Alors qu’une possible libération sous caution était à l’étude ces derniers jours pour l’ancien tout-puissant patron du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn, ce dernier vient d’apprendre une mauvaise nouvelle. Carlos Ghosn pensait sans doute qu’il allait pouvoir de nouveau respirer le bon air de la liberté. Ça, c’était sans compter sur l’abnégation de la justice japonaise qui vient d’émettre un nouveau mandat d’arrêt contre le magnat de l’automobile.

Selon Asako Matoba, professeure associée en droit à la Kyoto Women’s University, ce nouveau mandat d’arrêt contre Ghosn pourrait s’avérer fatale contre lui. L’enquête sur le PDG de 64 ans est mené par le très redoutable bureau d’enquêtes spéciales du parquet de Tokyo, qui est un bureau indépendant du ministère de la justice japonais. Le bureau est spécialisé dans les affaires économiques et politiques.

Les chances de Ghosn s’amenuisent drastiquement

Selon Asako Matoba, si ce bureau inculpe un suspect, il est quasiment impossible pour ce dernier de s’en sortir. La professeure a même pris des exemples sur des anciens chefs d’État japonais qui ont été sous le coup d’une enquête du bureau d’enquêtes spéciales pour différents faits qui leur étaient reprochés et qui ont durement été sanctionnées. L’universitaire est aussi revenue sur les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn était emprisonné. Elle s’est dit désolé du fait que Ghosn soit détenu depuis une longue période, dans une cellule exiguë sans le moindre confort. Elle estime que cela est un manquement aux droits de l’homme. D’après Asako Matoba, le regard circonspect de la communauté internationale peut faire évoluer la situation de Carlos Ghosn. Cependant, elle considère qu’avec le bureau d’enquêtes spéciales sur son dos, les chances pour Ghosn de recouvrer la liberté sont vraiment infimes.

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