Cameroun : le non-respect des droits de l’homme inquiète l’ONU

Cameroun : le non-respect des droits de l’homme inquiète l’ONU

Au Cameroun, les actions des forces gouvernementales ont forcé l'ONU à réagir. Résultat, Zeid Raad Al Hussein, le chef des droits de l'homme auprès des Nations unies a décidé de hausser le ton.

Crise anglophone au Cameroun : Gouvernement et manifestants privilégient la violence

Mercredi dernier, Zeid Raad Al Hussein, le chef des droits de l’homme auprès de l’ONU, a décidé de taper du poing sur la table, regrettant que plusieurs informations aient circulé concernant le possible non-respect des droits de l’homme dans les régions anglophones, au Nord et Sud-Ouest du Cameroun. La région, touchée par un violent conflit opposant d’un côté, les séparatistes et de l’autre côté, le gouvernement, est en proie à une situation sociale terrible. D’ailleurs, l’ONU ne s’y est pas trompée, assurant que depuis 2016, le nombre de violences sur fond de discrimination structurelle, a explosé.

Police, autorités locales, et même écoles sont ainsi régulièrement visées, tandis que de l’autre côté, les forces gouvernementales n’hésitent pas à user de la force, piller, incendier, torturer, voire même assassiner sur de simples soupçons. Une situation inacceptable et impardonnable pour M. Zeid qui a d’ailleurs sommé Yaoundé d’autoriser des enquêtes indépendantes concernant ces possibles abus et violations du droit privé. Bien évidemment, l’ONU a également condamné les attaques de ces forces et milices séparatistes.

Dans les faits, ce conflit aura forcé pas moins de 160,000 personnes à devoir se déplacer, dont 21,000 ont pu trouver refuge dans les pays voisins. Cependant, ce chiffre est à prendre avec des pincettes, car de nombreux civils auraient également trouvé refuge dans les forêts avoisinantes.

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