Le ministre de l’intérieur français, Christophe Castaner, publiait hier un démenti à l’information divulguée sur la toile faisant mention d’une volonté pour son ministère de retirer, du moins temporairement , toutes les armes en détention domestique sur le territoire français.Le samedi 05 janvier était diffusé sur le Net une lettre du ministère de l’intérieur à « Mesdames et messieurs les préfets de région », ainsi qu’au « préfet de police » leur notifiant la « mise en œuvre des procédures de saisies des armes de catégories B, C et D » et ce « conformément »  à la « Loi 2012-304 du 06 Mars 2012 ». Un courrier au bas duquel, on pouvait voir la signature du patron dudit ministère, Christophe Castaner.

Intoxications ! répond Castaner

« Stop #FakeNews » répondait le Ministre de l’intérieur avec une photo de la lettre incriminée. Avant d’ajouter, « Encore une idée originale de ceux qui rêvent d’insurrection et qui n’hésitent pas à diffuser de faux documents…». Le document présenté et qui selon la presse française avait déjà fait le tour de certains réseaux de gilets jaunes, ne serait donc qu’une tentative éhontée de mettre de l’huile sur le Feu ; alors même que le mouvement tendrait à s’émousser. Castaner appellerait donc à ne point se laisser abuser ; « L’information est le meilleur remède aux fake news. A user sans modération » conseillait-il.

Un courrier à ‘’l’Esprit Castaner’’

Cependant, il est à mettre à la décharge des ‘’faussaires’’ que le courrier, s’il a pu jeter autant de troubles, et emporter l’adhésion de  bon nombre de protestataires, c’est que selon les observateurs, il serait en adéquation de la ligne d’action du ministre Castaner , étant dans la crise ‘’gilet jaunes’’ spécialisé dans la ‘’prévention de probables dérives’’.

En outre , la loi citée, la loi N°2012-304 aurait renforcé les pouvoirs de l’administration déconcentrée que sont les préfets de département et de Police, en matière de saisie administrative. Ainsi toutes les armes, qu’elles soient libres, interdites, soumises à autorisation ou à déclaration, pouvaient être confisquées sur simple décision de l’administration au cas où le détenteur se signalerait « par un comportement laissant objectivement craindre une utilisation de l’arme ou du matériel dangereuse pour soi-même ou pour autrui. »

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