Législative 2019 au Bénin : Pourquoi l’UDBN de Claudine Prudencio a rejeté les blocs pro-Talon ?

Législative 2019 au Bénin : Pourquoi l’UDBN de Claudine Prudencio a rejeté les blocs pro-Talon ?

Le parti Union pour le développement d’un Bénin nouveau (UDBN) devenu Union démocratique pour un Bénin nouveau (UDBN) lors de son congrès du week-end dernier, décide de n’adhérer à aucun des deux blocs de la mouvance présidentielle mais de faire chemin seul pour les prochaines échéances électorales au Bénin.

Coopération bénino-japonaise : Les retombées d’une relation fructueuse exposées

Au sein de quel bloc pro-Talon évoluera le parti de l’honorable Claudine Prudence pour les législatives 2019 et dans le contexte de regroupement des partis politiques prôné par le président Patrice Talon au Bénin ? C’est la grande question à laquelle les Béninois attendaient une réponse à l’issu du congrès de sa formation politique. Le congrès a eu lieu dimanche 21 octobre 2018 à Cotonou autour du thème «L’UDBN face aux enjeux de la réforme du système partisan ».

L’UDBN ne sera ni du côté du bloc Progressistes ni du Parti Républicain (PR) acquis pour la cause du Président Patrice Talon dont elle dit soutenir les actions. Conformément aux décisions des congressistes, son parti ira seul aux législatives 2019. Et il –le parti- s’est donné un autre format à propos. D’abord, dénommé Union pour le développement d’un Bénin nouveau (UDBN), il devient Union démocratique pour un Bénin nouveau (UDBN). Aussi, l’UDBN est-t-il désormais un bloc avec l’adhésion déjà d’autres mouvements politiques.  

Les raisons du ”divorce” de l’UDBN 

Cette décision de l’UDBN est le signe qu’elle n’est pas dans la dynamique de la fusion des partis de la mouvance présidentielle en deux grands blocs politiques seulement. Et pour cause. On retrouve quelques raisons dans le discours de clôture du congrès prononcé par la présidente Claudine Prudencio. C’est d’abord un choix des militants à la base qui s’est imposé à elle. Et cela vient confirmer l’opposition entre temps de ces militants à toute tentative du bureau politique du parti d’adhérer aux blocs pro-Talon. «Je vous ai entendu. Je n’ai pas de choix et je n’ai même pas les moyens d’en avoir parce qu’il n’y a pas de choix » a-t-elle confessé. Ce choix opéré par les représentations locales du parti à ce moment critique est selon elle, l’expression de leur courage et de leur indépendance.

« Vous avez dit que vous voulez aller au charbon. Vous avez dit que vous n’avez pas peur des nouvelles exigences des dernières lois électorales ; que vous êtes suffisamment matures et solides pour résister aux vagues quelle que soient la hauteur et la vitesse qui seront les leurs. Vous avez décidé d’être Garçons», interprète le député de la 6ème circonscription électorale.

Leur choix, a-t-elle expliqué, c’est aussi « pour préserver les intérêts des jeunes et des femmes qui constituent le socle du parti ». Selon ses propos, ses militants veulent « voir les femmes et les jeunes bien positionnés » et ils n’ont « confiance qu’en eux-mêmes pour réaliser cette expression ». C’est également une décision motivée par la volonté de ne pas mourir tôt en allant se noyer dans un grand bloc politique et perdre son identité. « Vous avez décidé de rester en vie » apprend Claudine Prudencio. Toutefois, à l’en croire, ses militants ont pris cette résolution en précisant qu’ils ne peuvent point s’écarter de l’engagement de l’UDBN à soutenir l’action du président Patrice Talon.

Commentaires

Commentaires du site 12
  • Avatar commentaire

    Moi…je pense…que cette dame prend un risque énorme..

    Talon n’est pas yayi…et c’est ce qui a changé radicalement dans ce pays depuis 2 an et demi

    yayi..était un homme du peuple profond,broui.llon..voulant plaire à tout le monde…à la limite n a if…et se laissait facilement charmer…

    Aworet..malgré sa fortune…peut…etre criet(omisé)…en une journée

    Ruiné..et obligé de fuir…..

    et dans cas..qui n’est pas exclu..ou aura t elle du blé…pour faire valoir son indépendance..

    Pour moi..les gens…de ce parti..surtou…les jeunes..n’ont encore rien compris…et versent dans le rève….

    Ils le sauront bientot…..et vont regretter leur posture d’insoumission

  • Avatar commentaire

    Cette histoire de fusions de partis est juste une vaste blague. On aurait pu procéder autrement. Rien de durable ne se fait par la force.

  • Avatar commentaire

    Dossou Samuel est-il derrière cette décision ? Lol. On verra bien ?

  • Avatar commentaire

    Son parti politique a combien de députés à l’assemblée nationale ?

  • Avatar commentaire

    “yayi papa bonheur…projet aworet”…yayi papa malheur projet boloré”…

    dis je…soutient talon….projet port sec parakou,port de sémé….

    Je dirai que cette femme a des suites dans les idées….

    J’aime les gens pragmatiques…comme elle…

    D’ailleurs…qui est politicien…avec les convictions.avec la foi…?

  • Avatar commentaire

    Il faut féliciter cette dame car elle a commencé à oser dire NON à Talon. Ce n’est que le début. Je lui conseille d’être un parti neutre et ne pas suivre aveuglement TALON. Talon va tomber bientôt et elle aurait eu raison.

  • Avatar commentaire
    Alfred Chodaton Il y a 4 semaines

    Nous trouverons toujours mille et une raisons pour ne pas comprendre que l’action politique ne peut pas se mener de façon divisée. Les USA qui ont plus de 200 millions d’habitants ont deux partis et deux individus indépendents réprésentés aux Congrès. Apprenons des grandes démocraties pour mieux faire!

  • Avatar commentaire
    Paul Ahéhénou Il y a 4 semaines

    De quels militants parle-t-elle lorsqu’elle affirme que ce sons les militants qui ont fait le choix de ne pas fusionner avec les autres blocs? Ou alors, c’est parce que les gens savent qu’elle ne pèse pas grand-chose qu’ils ne lont pas sollicité. Après tout l’UDBN ne pèse pas lourd. Si ce n’était pas “Papa Bonheur” qui l’avait positionnée, elle ne serait pas élue député.

  • Avatar commentaire

    Une brèche dans le soutien à Patrice Talon, mais cette formation politique est aussi comptables des lois iniques faites par Talon à travers ce parlement aux ordres.

    Le peuple béninois s’en souviendra.