Bronzage artificiel : 380 cancers au moins chaque année en France

Bronzage artificiel : 380 cancers au moins chaque année en France

Les UV artificiels dispensés par les appareils de bronzage sont reconnus comme cancérigènes depuis 2009. Pourtant, de nombreuses idées fausses, en France notamment, banalisent et encouragent la pratique du bronzage artificiel en la présentant comme utile, voire bénéfique pour la santé.

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La lumière naturelle contient trois types de rayonnements ultraviolets : UVA, UVB et UV, se distinguant par leur énergie, leur longueur d’ondes et leur capacité à pénétrer dans la peau.  En France, selon l’ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, les cabines de bronzage émettent principalement des UVA, l’éclairement des UVB étant limité par la réglementation. Or, Les doses d’UV reçues dans les cabines de bronzage s’ajoutent à celles des expositions aux UV naturels, augmentant ainsi le risque de cancer cutané ; selon un récent rapport de L’agence.

Une séance de 15 minutes dans une cabine de bronzage en France correspond à une exposition de même durée sur une plage des Caraïbes, sans protection solaire. L’exposition aux UV artificiels entraîne le vieillissement accéléré de la peau, estimé quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil.

En France, toujours selon l’ANSES, il a été estimé que 43 % des cas de mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation des cabines de bronzage avant l’âge de 30 ans  et que ces cabines étaient responsables de 380 cas de mélanomes chaque année.

Et aucune disposition réglementaire encadrant l’activité du bronzage artificiel ne peut prétendre éliminer le risque de cancers de la peau associée à cette pratique.

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