Bénin: une station-service pour 32.500 habitants dans un rayon de 25 km (Etude)

Bénin: une station-service pour 32.500 habitants dans un rayon de 25 km (Etude)

Reçu aujourd’hui sur le plateau de l’émission ‘’Espace Eco’’ de SIKKA TV, Servais Afouda, géographe-économiste  à l’université de Parakou et directeur administratif du laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (LARES) au Bénin, révèle que des études réalisées ont permis de réaliser le pays dispose très peu d’infrastructures adéquates pour la vente formelle des produits d’hydrocarbures.

Bénin : L’essence de contrebande a encore fait des victimes

La loi portant nouveau code pénal en République du Bénin prévoit l’interdiction de la commercialisation de l’essence de contrebande en république du Bénin.  Votée par le parlement le 5 juin 2018, elle continue de faire délier des langues sur la pédagogie de sa mise en œuvre. Reçu sur le plateau de l’émission Espace Eco de la chaine de télévision SIKKA TV, Servais Afouda, a salué l’initiative de cette loi qui pour lui constitue un instrument de protection des citoyens.

Mais face à la réalité sous-régionale du commerce illicite des produits d’hydrocarbures, il a invité le gouvernement béninois à doter l’ensemble du territoire des infrastructures adéquates. « La loi ne doit pas  être immédiatement répressive. Il faut doter l’ensemble du territoire national d’infrastructure adéquates » a  laissé entendre Afouda. Pour lui, des études réalisées en 1992  sur la SONACOP ont permis de constater  que  seule une station service dessert  32500 habitants sur une superficie de 45800 km ² soit dans un rayon de 20 km à 25 km.  Mais, depuis des décennies la situation ne s’est pas améliorée et les infrastructures existantes sont désuètes a-t-il ajouté.

Pour Servais Afouda la lutte contre le kpayo au moyen des textes et des décrets va buter contre des Resistances. Pour contenir le trafic de la contrebande, le géographe-économiste pense que la solution réside dans des négociations

« Il faut renter dans une forme de négociation sous-régionale. Inviter les hommes d’affaires béninois à prendre des parts d’actions dans la relance des raffineries du Nigeria et mettre le Bénin dans le champ de consommation du Nigéria » a recommandé Afouda

Commentaires

Commentaires du site 4
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    1- vision a 5 ans : confederation benin nigeria precedant federation

    Te2- legaliser vente essence du nigeria et taxer les revenus . Impoter parvcamions citernes et bateaux legaux… le benin ne peut faire la police pour le nigeria…si vente frauduleuse il y a au nigeria, on ne peut y mettre fin tant les interets en jeu sont puissants au nigeria… ( siphonage, raffinerie pirates..) en attendant la montee en puissance de nouvelles raffineries ou la reparation de clle desuetes

    3- mettre ne place infrastrusture stations legeres ( voir etude Atchou Doutetien ingenieur tp en retraite)

    4- battre en breche le plan Talon de creer de nouveax monopoles oligoploes subventionnes par l’etat avec stations detenues par famille et amis, mauvais serviceset mauvaise couverture

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    Agadjavidjidji Il y a 2 mois

    Quelle est la pertinence scientifique en 2018 d’une enquête économique réalisée en……1992 ???
    Je suis persuadé que des données actualisées déboucheront sur des constats plus alarmants au regard des variables telles que la poussée démographique avec son corollaire qu’est le taux d’occupation des centres urbains. Et c’est là l’une des complexités de cette problématique.
    Par contre, « mettre le Benin dans le champ de consommation du Nigeria », je ne vois pas trop ce que c’est. Si c’est une tournure savante pour dire qu’il faut travailler davantage travailler à intégrer les deux économies, c’est raté car en dehors des barrières douanières et linguistiques de part et d’autre, il subsiste encore beaucoup d’obstacles aux échanges commerciaux formels (hors contrebande) entre le Bénin et son géant voisin de l’Est.

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    OLLA OUMAR Il y a 2 mois

    ” mettre le benin dans le champ de consommation du Nigeria ” ; bien dit et bien pensé , mais aussi prendre garde que le grand Nigeria ne fasse qu’une bouchée du petit benin ; mais en attendant , beninois , ” grappillons ” un peu ” le Nigeria ” , avec nos commerces transfrontaliers