Bénin : Docteur Eric Padonou milite pour la régionalisation des ressources diplomatiques

Bénin : Docteur Eric Padonou milite pour la régionalisation des ressources diplomatiquesMinistère des affaires étrangères du Bénin

La salle Fleuve jaune du ministère des Affaires étrangères a servi de cadre, ce mardi 07 août 2018, au lancement de l’ouvrage : ‘’La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : Paradigmes et acteurs’’ du Docteur Eric Padonou, fonctionnaire international. Il soutient que l’intégration sous-régionale des pays sous-développés est la solution pour l’amélioration de leur politique étrangère.

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Des personnalités à divers niveaux étaient autour du Docteur Eric Padonou au lancement de son livre ‘’La politique étrangère du Bénin du Bénin sous le renouveau démocratique : Paradigmes et acteurs’’, ce mardi à Cotonou. Parmi elles, il y avait Robert Dossou et le professeur Théodore Holo, tous deux anciens ministres des Affaires étrangères et anciens présidents de la Cour constitutionnelle, sans oublier des cadres du monde diplomatique béninois et de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Dans son exposé, l’auteur de l’ouvrage, Eric Padonou a indiqué que son objectif est de faire comprendre, entre autres, la diplomatie béninoise depuis 1990, les valeurs à défendre au plan international, les acteurs de la politique étrangère du Bénin.

« Dans l’ouvrage, nous avons analysé la politique étrangère du Bénin avec le pessimisme et l’optimisme de la volonté diplomatique du Bénin… », a-t-il déclaré. Poursuivant ses propos, le fonctionnaire international a fait savoir que le Bénin a une politique étrangère depuis 1990. Selon ses propos, on doit développer la régionalisation des ressources diplomatiques pour mieux asseoir la politique étrangère du pays.

Avant Eric Padonou, l’ambassadeur Robert Zantan, ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, a souligné que le Chef de l’Etat est au cœur de la politique d’un pays. « Le Président de la République est le véritable décideur. Autour de lui, gravite une kyrielle de conseillers… », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que l’ouvrage a surtout parlé des acteurs de la diplomatie en l’occurrence le chef de l’Etat, le Parlement et les collectivités territoriales. Prenant la parole, le postfacier dudit livre, le professeur Joël Aïvo, s’est félicité de la qualité des écrits du fonctionnaire international, Eric Padonou.

« Nous sommes autour d’un bel ouvrage… », s’est-il réjoui, avant de se poser la question de savoir si un pays pauvre peut avoir une politique étrangère digne de nom.

A cet effet, il s’est souvenu des ennuis de l’ancien Président de la République, Nicéphore Soglo, lors de ses prises de position contre le Niger et le Nigéria en 1996. « L’ouvrage international intervient dans un environnement embrouillé. La politique étrangère a un prix…. », a déclaré le professeur Joël Aïvo.

Tous les intervenants ont démontré que la politique étrangère d’un pays comme le Bénin est très complexe. Ils ont reconnu que cet ouvrage est un atout fondamental pour le rayonnement de la diplomatie béninoise.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Ce qui m’intrigue souvent c’est le fait que des pays dits en voie développement comme le nôtre s’offrent le luxe de maintenir des ambassades dans toutes les grande capitales du monde. Pourquoi les pays de la CEDEAO qui délivrent pratiquement les mêmes passeports avec comme différence mention du pays de livraison, ne peuvent-ils pas avoir une seule ambassade avec un seul représentant par pays pour les affaires consulaires ? Comme cela on économiserait beaucoup et on pourrait multiplier des consulats dans les plus grandes villes du monde pour servir les citoyens de la CEDEAO.
    En plus la plupart de ces ambassades sont budgétivores et ne servent a rien du tout. Mon expérience récemment dans une ambassade est que le personnel est désœuvré mais profondément arrogant. Aucune décoration avec les objets d’art de notre Benin profond, et j’y ai passé une heure assis à suivre la télé qui qui aurait pu être mise au service de la publicité des sites touristiques de notre pays. Vivement que nos ambassades revoient la donne.