Réformes dans l’enseignement supérieur au Bénin : les inquiétudes du professeur Philippe Lalèyè

Réformes dans l’enseignement supérieur au Bénin : les inquiétudes du professeur Philippe Lalèyè

Le 20 septembre 2018, Patrice Talon a pris un décret qui suspend l’élection des responsables d’universités publiques. Ce décret inquiète le professeur Philippe Laléyè. Il craint que le gouvernement remette en cause le mode de désignation des recteurs.

Chaire Unesco de l’Uac : J.M. Tchakoua présente une communication sur « Le sexe en droit »

L’élection des responsables d’universités publiques est suspendue au Bénin jusqu’à l’installation du Conseil National de l’Education. Ainsi en a décidé le chef de l’Etat à travers un décret. Pour le professeur Philippe Lalèyè, cette décision doit inquiéter parce qu’on risque d’assister à une remise en cause du mode de désignation des responsables de ces universités publiques. En effet, depuis 2006, les recteurs des universités nationales sont élus. « C’était après de hautes luttes qu’on est arrivé là parce qu’on a estimé que pour la gestion des affaires au niveau de l’université il faudrait que ce soit nous -mêmes qui désignons ceux qui seront chargés de nous conduire par une élection de façon démocratique » se rappelle Philippe Lalèyè.

Il pense que les réformes engagées dans le secteur  ne doivent pas donner un coup d’arrêt à ce  processus démocratique. « Ce serait dommageable parce que c’est comme si on retourne à la case départ , à l’ancien système que nous avions décrié, pour dire que on nous nommait nos responsables sans les connaître, sans connaître leurs capacités » a déclaré l’universitaire. Il reconnait que le processus  peut comporter des failles  mais il vaut  mieux  les corriger de son point de vue.

Commentaires

Commentaires du site 2
  • Avatar commentaire
    simba le chroniqueur Il y a 3 semaines

    Vraiment qu’est-ce qu’il en sait. il n’a pas fait d’études supérieur son raisonnement est bien normal. Vraiment dommageables pour notre natio

  • Avatar commentaire

    Bah! Talon et l’université; cela fait deux.
    Après tout on n’a pas besoin de faire longues études pour être milliardaire.