Génocide rwandais : 5 personnes soupçonnées de tentative de corruption, arrêtées

Génocide rwandais : 5 personnes soupçonnées de tentative de corruption, arrêtées

Au Rwanda, cinq personnes soupçonnées d'avoir voulu influencer le verdict en appel d'un ancien ministre reconnu coupable d'avoir pris part au génocide, ont été arrêtées.

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Au Rwanda, cinq personnes soupçonnées d’avoir tenté de soudoyer et d’intimider un certain nombre de témoins dans le cadre d’une affaire en appel portant sur le génocide rwandais, viennent d’être arrêtées. Ces cinq complices, Maximilien Turinabo, Anselme Nzabonimpa, Jean de Dieu Ndagijimana, Marie Rose Fatuma et Dick Prudence Munyeshuli sont, en effet, soupçonnés par la justice d’avoir offert des pots-de-vin afin d’exercer certaines pressions.

L’idée était en fait d’influencer directement le témoignage et les dépositions de plusieurs témoins dans le cadre d’une plainte déposée à l’encontre d’Augustin Ngirabatware, ex-ministre rwandais et condamné à 30 ans de prison ferme pour son rôle joué dans le génocide de 1994.

Ngirabatware, un appel à examiner courant septembre

Ministre du Plan du gouvernement intérimaire rwandais à l’époque du massacre, Augustin Ngirabatware a en effet été reconnu coupable une première fois de « viol constitutif de crime contre l’humanité », de « génocide » et « d’incitation directe et publique à commettre le génocide ». Condamné en première instance à 35 ans de prison, il fera une première fois appel, voyant sa peine réduite de 5 ans, les juges d’appel l’ayant acquitté du chef de « viol constitutif de crime contre l’humanité ». Selon la justice, cependant, il aurait bel et bien incité les miliciens issus de la communauté Hutu à aller se battre ainsi qu’à tuer les membres de la communauté Tutsi. Au total, 800,000 personnes ont perdu la vie à l’occasion d’un des plus terribles drames de l’histoire contemporaine.

Cette affaire, jugée par le Mécanisme des tribunaux pénaux internationaux de l’ONU en lieu et place de l’ex-Tribunal pénal international pour le Rwanda, est ainsi un second jugement en appel. Le rendu aura ainsi lieu courant septembre. Il s’agissait donc d’une occasion rêvée pour les soutiens de Ngirabatware, d’exercer un pouvoir d’intimidation. Malheureusement pour eux, ceux-ci se sont fait prendre après qu’un mandat d’arrêt ait été émis à leur encontre. Arrêtés lundi dernier, ceux-ci seront jugés par le même tribunal onusien, localisé à Arusha, en Tanzanie.

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